21 avril 2016

La ressemblance

Souvent on lui disait qu’elle ressemblait à quelqu’un de célèbre, mais avec 10 ans de moins. Et jamais on ne lui donnait  le nom de la personne en question. La semaine passée, un ami lui a fait la même réflexion. -          Tu sais que tu ressembles à quelqu’un de célèbre, mais en plus jeune. -          Qui ? Demanda-t-elle intéressée. -          Je ne sais pas si je dois te le dire. ... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:15 - - Commentaires [23] - Permalien [#]

17 avril 2016

Le protocole

Maud est une grande et belle femme d’un formalisme étonnant. La terminologie qu’elle utilise dans ses relations quotidiennes la fait ressembler à un agent du corps diplomatique ou à un médecin cancérologue. Elle affectionne particulièrement le mot « protocole ». Je l’imagine, dans sa camisole verbale, évoquer le protocole numéro un, deux ou trois au moment de « l’acte sexuel » avec Georges, son mari. Cela pourrait donner : -          Bon Georges, aujourd’hui... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
13 avril 2016

Les tampons

Quand ils se disputent – ce qui arrive au moins une fois par jour  -  ils s’insultent en silence, à coup de tampons rageurs imprimés sur des feuilles qu’ils s’échangent. Lorsque les répliques sont vraiment fleuries, on peut lire. -          Ennemi du genre humain ! -          Parasite ! -          Ringard ! -          Charogne ! ... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:15 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
11 avril 2016

Lundi noir

C’est un lundi noir qui fait suite à un dimanche noir, sans parler de la semaine précédente, elle-même d’une noirceur sans nom. Elle n’a plus  le choix qu’entre trois solutions : 1)      Se suicider en se jetant sous un train 2)      Se suicider en se jetant dans la Seine 3)      Se suicider en avalant trois boîtes de médicaments Que choisir ? Elle marche dans la ville, au hasard. L’air est frais, le ciel bleu pâle et les visages fermés. Ses... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
28 mars 2016

« De quoi n’êtes-vous pas conscient ? »

Ce matin, elle a trouvé Hortense effondrée  en train de sangloter devant la machine à café. Elle a attendu quelques instants avant de lui demander. -          Qu’est-ce qui ne va pas ? -          Tu vois, j’étais toujours dans la nostalgie d’un paradis perdu. -          Oui, et alors… -          Tu sais ce qu’il y a de pire que de perdre un... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
24 mars 2016

La leçon

Il y a quelques jours, lors d’une conversation à bâtons rompus avec des élèves qui étaient venus en cours bien qu’elle soit notée absente sur le tableau, elle avait eu droit à une leçon de « pédagogie » bienveillante de la part de l’un d’entre eux. « Vous savez Madame, quand vous nous mettez à la porte, faut le faire zen, sinon on se dit qu’on a encore gagné ! » Elle a chaleureusement remercié le psychologue en herbe en lui soulignant qu’elle tiendrait compte de ses conseils. La réponse de l’élève fut... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]

20 mars 2016

La scène

Elle ne connaissait jamais ses répliques, lui donnait toujours la douzième réplique au lieu de la deuxième, et la scène se terminait immanquablement au bout de deux minutes alors qu’elle devait en durer 10. Un jour, lassé de ce manque de professionnalisme – même chez un amateur – il explosa. -          Tu te rends compte ? Elle le regarda ahurie. -          Mais c’est pas dans la scène «  Tu te rends compte » ! ... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :
14 mars 2016

La phrase

« On voudrait nous faire croire qu’on fonctionne en ligne droite mais on est dans un vrai labyrinthe ». Nombreux étaient ceux qui l'ignoraient encore, somnolant dans la certitude de leurs préjugés lénifiants. Elle avait longtemps marché dans les ténèbres  mais  maintenant, à chaque oscillation de son corps, son trapèze aux cordes tressées de fils  d’Ariane conduisait son esprit vers la lumière.  Parfois, des "amis" bien-pensants lui riaient au nez : « Parce que toi, tu crois qu’on fait ce qu’on... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:15 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
11 février 2016

Les citations

« Très tôt dans ma vie, il a été trop tard »*.  Bonne pioche, elle note la citation. Le rayon littérature de la Fnac est un vaste champ d’investigation culturelle. Munie de son carnet de bord - telle une navigatrice au court cours  - elle note les citations de livres ouverts au hasard de ses rencontres. Une fois chez elle, elle  les classe   -  celles à comprendre, celles à apprendre et celles à laisser dormir dans le tiroir de sa table de chevet. Etranges comme les auteurs ont l’art de voir juste,... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
24 janvier 2016

« Ensaigner »

8 heures, il est affalé sur la table, sa capuche sur la tête. Le cours commence. Premier remarque. Je passe quelques photos sur Lisbonne, il est toujours affalé sur la table, sa capuche sur la tête. Deuxième remarque. Il daigne lever la tête et émettre un borborygme. Je lui redis le plus aimablement du monde d’enlever sa capuche – ce qu’il fait – et de regarder les documents visionnés car nous sommes en cours, non dans sa chambre à coucher où d’ailleurs il aurait avantageusement pu  rester. Il garde sa tête levée une minute et... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]