Presquevoix...

La sauveuse

« Bon, si je réfléchis bien, j’ai été plus souvent baisé dans ma vie que je n’ai pu baiser », avait-il dit en souriant après avoir fini de boire le troisième verre de vin qu’elle lui avait gentiment offert.

Elle, elle l’écoutait patiemment, adoptant – comme souvent – le rôle de  « Sauveuse ». Combien en avait-elle entendu de ces êtres errants sans jamais rien ne leur demander en retour, ou si peu ?

Celui-ci l’avait touchée, et s’était installé chez elle neuf mois durant. C’est à la fin du neuvième mois qu’elle avait compris que jamais il ne lui donnerait rien, si ce n’est la liste de ses attentes.

 « L’accouchement » s’était fait au forceps et, quand il était arrivé au monde – à 30 ans passés – il n’avait pas compris ce qu’elle lui reprochait.

-          Décidément, t’as aucune empathie ! T’es comme la précédente, aussi égoïste, avait-il conclut.

Elle n’avait rien répondu. Peut-on obliger quelqu’un à sortir de sa forteresse ?

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Où sont les pommes d'amour ?

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A défaut de pommes d'amour, "je" se repose sans chichis.

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Duo de janvier

Suite du Duo de janvier avec Caro - du blog les heuresdecoton -  qui a choisi une photo de  BySangui.

Après le texte de Caro, voici le mien.

 

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Le pacte

 

La première fois qu’elle avait vu Aphasie, c’était devant le miroir de l’entrée. Elle l’avait observée sans rien dire, regardant avec attention son visage  parsemé de taches sombres, comme le sien.  Pourquoi ? Aphasie avait-elle aussi tué son amant ?

 Après quelques secondes de silence, Marie lui a demandé.

-          Pourquoi ces taches noires sur ton visage ?

Aphasie n’a pas répondu tout de suite mais quand  elle a commencé à parler,  Marie s’est aperçu que les mots se bousculaient sur ses lèvres, l’obligeant à un étrange tissage.

Patiente, elle a attendu qu’Aphasie  déroule la longue étoffe de ses mots.  Son mari était mort, assassiné, elle n'avait pas vu l'assassin.  Etrangement, ce voyage au pays des mots, de la mort et du sang semblait la soulager, pourquoi ?

Une fois son histoire terminée, Aphasie a posé à Marie une seule et unique question : M’aimes-tu ?

Marie lui as dit.

-          Oui, et je m’étonne de t’aimer alors que je te connais à peine.

Aphasie a souri, puis elle a dessiné ses deux  mains  sur le miroir, mains où Marie a posé les siennes, émue.

C’est exactement de cette façon que leur histoire a commencé, et jamais elle ne s’est brisée.

 

 

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Duo de janvier

Duo de janvier avec Caro - du blog les heuresdecoton -  qui a choisi une photo de  BySangui.

Aujourd'hui, vous pouvez lire son texte. Le mien paraîtra dans deux jours.

 

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Ne coupez pas

Je la croise parfois. L’ombre.

Une ombre, présence fantôme, plus colorée et moins sombre qu’elle ne devrait, presque un sosie. Une imposture impossible à décrire puisqu’elle n’en est pas une. Un mirage. Quoique.

Ce reflet de moi que je retrouve dans un miroir, a la tangibilité de ce que l’on vit dans les rêves et qui nous secoue au réveil. Perçant l’inconscience des songes, la distance, le temps, un autre dépose un message que seules nos nuits semblent capables de décrypter.

Elle ? L’ombre. Je ne l’ai pas revue depuis un bon moment, ma vagabonde, ma mal peignée. Là je vais  sortir. Elle me saisit alors que j’attrape mon blouson. Je m’adosse au coffre à linge. Au lieu d’aller dégivrer la voiture, j’appelle le boulot, baragouine que je vais mal. Mon chef me dit que c’est pas grave, que vu le nombre d’heures sup que je collectionne, ce n’est pas vraiment un problème. Je le remercie. J’enfile ma parka, claque la porte et me dirige vers la Deûle. Les maisons et leurs briques rouges, bien alignées. Silhouettes étroites et rassurantes. J’y imagine sans peine des odeurs de café, ou de chicoré. Un peignoir qui traîne sur une chaise. Une tartine de beurre salée que l’on avale. Ou peut-être même un reste de soupe, des escaliers impraticables et le gris du ciel que les fenêtres n’arrivent pas à contenir et qui se pose sur tout, sur le buffet hérité de la grand-mère, sur le transistor, sur la télé qui bavarde en sourdine.

Je marche vers la citadelle Vauban quand mon smartphone vibre dans ma poche : message de Stéph. Trois mots et un smiley. Un truc léger parce qu’il ne veut pas me rappeler, me harceler dit-il en ravivant une proposition à laquelle je ne réponds toujours pas.

Je marche encore, je sens un léger tiraillement dans la hanche gauche. Je sens un tiraillement dans le cœur. Je revois mon double, mon ombre, mon autre dans le miroir, son regard grave, ses traits creusés. Je repense à cette phrase, lue ou apprise, je ne sais quand. « Allô allô, c’est moi […] Mais c’est un autre moi pareil et pas pareil ». Parfois alors que l’autre, un ami, un collègue, un numéro quelconque raccroche, elle se glisse dans le silence. Je crois percevoir son souffle, oh à peine une seconde. « Ne coupez pas ! »

Si je pouvais, si je voulais, cette ombre tapie en moi et silencieuse désordonnerait ma vie. « Elle comprendrait de travers mon adresse mon nom. Elle répèterait à l’envers toutes mes commissions. » Elle me montrerait d’autres chemins, d’autres possibles. Elle viendrait du passé, Elle embrouillerait les fils de l’avenir. Vous la verriez comme un pauvre être mais ne vous méprenez pas c’est moi et c’est un autre. Vous la diriez bête puisqu’elle n’est pas comme vous. « Bête comme un écho qui s’embrouille parmi le halo de ses mots qu’elle ne comprend qu’à demi. Bête comme une voix qui résonne résonne dans un désert tout froid ».

Bête comme moi vous diriez si vous me connaissiez vraiment. Alors je baisse les bras, je suis lâche puisque « parfois je vous crois ».

« Alors quand je me téléphone un autre me répond, il n’est là pour personne et me dit toujoursnon. Il raccroche et je sonne ». Ainsi je regrette l’autre et je regrette une part de moi. Je regrette de vous avoir écoutés, vous et ma lâcheté, vous comprenez ? Parce que d’elle, vous jugez ses cernes et la peine qu’elle trimballe. Et vous me jugez, moi. Et vous nous jugez toutes deux, puisque « elle est un autre moi pareil et pas pareil ».

 

Inspiré de la photo de BySangui et de ce poème de Claude Roy.

Ne coupez pas

 

Quand je me téléphone

un autre me répond

il n’est là pour personne

et me dit toujours non

 

Il comprend de travers

mon adresse mon nom

Il répète à l’envers

toutes mes commissions

 

Bête comme un écho

qui s’embrouille parmi

le halo de ses mots

ne comprend qu’à demi

 

Bête comme une voix

qui résonne résonne

dans un désert tout froid

Il raccroche et je sonne

 

Allô Allô c’est moi

Qui est à l’appareil

Mais c’est un autre moi

pareil et pas pareil

 

Un autre me répond

un autre ou bien personne.

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Désinhibition

Je me suis installée à une place isolée dans la salle de cinéma, prête à apprécier le film « En liberté », de Salvadori  dont on m’avait dit le plus grand bien. Juste avant que  les lumières ne s’éteignent, un couple arrive, sans doute le même âge que moi. Sauvée par ma sacoche et mon sac à dos – la salle est grande et le public peu nombreux – j’échappe à la présence d’une voisine immédiate.

Le film commence et, après cinq minutes, une scène me fait particulièrement rire. Deux minutes plus tard, même chose. A ce moment-là, ma voisine me dit, d’une voix agacée,  que je ris trop fort. Je lui réponds que la salle est si vaste qu’elle devrait s’asseoir très loin de moi pour ne plus m’entendre rire.

Soudain, j’entends son compagnon éclater de rire et là, désinhibition oblige – une conséquence de mon traumatisme crânien du 25 mai – je ne peux m’empêcher de signaler à ma voisine qu’elle devrait aussi dire à son compagnon d’arrêter de rire, ne la dérange-t-il pas ?

Sa réplique est immédiate.

-          Mais vous êtes complètement folle !

Ce à quoi je réponds aussitôt.

-          Je suis peut-être folle, mais vous, vous avez un sérieux grain, sachez-le.

Son compagnon lui demande de se taire et, après avoir répété que j’étais folle – ce que je ne nie pas -  elle fait silence.

Pas une seule fois elle n’a ri pendant tout le film. Quant à moi, j’ai poursuivi ma route du rire avec grand plaisir, sans plus penser à elle.

A la fin du film, quand les lumières se sont allumées, je leur ai tourné le dos afin de ne pas les voir. Qui sait ce qui aurait pu arriver ?

J’avoue qu’avant mon traumatisme, jamais je n’aurais réagi ainsi, mais – depuis ma chute -  je ne supporte plus les gens qui imposent leur volonté aux autres, avec pour seule raison, leur désir personnel.

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Dépaysement

La citation qui va suivre est extraite du livre de Anne Dufourmantelle  « En cas d’amour – psychopathologie de la vie amoureuse »

Psychanalyste et philosophe, A. D. dessine dans cet essai, et ce de main de maître, la carte du cœur blessé.

"Dépaysements

(…) Et s’il fallait être très loin pour se risquer au plus près de soi ? Nous sommes des êtres fragmentés, un feuilletage qu’une unité fragile et toujours renouvelée voudrait résumer en disant « je ». Mais ce « je », comment saura-t-il qui le compose, ce qu’il aime, ce qu’il désire, s’il ne se risque pas hors de lui-même pour, enfin, après revenir à soi ? Le dépaysement est l’image de ce trajet peut-être essentiel qui voudrait qu’on se perde pour se trouver.(…)"

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Le Christ

Après le texte de Mado, voici le mien, écrit à partir de la même photo, prise par Mado en été 2018 , dans un village gascon. 

 

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Le Christ

 

En voyant sa position, j’ai tout de suite compris pourquoi il était arrivé en retard à notre rendez-vous : cet idiot se prenait pour le Christ. Sans doute parce qu’il s’appelait Christian, allez savoir ?

 D’abord, j’ai essayé de lui dire qu’une telle tenue me paraissait déplacée, mais il ne m’a pas écoutée. J’ai aussitôt ajouté  que garder les bras en croix, dans cette étrange position, ne pouvait en aucune façon le mettre sur le droit chemin. C’est à ce moment exact qu’il m’a signalé qu’il avait une mission.

-          Te prendrais-tu pour le messie ? Ai-je demandé.

Il n’a jamais voulu répondre à ma question et c’est pour cette raison que je l’ai quitté.

Certes, mon attitude vous semblera rigide, mais peut-on passer sa vie avec un homme qui se prend pour le sauveur de l’humanité ?

Pour être sincère, je dois vous avouer que je n’attendais pour compagnon qu’un être « normal »,tout simplement, non un être qui prenait sa mère pour la vierge Marie.

A l’époque – et aujourd’hui il en est de même - je n’attendais ni rédemption ni résurrection.  Je préférais marcher seule sur le chemin avec comme unique volonté celle de me connaître moi-même. N’est-ce d’ailleurs pas une folie que de vouloir conduire les autres sur un seul chemin, le sien ?

Je dois dire qu’une semaine après cette rencontre étrange, Christian m’avait envoyé un extrait de l’évangile dans une enveloppe de la couleur du ciel.

Je ne me souviens que d’une phrase pour l’avoir  notée dans mon agenda :

«Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Quand j’ai revu Christian par hasard, vingt ans plus tard, je n’ai pu m’empêcher d’être triste. Il faisait la manche devant un distributeur automatique dans une tenue non plus christique mais d’une saleté repoussante.  Son chemin avait dû le conduire dans les ténèbres, car ses rides lui donnaient le visage d’un homme de soixante-dix ans alors qu’il n’en avait que cinquante.

J’ai cherché un billet de vingt euros que j’ai placé dans sa sébile et je l’ai salué. Il ne m’a semble-t-il pas reconnue.  Merci ma sœur, m’a-t-il dit, Dieu vous le rendra un jour, le seigneur est juste et bon.

 Je n’ai pas osé lui dire qu’un jour, il avait été mon amant, et je n’ai pas non plus osé lui dire qu’il n’était pas le Christ…

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Sur quel pied danser...

Mado – dont vous ne pouvez pas voir le blog car il n'existe pas  -  fera de temps en temps trois petits pas sur Presquevoix ; parfois seule, ou en duo avec moi. Cette fois, il s’agit d’un duo où nous nous sommes inspirées de l''une de ses photos  prise en été 2018, dans un village gascon. 

Aujourd’hui, vous pouvez lire son texte. Le mien sera publié dans deux jours.

 

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Sur quel pied danser...

 

Dans son journal, Nijinski appelait de tous ses vœux  un « dieu qui danse ». Il était mort trop précocement pour savoir  qu’un jour il serait exaucé, enfin presque. Bien lui en fut fait en somme, car  une âme si éprise d’absolu eût certainement  été un peu déçue.

Quelques décennies plus tard, Alexandre le fut aussi. Ce soir-là, comme d’ordinaire, il s’était bien torché au bal du village et  levant haut la jambe  il avait, devant son public depuis longtemps acquis,  paraphrasé le génie bondissant. Bien à son insu, le pauvre !  Lui qui avait seulement retenu de ses quelques années de  Primaire trois compagnons  de beuverie !  A l’extinction des feux, le trio ne s’était pas senti  d’aller plus loin que les cyprès du cimetière pour cuver sa piquette. De concert ils s’étaient soulagés d’urgence sur le muret d’enceinte, et c’est là qu’ils étaient tombés nez à nez avec lui, qui se déhanchait  sur sa croix de pierre. Ils n’en croyaient pas leurs yeux :

(Note : l’échange  ci-dessous se lit avec l’accent)

-          Putain  (on le sait, le Gascon est  un précurseur linguistique) ! Putain ! Hé bé, lui aussi a pété un boulon ! Et pas si brave le père pour s’y frotter, qu’il  en a envoyé le fils !

-          Moi, j’ai toujours pensé que c’était un déséquilibré ce type, renchérit Antoine.

-          En tous cas, con, sa rockégraphie ne vaut pas un clou ! conclut Arthur en connaisseur. 

Seul  Antonin s’était tu. Ses yeux vaguaient par les coteaux  baignés de lune, caressant  cette Terre  qu’alentour  il trouvait si jolie.

-          Si tu veux y rester plus longtemps, parvint-il à  philosopher à part soi, il faudrait peut-être que tu arrêtes la rouquine… 

Et s’adressant en silence au danseur qui ne cessait de dodiner et lui donnait  le tournis, il en  fit serment au père si puissant : dès demain, il freinerait la rouilleuse...

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Le rayon surgelé

On était au rayon surgelé du supermarché et elle m’avait demandé où je partais pendant mes vacances de février ; je lui avais répondu simplement.

-          En Angleterre.

C’est à ce moment-là qu’elle m’a servi sa diatribe sur l’Angleterre et les Anglais.

-          Comment ? Me dis pas que tu vas filer du fric à ces égoïstes qui  se retranchent dans leur Brexit et qui  sont même pas capables d’aligner deux mots en français ! Ya pas pire qu’un anglais ! Enfin si, deux anglais !

Et en plus, elle se trouvait drôle. Je savais que, deux ans plus tôt, elle s’était séparée de son mari qui était anglais. J’imagine qu’elle lui en voulait encore et que l’Angleterre servait à épancher sa poche d’humeur maritale. J’ai voulu passer au rayon « produits frais », mais elle  a bloqué mon chariot de son corps et a rajouté.

-          Et tu sais qu’en plus ils baisent mal les Anglais ?

J’ai rétorqué, gênée.

-          Mais, mais … j’y vais pour faire du tourisme !

-          Je me doute, a-t-elle répliqué, mais si l’envie te prenait, je te les déconseille vivement.

A ce moment-là, j’ai empoigné fermement mon chariot  et j’ai commencé à faire mine de partir, mais elle n’avait pas fini.

-          Tu sais que j’ai été mariée à un Anglais ?

-          Oui, bien sûr, puisque vous étiez venus manger à la maison tous les deux.

-          C’est pour ça que je peux en parler en connaissance de cause ! Il n’y a pas de peuple plus autiste et plus coincé que les Anglais. Et puis leurs hôtels ! Leurs hôtels c’est de la merde, sans parler de leurs transports en commun !

La situation devenait on ne peut plus embarrassante ; elle parlait de plus en plus fort en faisant de grands moulinets avec ses bras. J’ai soudain trouvé une porte de sortie.

-          Tu sais que je vais me remarier ?

-          Non, je l’ignorais. Et avec qui ?

-          Avec un anglais !

J’ai vu son corps se ratatiner et son visage se décomposer ; j’en ai profité pour battre en retraite !

 

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Les pingouins

20181220_142316Elle lui avait raconté son repas du nouvel an avec des pingouins. « Pas si  facile que ça au départ », avait-elle ajouté.

- Ne me dis pas que tu as passé ton réveillon avec des pingouins ? A  immédiatement répliqué son amie. Décidément, tu es folle. Vraiment n’importe quoi !

Elle l'a immédiatement rassuré en lui disant qu'on pouvait être pingouin et avoir bon goût.

- Par exemple ? Insista son amie

- Eh bien ils sont tous tombés amoureux de moi.

- Tu ne crois pas que tu vas un peu loin ?

- Pas du tout, à quarante ans, on se satisfait de ce qu’on trouve !

Ce qu'elle avait évité de dire à son amie, c'est que les pingouins en question avait fait le repas et que, pendant toute la soirée, il lui avait joué une musique merveilleuse. Sans parler des cadeaux qu’ils lui avaient  donnés et du reste...

Mais peut-on  dire toute la vérité rien que la vérité  sur les pingouins à une personne si bornée ?

 

PS : photo prise à Rouen, non loin du musée des Beaux-Arts

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