31 janvier 2010

L’auto-stoppeur

Le type s’était arrêté à trois mètres de lui. Un coupé rouge, rutilant, avec des peaux de zèbres à l’avant et  l’arrière.- Je vais à Avignon, lui fit-il en arborant son plus beau sourire dégoulinant de pluie.- Moi aussi, montez !Génial, il allait pouvoir se la couler douce pendant quatre heures. Finis le froid et la flotte. Après avoir mis son sac à dos à l’arrière, il s’installa confortablement sur le siège avant et le type démarra. Pas de bruit de moteur. L’impression, à 140 à l’heure, d’être à 90, une voiture extra. Après un... [Lire la suite]
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30 janvier 2010

Illusion

Voilà une débutante, juste une promesse. Un silence à dos nu sur un sentier d’été, un mensonge de bonheur. PS : photo de C.V. prise à Coimbra en juillet 2007
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29 janvier 2010

Les excès de vitesse

C’est la troisième fois en un mois que j’ai une amende. Je crois que j’ai la poisse. Je respecte les limitations de vitesse, mais jamais assez. La dernière fois je roulais à 53 au lieu de 50 ! Les vicieux. Il faut être pervers pour être flic, j’espère que mon fils ne voudra jamais entrer dans la police. Quand mon mari a découvert le pot au rose en ouvrant l’enveloppe fatidique,  il a failli s’étouffer :- Un comble, c’est moi qui prends le vélo et c’est moi qui ai les points en moins sur mon permis !Pas de chance, on lui avait... [Lire la suite]
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28 janvier 2010

Le jogging

Mercredi dernier, comme tous les mercredis je suis partie courir en forêt. C’est une toute petite forêt aménagée où les étudiants font leur jogging. J’y suis allée plus tard que d’habitude, il devait être 16 heures, et la lumière commençait à décliner. J’ai garé la voiture non loin de la cité universitaire et j’ai commencé mon parcours en trottinant. Je ne vais jamais très vite, l’âge je crois. Au bout de dix minutes de foulées poussives, je me suis retrouvée au cœur du petit bois et c’est à ce moment là que j’ai entendu un bruit... [Lire la suite]
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27 janvier 2010

Le bavard

C’était un bavard compulsif. Un jour, alors qu’il m’entretenait de problèmes futiles, comme à son habitude, la communication a coupé. J’ai bien essayé de le rappeler, en vain ; il continuait à parler sans moi… J’ai fait une deuxième tentative, occupé ; une troisième, toujours occupé. C’est lui qui a fini par me rappeler. Il faut dire qu’au bout de 15 minutes il m’avait posé une question et s’était étonné de ne pas avoir de réponse !
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26 janvier 2010

Le double de la moitié

Chacun cherche l’autrePorte-bonheur du leurre PS : photo de C.V. prise à Venise en Avril  2005
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25 janvier 2010

Interdit de mourir

Sur le blog je-double,  un texte de gballand, illustré par un photomontage de Patrick Cassagnes « Quand elle avait lu l’écriteau – "interdit de mourir" -  à l’entrée du chantier, elle s’était demandée qui avait bien pu placer ça là… » Pour lire la suite, c’est ici !
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24 janvier 2010

Comment chanter juste ?

Il avait toujours chanté faux, d’ailleurs combien de notes avait-il au juste à l’arc de sa voix ? Ne reproduisait-il pas toujours le même son du début à la fin d’une chanson ? C’était sa plus grande souffrance, son drame. Le jour où il  rencontra Cécile, dans un cours de théâtre amateur, et où elle lui demanda de chanter avec lui une malheureuse petite ritournelle que le premier imbécile venu aurait pu chanter, il inventa une excuse stupide et partit à toutes jambes ; pourtant Cécile lui plaisait comme aucune femme ne lui... [Lire la suite]
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23 janvier 2010

Le doigt dans le bol de thé

Après avoir sorti le bol du four à micro ondes, elle avait trempé son doigt dans l’eau pour voir si elle était assez chaude, elle avait mis le sachet de thé dans le bol - comme si de rien n’était - puis elle lui avait posé le bol devant lui. Ecœuré, il s’était obligé à boire le breuvage, comme si de rien n’était. Il faisait souvent comme si de rien n’était. Elle aussi. Elle eut une gastro-entérite, lui aussi. Il mit trois semaines à se rétablir, elle mit une semaine. Il pensa que décidément sa mère ne le laisserait jamais en paix.
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22 janvier 2010

Le tiroir de la table de nuit

Le jour où elle décida de changer sa table de nuit, il lui fallut faire le vide. On ne se débarrasse jamais à la légère de 20 ans d’entassement. Elle fit le tri et faillit se perdre ; il est toujours douloureux de gratter les fonds de tiroir. Une fois le tri achevé, elle revint à la lettre et aux deux articles jaunis qu’elle avait laissés de côté. Le papier à lettre était couvert d’une écriture illisible, elle lut juste l’en-tête :Rouen, le 3 février 1995A toi, et la signature :« Martin » Martin qui ? Se demanda-t-elle. Quant... [Lire la suite]
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