Il vivait dans un monde englouti, naufragé volontaire d’un bateau qui avait perdu son équipage. Devait-il survivre ? Et s’il survivait, quel morceau jouerait-il en solo ? Il l’ignorait.

I WISH YOU WERE HERE *, n’arrêtait il pas de fredonner, mais l’entendait-elle, celle qui l’avait épuisé ? Cette femme dont l’esprit  hésitait entre je, je et moi-même. L’autre chez elle n’existait pas car elle n’avait jamais vu qu’elle, dans ce miroir où elle se regardait jour et nuit.

Quant à lui, être au jeune corps usé,  il poursuivait son chemin sur la mer, un chemin que nul ne comprenait, pas même lui. Peut-être qu’un jour – par peur d’être dévoré -  il  accepterait la solitude, celle qui vous fait découvrir le côté obscur de la lune, vous étreint, puis rit de vous voir pleurer, ému de cette rencontre…

 

*J’aimerais que tu sois là