Quand elle fut assise sur son strapontin, elle remarqua que devant elle, le type était chauve. Il avait un crâne parfait : blanc, lisse et  lustré à souhait. Elle faillit le toucher, l’air de rien, mais il se retourna juste au moment où elle s’apprêtait à  y poser un doigt. Le regard noir qu’il lui lança,  la découragea. Dommage, son crâne était si beau. Alors elle se plongea dans la lecture du programme qui annonçait le thème de la composition de cette compagnie de danse : « des héros ordinaires ».

Pendant une heure, elle subit les gesticulations pathétiques de ces héros ordinaires qui ne provoquèrent chez elles aucune émotion, alors que si elle avait touché ce crâne…