Pourquoi tu n’écris pas - lui avait-elle demandé – ça te ferait passer le temps et tu serais certainement moins morose.  Bon, évidemment, le risque ce serait que tu rendes aussi les autres moroses, voire, déprimés, mais on n’est pas obligé de te lire, hein ? Surtout si tu écris sur un carnet. Tu te liras toi-même. C’est déjà bien. Ecrire, c’est simple, même sans imagination. Tiens, par exemple, toi qui as peur de donner ton sang, écris sur le sang. Tu trouves une expression ou une citation avec le mot « sang » et top départ. Tiens, en voici deux par exemple :

Citation : « Quand on tue de grands rêves, il coule beaucoup de sang « Milan kundera

Expression :  glacer le sang

Tu préfères quoi ? La première ? Ah, c’est étonnant, je croyais que tu allais choisir la deuxième, mais tu as raison, je ne suis pas à l’intérieur de toi, hein, même si toi, parfois, tu crois que tu devines le fond de mes pensées. Tu dis que mes pensées n’ont pas de fond ? Tu es vraiment très drôle. Ta pseudo connaissance de l’intérieur de mon être me glace le sang. Eh oui, je reprends l’expression que je t’avais proposée. Ça m’aide à exprimer mes idées puisque j’en ai si peu. Et j’ajouterais même que mes grands rêves, avec toi, je les ai un peu tués et c’est pour ça que je préfère écrire. Tu ajoutes que je ne suis pas publiée ? Et alors ? sache que ma mémoire et mes mots sont des outils enrichissants, alors ne pas être publiée, mais je m’en fiche complètement. D’ailleurs, si tu veux, je te lirai moi, alors que toi, je suis sûre que tu ne m’as jamais lue. Ce que j’écris t’emmerde un peu ? Bon, merci c’est sympa de me le dire. Eh bien sache que moi je te lirai même si ce que tu écris m’emmerde, mais à une seule condition : que tu écrives court, très court !

 

PS : prochain texte, mardi.