20180417_122053Elle sévissait dans les parcs et s’emparait de pétales de fleurs pour confectionner ses précieux parfums mais parfois, quand ses sens s’enflammaient, elle volait des enfants. Depuis l’ère des portables, l’opération était d'une simplicité enfantine ; nombre de parents préféraient consulter leur précieux téléphone plutôt que de surveiller la chair de leur chair.

Son flacon de parfum  à la main, elle s’approchait de l’enfant convoité, lui faisait respirer des fragrances étranges, l’enfant s’évanouissait et elle l’emmenait loin, très loin, dans un pays que personne ne connaissait et qu’elle avait appelé « le pays des enfants abandonnés ».

Quand elle entendait les parents pousser leurs cris épouvantés après la disparition de l’enfant, elle ne pouvait s'empêcher de rire aux éclats. Qu'espéraient-ils ces parents indignes ?

Souvent, elle faisait un ou deux vols planés au-dessus du parc afin que les parents les voient, elle et l’enfant qu'elle traînait dans son sillage, mais jamais ils ne levaient les yeux, enfermés en eux-mêmes…

 

PS : photo prise dans le parc du lycée.