Cambriolage
Une fatigue immense, c’était l’état dans lequel il était après avoir volé, avec ses trois amis, les bijoux du Louvre.
Malgré l’épuisement qui était le sien, quel bonheur ce cambriolage ! Ils s’étaient fait connaître non seulement en France, mais dans le monde entier. Un statut en or, mieux que ces influenceurs de pacotille qui s’obligeaient à vivre 24 heures sur 24 sur les réseaux sociaux. Oui, il était sûr qu’ils auraient bonne presse auprès des citoyens du monde entier. Devenir les Arsène Lupin mondiaux du XXIème siècle, un honneur !
Il était épuisé, certes, mais comme il s’était marré en lisant sur internet les interventions de ces faux culs d’hommes politiques. L’un avait osé dire, de sa voix de mauvais acteur : « C’est la France qu’on a volée ! ». L’imbécile avait oublié que lui, la France il l’avait volée à plusieurs reprises à travers d’habiles corruptions. Sans parler de la ministre de la culture, visée par une enquête pour non-déclaration de bijoux. Mais elle, il ne lui en voulait pas, car c’est bien grâce à ses coupes budgétaires et à celles de ses prédécesseurs qu’ils avaient pu aussi facilement faire main basse sur les bijoux du Louvre. Quant au président, lui, il avait parlé d’ « une atteinte à un patrimoine que nous chérissons car il est notre Histoire ». Pauvre type, est-ce qu’il se rendait compte que 85 % de la population française le détestait ? Oubliait-il que celui qui conduisait le patrimoine Français au bord du gouffre c’était lui, pas eux, les gentlemen cambrioleurs !
Maintenant, il fallait absolument qu’ils se reposent, surtout lui, la tête pensante, sinon il ne pourrait pas trouver une réponse à la question suivante : que faire des bijoux du Louvre ?
PS : photo prêtée par Mado.
PS1 : prochain texte, mardi.
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