Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Presquevoix...

Archives
11 mars 2026

Conflits

 

En sortant de chez elle, Marion a rencontré son voisin retraité qui prenait son courrier dans sa boîte aux lettres.

  • De bonnes nouvelles Monsieur Girard ? lui a-t-elle demandé.
  • Non, que de la pub. Je vais mettre tout ça à la poubelle et après, je descends à la cave.
  • Vous faites des travaux ?
  • Non, mais à la cave c’est là où je serai le plus en sécurité si les drones américains ou iraniens arrivent.
  • Les temps sont durs, c’est vrai, Mais bon, aujourd’hui il fait beau et il vaut mieux jardiner. Quant aux drones, c’est pas pour demain.

Et, après ces « bonnes » paroles,  elle est partie tout de suite afin d’éviter que l’angoisse ne monte d’un cran.

Le soir, à la fin du repas, une fois les enfants au lit, Marion a demandé à son mari.

  • Et toi, tu en penses quoi de cette escalade guerrière entre Trump, Netanyahou et l’Iran ?
  • Je crois que le pire est à venir mais de toute façon, qu’est-ce qu’on peut faire, hein ?
  • Descendre à la cave, comme le voisin ?
  • Tu sais bien que le voisin est un peu cinglé. Allez, on s’informe et on avise ensuite.

Cette nuit-là, elle a fait un rêve étrange. Elle était dans un sous-marin avec Trump qui voulait la violer et elle lui disait.

  • Pauvre vieux sénile à neurone unique, je vais te tuer et tout ira mieux pour tout le monde !

Et elle s’est réveillée au moment où elle lui tirait une balle dans la tête.

Ce jour-là, Marion est partie au travail de très mauvaise humeur et, quand elle est arrivée au bureau, sa collègue, après un bonjour presque forcé, lui a dit.

Avant-hier tu n’as pas terminé ton dossier et le Directeur est de mauvaise humeur.

Marion s’est surprise à lui répliquer.

  • Eh bien moi aussi je suis de mauvaise humeur. D’ailleurs, je l’emmerde le Directeur, toi aussi je t’emmerde et pareil pour Trump. Je vous emmerde tous.

Sa collègue n’a rien répondu, mais dès midi, le bruit courait dans les couloirs que Marion était au bord du burn out.

 

PS : prochain texte, vendredi.

9 mars 2026

La plainte

 

Il avait battu sa femme qui, pour la première fois, avait déposé plainte. Trois jours plus tard, interrogé par un policier, cet homme nommé Jordan a dit.

  • C’était des mesures préemptives. Si Trump a le droit de le faire en Iran à cause d’une attaque imminente, moi aussi j’ai le droit de le faire dans ma vie, non ? Moi aussi j’étais sous le coup d’une attaque imminente : ma femme avait acheté un grand couteau de cuisine et j’ai eu peur qu’elle me tue.
  • Votre femme dit que c’était un couteau pour couper la viande, a répliqué le policier.
  • C’est ce qu’elle dit, mais elle en avait déjà un.
  • Alors, elle ne peut pas avoir deux couteaux pour couper la viande ?
  • Vous verrez quand ça vous arrivera à vous ! Les femmes ont toujours raison, c’est ça maintenant la logique dans la police ? Il ne faudra pas s’étonner si on vote Rassemblement Nationale aux prochaines élections présidentielles, je vous le dis, moi.

 Le policier s’est tu puis a ajouté.

- Toute violence physique est bannie monsieur. Si jamais vous battez votre femme une deuxième fois ce sera plus grave, sachez-le.

Quant à Jordan, il est sorti du poste de police la tête haute en se disant que la police filait un mauvais coton.

 

PS : prochain texte, mercredi. 

6 mars 2026

L’horrible rêve du président Trompe

 

Le Président Trompe vivait dans un « grand » pays lointain et, sa grande maison blanche s' appelait aussi la Maison Pure. Elle était située dans la capitale de Vachiton. Là vivaient aussi ses conseillers qui ne le conseillaient plus et sa femme qui ne lui parlait plus.

Le Président Trompe s’était créé un monde de toutes pièces qu’il appelait « Vérité » et avec lequel il communiquait sur les réseaux sociaux. Bien sûr, il avait un sosie, Trompe 2, qui le remplaçait lors de ses sorties  car il avait peur d’être tué par un ou des terroristes.

Sous le joug de sa « fureur ethnique », il conduisait le monde à la mort, fier de posséder une force militaire qu’il croyait « magnifique ». Il s’était par ailleurs octroyé le prix Nobel de la Guerre et de la Paix, un prix en deux qu’il avait créé, bien sûr, de toutes pièces, car il s’était élu lui-même Président du Ministère de la Justice sur terre.

Il dormait peu, en général deux heures par nuit, et ponctuait ses insomnies de westerns ou de vidéos pornos du grand réalisateur Estine. Un des rares soirs où le Président Trompe réussit à dormir cinq heures de suite, il fit un rêve qui le perturba profondément.

Le voici :

Le président avait reçu du ciel une lettre de Dieu qui lui disait : Suicide-toi, tu as sept jours devant toi pour le faire, c’est la seule et unique façon pour toi d’aller au Paradis. Un dicton que tu connais bien, mon fils, dit : « Sous le joug de l’impuissance, l’homme pensant sublime ; quant à l’homme ignorant, lui, il déclare la guerre". C’est ce que tu as faitTon désir de pouvoir, ton impuissance et ton ignorance te rendent fou et anéantiront le monde. Brûler, saccager, tuer pour quoi ? As-tu oublié les ratés de tes prédécesseurs au Vietnam, en Afghanistan, en Irak ? Est-ce l’Intelligence Artificielle qui te rend si sot ? 

Le Président Trompe lut cette lettre sept fois de suite. Éprouvè par cette lecture, il fit venir chez lui le plus grand pasteur évangélique de son pays à qui il demanda.

  • Que penses-tu de ce message de Dieu ?
  • Dieu a dit, Dieu fera, répondit le pasteur calmement. Tu dois mourir.

Trompe pleura toutes les larmes de son corps et c’est ainsi qu’il se réveilla, seul dans son lit, car il y avait bien longtemps que sa femme avait quitté le « king size » marital afin de ne plus entendre les ronflements et les vociférations nocturnes de son vieil époux impuissant.

Sous le choc, le Président Trompe appela son allié Nietaniou et il lui dit.

  • Que penses-tu de mon rêve et de cette lettre de Dieu ?
  • Je ne suis plus en contact avec Dieu depuis bien longtemps, répondit celui-ci avant de raccrocher.

Il appela alors son vice-président qui vint immédiatement dans sa chambre. Il lui demanda.

  • Que penses-tu de cette lettre de Dieu ?
  • Rien, je ne pense plus depuis bien longtemps.
  • Pourtant, tu es payé pour ça, imbécile.

Le Président Trompe sortit alors un revolver du tiroir de sa table de nuit et il   tua son vice-président. Celui-ci s’effondra immédiatement et, deux minutes plus tard, ce fut le tour du Président.

C’est à ce moment exact que Dieu rit aux éclats. Il y avait bien longtemps que le rire l’avait quitté. Mais voir ce triste mortel qui se prenait pour Dieu, mort après une crise cardiaque, c’était cocasse : Ce pauvre imbécile ira directement en enfer, énonça Dieu.

 

  • « Crise cardiaque simultanée du Président Trompe et du Vice-Président », informa la Maison Pure après l’intervention du médecin du Président.  Cette information fut transmise ensuite par la Cheffe de Cabinet et elle fit le tour du monde.

Dieu pensa que cette fois-ci, peut-être, le monde allait échapper à sa mort imminente. Il se dit néanmoins que ce serait la dernière fois qu’il interviendrait. Il en avait marre de ses imbéciles, sur terre, qui se prenaient pour Dieu.

 

 P S :  prochain texte, lundi.

4 mars 2026

L’enfant

L’enfant

 

La mère avait dit.

  • Il tient ses certitudes pour des paroles d’Évangile et les paroles d’Évangile pour des incertitudes.

Et le père, Victor, avait répondu.

  • En ce qui concerne les paroles d’Évangile, je  lui donnerais pas tort, mais ses conneries de certitude, à l’âge qui est le sien !

Il faut dire que l’enfant qui avait pour prénom Emmanuel n’était plus adolescent. Il avait 25 ans, avait arrêté le lycée à 16 ans et vivait toujours chez ses parents. 

Le père, énervé, disait parfois

  • Je me demande si bientôt, il va pas entrer dans un groupe d’extrême droite. Quand je pense que tu as voulu l’appeler Emmanuel ! C’est pas Dieu qui est avec nous, c’est la paresse et la connerie !
  • Tu exagères toujours, répliquait la mère.

Quant au père il ressentait profondément que son fils filait un très mauvais coton et qu’il fallait agir.

Au café de la gare, Victor allait se rasséréner tous les matins avec un calva. Et là, la question habituelle l'accueillait au comptoir. Georges  disait.

  • Alors, quoi de neuf ?
  • Que du vieux, , que du vieux mon vieux !

Sauf le jour où  après cet habituel « Quoi de neuf » de George, Victor avait dit.

  • Aujourd’hui j’ai tué mon fils, et maintenant, ça va mieux !

 

PS : prochain texte, vendredi.

 

 

1 mars 2026

L’enterrement de Jean Flambard

 

Ils étaient nombreux à l’enterrement de Monsieur Flambard. La famille – trois personnes – des collègues de travail – nombreux - et quelques amis. Le discours fut fait par sa sœur, que personne ne connaissait. Une femme d’une cinquantaine d’années, toute de noir vêtu dont le discours a sidéré l’assemblée. Le voici :

« Mon frère, possédait le même nom de famille que moi, sa sœur jumelle. La plupart des gens ici présents ne me connaissent pas, et vous comprendrez pourquoi. Notre nom de famille nous a marqués dès l’école primaire. Que de plaisanteries ont fusé sur nous, et il fallait toujours donner le change, faire face au vide sous la longue cape colorée des apparences, jour après jour. Mon frère a choisi d’être un gai luron, un peu vaniteux, parfois, mais il savait séduire. Moi j’ai fait l’inverse, j’ai choisi le noir ou la neutralité.

Vous qui l’avez connu, savez combien il aimait être apprécié, la gaité était sa seconde nature. Alors pourquoi mourir si jeune, à 50 ans ? Je pense qu’il ne m’en voudra pas si je dis qu’il est mort au bon moment. Pourquoi au bon moment, me direz-vous ? Eh bien parce que cet athlète de la foi – vous savez tous que Jean était un catholique pratiquant – avait décidé de ne plus croire. Comment ne plus croire en Dieu quand on s’appelle Flambard ? Comment se retrouver face au vide incommensurable ? Une seule solution lui était proposée. Disparaître. Alors il l’a fait de façon élégante – sans flamber cette fois - en choisissant parmi la liste des apparences qui lui était proposées celle d’une petite maladie insignifiante, disait-il, mais qui le minait de l’intérieur petit à petit et laissait difficilement place à sa gaité feinte habituelle.

 Il parait que flambard est le nom que l’on donne à de grands bateaux de pêche en usage autrefois sur les côtes normandes. Alors, puisse mon frère naviguer en paix vers l’éternel en lequel il ne croyait plus mais qui pourtant…

Oui, mon frère est parti sans faire le fanfaron. Il me manquera, comme il vous manquera sans doute, non comme le fanfaron que tout le monde connaissait, mais comme le frère qui était ma face lumineuse, alors que j’étais sa face sombre. Nous avions dès notre naissance appris à vivre ensemble, sans pourtant vivre ensemble à l’âge adulte, mais chacun avait une place si importante pour l’autre que nous ne nous sommes jamais mariés avec quiconque.

Jean Flambard est parti, et moi Lucie Flambard, sa part sombre, je suis toujours vivante, sans doute parce qu’il est plus facile de vivre dans l’obscurité que dans la lumière.

Je t’aimais Jean et nous nous retrouverons sous peu, pour parler de notre vie de Flambard, mais aussi de ceux que nous avons quittés. Amen. »

 

PS : prochain texte, mercredi.

27 février 2026

Mère et belle-mère

 

A chaque fois qu’ils se disputaient son mari sortait la réponse type habituelle : « De toute façon tu es comme ta mère. »

Cette fois-là, avec calme – elle suivait un traitement qui lui permettait de diminuer ses états d’énervement – elle lui répondit.

  • Ah oui, en quoi je lui ressemble ?
  • Comment ça en quoi ?
  • Quelle est la particularité de mon caractère qui me fait ressembler à ma mère ?

Il attendit un instant et répliqua.

  • Tu grimpes au rideau, comme elle.

Elle l’observa un instant, son visage pâle, sa façon particulière de tout contrôler en permanence, sa difficulté à laisser connaître ses affects et elle lui dit.

  • 12 ans que je grimpe au rideau, donc ?
  • Tu vois, tu essaies aussi de me faire grimper au rideau, je te connais.

D’une voix lente et en articulant, elle lui dit

  • Oui, je sais, toi tu es calme, pausé, raisonnable, et moi je suis une hystérique.
  • Je n’ai pas dit hystérique.
  • Non, mais tu le penses profondément.
  • Tu te trompes.
  • Parfait. Je vais me coucher. Au fait, avant de me rendre dans mes appartements. Je vais te dire que toi aussi, tu es comme la tienne, de mère, et je te laisse la nuit pour deviner en quoi. Au revoir mon chéri. Bonne nuit.

Elle se coucha  à 22 h 30 - lui la rejoignit à 23 h - et, après avoir lu quelque page du « livre de l’intranquillité »,  sa nuit fut merveilleuse, au contraire de celle de son mari qui fut désastreuse. 

Bien sûr, le lendemain, elle souligna à de multiples reprises sa nuit de rêve et ajouta qu’en raison de sa fatigue à lui, elle accompagnerait leur fils à l’école. Il la remercia. C’est à ce moment qu’elle lui dit.

  • Au fait, pour ta mère, tu as trouvé ?
  • Trouvé quoi ?
  • En quoi tu lui ressemblais ?
  • Non, rien ne m’est venu.
  • C’est sans doute pour ça que tu as passé une mauvaise nuit.

Et elle sortit de la chambre en disant à son fils de se dépêcher sinon il allait arriver en retard à l’école, puis elle ajouta.

  • Ton père est fatigué parce qu’il a pensé toute la nuit ; alors c’est moi qui t’accompagne.

Perfide, pensa-t-il, perfide, elle m’aura à l’usure.

 

PS : prochain texte, dimanche.

 

25 février 2026

Le Christ en classe de troisième ?

 

 

Désespéré par le manque de travail de ses élèves de troisième, ce professeur de mathématiques avait décidé de faire intervenir, à ses frais, un intermittent du spectacle dans sa salle de classe. Les consignes qu’il lui avait données étaient claires.

-    Vous serez le Christ. J’imagine que vous avez un déguisement qui pourrait convenir ? Pas trop déshabillé, bien sûr, la direction ne plaisante pas avec la tenue. Vous parlerez aux élèves par paraboles, et surtout, surtout, vous insisterez bien sur le fait que le miracle, c’est eux ! Aucun progrès ne pourra se faire sans une coopération active de leur part. Voilà pour le fond, maintenant pour le reste, je vous fais confiance, l'homme de théâtre, c'est vous.

L’intermittent comprit sa mission et ne se fit pas prier pour accepter ce défi. Suite à la visite du Christ dans son cours – une visite que les élèves de troisième de l’école St Vincent de Paul n’étaient pas prêt d’oublier -  le professeur fut appelé dans le bureau du proviseur. Celui-ci, courroucé et le verbe haut, le menaça d’un renvoi. L’enseignant ne comprit pas. N’était-il pas soucieux de l’avenir de ses élèves ? Ne travaillait-il pas dans le sens des valeurs de l’église Catholique ?

 

PS : prochain texte, vendredi.

23 février 2026

Lettre au Ministre de la Justice

 

Ce matin, je vais envoyer une lettre à notre Ministre de la Justice qui a osé dire le 15 février, je le cite : « Pendant longtemps, LFI disait que la “police tuait”, là on voit bien que c’est l’ultragauche qui manifestement a tué », alors que l’enquête au sujet de la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite, avait à peine commencé. A-t-il été sous le coup d’une intervention divine, ce « Saint Homme », ou se pense-t-il Ministre de la Vérité ?

Quelle souffrance que d’être gouverné par une « milice » de personnes malhonnêtes englouties dans la glu d’un cerveau plaqué sur la règle des trois I : Insécurité, Immigration, Intégration ! Cette "règle" est aux antipodes de la devise officielle de la République Française - Liberté - Egalité – Fraternité – encore aux frontons de nos écoles et de nos mairies, mais non dans le cerveau de nos Ministres et de notre Président.

Il faut dire qu’après la Mort de ce militant d’extrême droite à Lyon, nos Ministres devaient penser seuls car notre Président, robot de la tech  qui vit dans le désert de lui-même, voyageait en Inde afin d’oublier le trou noir dans lequel il sombrait.

Je me demande, avec terreur, si le fascisme n’est pas au pied du mur de notre démocratie où nos « matadores » politiques, de leurs banderilles acerbes, cherchent à tuer le « taureau » LFI afin, sans doute, qu’arrive au pouvoir un florilège de partis de droite où le RN aura une bonne place.

Je vous conseille l’excellent film « Adieu les cons », de Monsieur  Dupontel ! Un film dont le titre est évocateur, ne trouvez-vous pas ?

 

PS : prochain texte - loin du monde politique -  mercredi.

21 février 2026

La maison du cocu

 

Depuis que sa femme était partie vivre avec son amant, il avait écrit sur la porte de sa maison, en grande lettres noires : « Ici, vous entrez dans la maison du cocu ».

Sa mère et son père étaient immédiatement venus lui dire l’absurdité de la chose mais il n’en démordait pas : ça resterait ainsi !

  • Je veux que tout le monde le sache, avait-il dit colérique.
  • Mais pourquoi ? A quoi ça sert ? s’était entêtée sa mère, désespérée.

Le fils leur avait répliqué qu’il était inutile de lui répéter la même chose : il ne changerait pas d’avis.

  • Et tes enfants ? avait essayé sa mère.
  • Quoi les enfants ? Ils ont 20 ans et 22 ans et ils n’habitent plus ici. D’ailleurs ils ne viennent jamais me voir, alors les enfants, je m’en fous !
  • Avec la tête de croquemort que tu as, avait souligné son père, on comprend pourquoi ils ne viennent plus.

Leur fils leur avait claqué la porte au nez et était retourné s’allonger sur la banquette afin d’écouter le « lacrimosa » du requiem de Mozart. Et c’est en pleurant qu’il articula

Lacrimosa dies illa
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus etc.

Il conclut par un « Je les emmerde tous, TOUS !» puis sombra dans le sommeil. 

 

PS : prochain texte, lundi.

19 février 2026

Vous avez dit sonder ?

 

Moi les sondes, ça me fait peur, surtout les gastriques ou les urinaires, alors les sondages, c’est encore pire !  On sent qu’avec eux le bricolage est en tête de liste et vire à la spéculation.

Quand on sait que l’institut de sondage CSA appartient au groupe Bolloré – ce grand entrepreneur cathodique, catholique et traditionaliste de droite à qui appartiennent aussi, entre autres, Canal +, C News, paris match, Havas, Vivendi et j’en passe… - on se dit que l’on n’a plus du tout envie d’être sondée car les risques sont grands de passer l’arme à… droite !

Qu’est-ce qu’un sondage ? N’est-ce pas une suite de questions  passées à la broyeuse, dont les réponses finissent par influencer les fragiles citoyens que nous sommes et qui, hélas, ont de plus en plus de mal à faire appel à leur I A  - leur Intelligence Artisanale ?

Les sondages ne sont pas insondables et on remarque que souvent ils ne respectent pas les règles mises en place par la commission des sondages existante*. Ne faudrait-il donc pas une « très grosse » commission de sondages dont on respecterait les règles une bonne fois pour toutes ?

Hélas, il semblerait que la transparence ne soit pas de mode dans notre monde politique, et encore moins au sein de notre gouvernement. Pourtant, on nous demande à nous, citoyens, d’être le plus transparent possible ! Je ne comprends plus rien, c’est la raison pour laquelle je vais écrire une lettre à notre président.

Je me demande si les politiques – un tantinet pervers – n’utilisent pas les sondages pour savoir ce que l’opinion pense afin de construire un programme. Ensuite ils le mettront en place grâce à Chat GPT. Programme que, bien sûr, jamais ils ne respecteront car tout ça n’est qu’un vaste jeu, ou les Je ont disparu !

 

* pour en savoir plus sur les sondages, allez sur l’observatoire de la commission des sondages : https://www.observatoire-des-sondages.org/commission-des-sondages

PS : prochain texte, samedi.

 

Presquevoix...
Newsletter
9 abonnés
https://adrienne414873722.wordpress.com/