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27 février 2026

Mère et belle-mère

 

A chaque fois qu’ils se disputaient son mari sortait la réponse type habituelle : « De toute façon tu es comme ta mère. »

Cette fois-là, avec calme – elle suivait un traitement qui lui permettait de diminuer ses états d’énervement – elle lui répondit.

  • Ah oui, en quoi je lui ressemble ?
  • Comment ça en quoi ?
  • Quelle est la particularité de mon caractère qui me fait ressembler à ma mère ?

Il attendit un instant et répliqua.

  • Tu grimpes au rideau, comme elle.

Elle l’observa un instant, son visage pâle, sa façon particulière de tout contrôler en permanence, sa difficulté à laisser connaître ses affects et elle lui dit.

  • 12 ans que je grimpe au rideau, donc ?
  • Tu vois, tu essaies aussi de me faire grimper au rideau, je te connais.

D’une voix lente et en articulant, elle lui dit

  • Oui, je sais, toi tu es calme, pausé, raisonnable, et moi je suis une hystérique.
  • Je n’ai pas dit hystérique.
  • Non, mais tu le penses profondément.
  • Tu te trompes.
  • Parfait. Je vais me coucher. Au fait, avant de me rendre dans mes appartements. Je vais te dire que toi aussi, tu es comme la tienne, de mère, et je te laisse la nuit pour deviner en quoi. Au revoir mon chéri. Bonne nuit.

Elle se coucha  à 22 h 30 - lui la rejoignit à 23 h - et, après avoir lu quelque page du « livre de l’intranquillité »,  sa nuit fut merveilleuse, au contraire de celle de son mari qui fut désastreuse. 

Bien sûr, le lendemain, elle souligna à de multiples reprises sa nuit de rêve et ajouta qu’en raison de sa fatigue à lui, elle accompagnerait leur fils à l’école. Il la remercia. C’est à ce moment qu’elle lui dit.

  • Au fait, pour ta mère, tu as trouvé ?
  • Trouvé quoi ?
  • En quoi tu lui ressemblais ?
  • Non, rien ne m’est venu.
  • C’est sans doute pour ça que tu as passé une mauvaise nuit.

Et elle sortit de la chambre en disant à son fils de se dépêcher sinon il allait arriver en retard à l’école, puis elle ajouta.

  • Ton père est fatigué parce qu’il a pensé toute la nuit ; alors c’est moi qui t’accompagne.

Perfide, pensa-t-il, perfide, elle m’aura à l’usure.

 

PS : prochain texte, dimanche.

 

25 février 2026

Le Christ en classe de troisième ?

 

 

Désespéré par le manque de travail de ses élèves de troisième, ce professeur de mathématiques avait décidé de faire intervenir, à ses frais, un intermittent du spectacle dans sa salle de classe. Les consignes qu’il lui avait données étaient claires.

-    Vous serez le Christ. J’imagine que vous avez un déguisement qui pourrait convenir ? Pas trop déshabillé, bien sûr, la direction ne plaisante pas avec la tenue. Vous parlerez aux élèves par paraboles, et surtout, surtout, vous insisterez bien sur le fait que le miracle, c’est eux ! Aucun progrès ne pourra se faire sans une coopération active de leur part. Voilà pour le fond, maintenant pour le reste, je vous fais confiance, l'homme de théâtre, c'est vous.

L’intermittent comprit sa mission et ne se fit pas prier pour accepter ce défi. Suite à la visite du Christ dans son cours – une visite que les élèves de troisième de l’école St Vincent de Paul n’étaient pas prêt d’oublier -  le professeur fut appelé dans le bureau du proviseur. Celui-ci, courroucé et le verbe haut, le menaça d’un renvoi. L’enseignant ne comprit pas. N’était-il pas soucieux de l’avenir de ses élèves ? Ne travaillait-il pas dans le sens des valeurs de l’église Catholique ?

 

PS : prochain texte, vendredi.

23 février 2026

Lettre au Ministre de la Justice

 

Ce matin, je vais envoyer une lettre à notre Ministre de la Justice qui a osé dire le 15 février, je le cite : « Pendant longtemps, LFI disait que la “police tuait”, là on voit bien que c’est l’ultragauche qui manifestement a tué », alors que l’enquête au sujet de la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite, avait à peine commencé. A-t-il été sous le coup d’une intervention divine, ce « Saint Homme », ou se pense-t-il Ministre de la Vérité ?

Quelle souffrance que d’être gouverné par une « milice » de personnes malhonnêtes englouties dans la glu d’un cerveau plaqué sur la règle des trois I : Insécurité, Immigration, Intégration ! Cette "règle" est aux antipodes de la devise officielle de la République Française - Liberté - Egalité – Fraternité – encore aux frontons de nos écoles et de nos mairies, mais non dans le cerveau de nos Ministres et de notre Président.

Il faut dire qu’après la Mort de ce militant d’extrême droite à Lyon, nos Ministres devaient penser seuls car notre Président, robot de la tech  qui vit dans le désert de lui-même, voyageait en Inde afin d’oublier le trou noir dans lequel il sombrait.

Je me demande, avec terreur, si le fascisme n’est pas au pied du mur de notre démocratie où nos « matadores » politiques, de leurs banderilles acerbes, cherchent à tuer le « taureau » LFI afin, sans doute, qu’arrive au pouvoir un florilège de partis de droite où le RN aura une bonne place.

Je vous conseille l’excellent film « Adieu les cons », de Monsieur  Dupontel ! Un film dont le titre est évocateur, ne trouvez-vous pas ?

 

PS : prochain texte - loin du monde politique -  mercredi.

21 février 2026

La maison du cocu

 

Depuis que sa femme était partie vivre avec son amant, il avait écrit sur la porte de sa maison, en grande lettres noires : « Ici, vous entrez dans la maison du cocu ».

Sa mère et son père étaient immédiatement venus lui dire l’absurdité de la chose mais il n’en démordait pas : ça resterait ainsi !

  • Je veux que tout le monde le sache, avait-il dit colérique.
  • Mais pourquoi ? A quoi ça sert ? s’était entêtée sa mère, désespérée.

Le fils leur avait répliqué qu’il était inutile de lui répéter la même chose : il ne changerait pas d’avis.

  • Et tes enfants ? avait essayé sa mère.
  • Quoi les enfants ? Ils ont 20 ans et 22 ans et ils n’habitent plus ici. D’ailleurs ils ne viennent jamais me voir, alors les enfants, je m’en fous !
  • Avec la tête de croquemort que tu as, avait souligné son père, on comprend pourquoi ils ne viennent plus.

Leur fils leur avait claqué la porte au nez et était retourné s’allonger sur la banquette afin d’écouter le « lacrimosa » du requiem de Mozart. Et c’est en pleurant qu’il articula

Lacrimosa dies illa
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus etc.

Il conclut par un « Je les emmerde tous, TOUS !» puis sombra dans le sommeil. 

 

PS : prochain texte, lundi.

19 février 2026

Vous avez dit sonder ?

 

Moi les sondes, ça me fait peur, surtout les gastriques ou les urinaires, alors les sondages, c’est encore pire !  On sent qu’avec eux le bricolage est en tête de liste et vire à la spéculation.

Quand on sait que l’institut de sondage CSA appartient au groupe Bolloré – ce grand entrepreneur cathodique, catholique et traditionaliste de droite à qui appartiennent aussi, entre autres, Canal +, C News, paris match, Havas, Vivendi et j’en passe… - on se dit que l’on n’a plus du tout envie d’être sondée car les risques sont grands de passer l’arme à… droite !

Qu’est-ce qu’un sondage ? N’est-ce pas une suite de questions  passées à la broyeuse, dont les réponses finissent par influencer les fragiles citoyens que nous sommes et qui, hélas, ont de plus en plus de mal à faire appel à leur I A  - leur Intelligence Artisanale ?

Les sondages ne sont pas insondables et on remarque que souvent ils ne respectent pas les règles mises en place par la commission des sondages existante*. Ne faudrait-il donc pas une « très grosse » commission de sondages dont on respecterait les règles une bonne fois pour toutes ?

Hélas, il semblerait que la transparence ne soit pas de mode dans notre monde politique, et encore moins au sein de notre gouvernement. Pourtant, on nous demande à nous, citoyens, d’être le plus transparent possible ! Je ne comprends plus rien, c’est la raison pour laquelle je vais écrire une lettre à notre président.

Je me demande si les politiques – un tantinet pervers – n’utilisent pas les sondages pour savoir ce que l’opinion pense afin de construire un programme. Ensuite ils le mettront en place grâce à Chat GPT. Programme que, bien sûr, jamais ils ne respecteront car tout ça n’est qu’un vaste jeu, ou les Je ont disparu !

 

* pour en savoir plus sur les sondages, allez sur l’observatoire de la commission des sondages : https://www.observatoire-des-sondages.org/commission-des-sondages

PS : prochain texte, samedi.

 

17 février 2026

Le dentiste

Le dentiste

 

Mon dentiste, Monsieur DUREX, est un homme étonnant. Vous me direz, avec un nom pareil !

Quand son nom me vient à l’esprit, je ne pense ni à mes dents, ni aux préservatifs, mais à la locution latine « Dura lex sed lex », qui peut se traduire par « dure est la loi mais c’est la loi ». Et je n’ai pas tort de penser à ça, car la dernière fois que je suis arrivée devant son cabinet, j’ai vu l’affiche que vous pouvez lire ci-dessus.

Monsieur DUREX a, il est vrai, un certain humour et il n’est plus très jeune. Alors que j’étais assise sur ce fauteuil que je déteste tant et que ma bouche était ouverte, il m’a dit.

  • Cela fait 30 ans que je surveille des dentitions et que je travaille dans l’intimité buccale de mes clients. Un métier pas simple, je ne sais pas ce que vous en pensez ?

J’ai juste fait un hein hein, car évidemment, je ne pouvais pas ouvrir la bouche. Ensuite il a continué en disant.

  • Mon père était garagiste, alors c’est normal que je sois devenu dentiste, chacun son garage ! Ceux que je charcute sont beaucoup plus petits que celui de mon père et moi, je n’ai pas les mains dans le cambouis, mais presque !

Avant que je ne parte de son cabinet, je lui ai dit que le papier qu’il avait scotché sur sa porte m’avait fait sourire et il m’a répondu.

  • Oui, ça m’arrive d’avoir de l’humour. Je m’appelle Durex, alors Dura lex sed lex ; « Ma non bisogna abusare della legge ». Je vous parle italien car les vacances prochaines, on va à Venise avec ma femme. Trente ans de mariage, alors ça se fête ! Allez, je vous souhaite une bonne journée et à dans quinze jours pour le meilleur : Le couronnement. La couronne que vous avez choisie est très belle !

 

PS : Photo prêtée par Mado. Prochain texte, jeudi.

15 février 2026

Vous avez dit écrire ?

 

Au salon de thé où Laura se retrouvait parfois avec son amie d’enfance, celle-ci lui avait demandé.

  • Tu veux que je te dise pourquoi j’écris ?
  • Bien sûr, c’est intéressant.
  • C’est tout simple : « J’écris non pour dire ce que je pense mais pour le savoir. » Bien sûr ce n’est pas de moi, tu t’en doutes, c’est d’Emmanuel Berl.
  • Pourquoi tu dis bien sûr ?
  • Parce que je n’y avais jamais pensé avant de le lire.
  • Mais tu aurais pu, non ?

Son amie avait cette fâcheuse tendance à se dévaloriser en permanence. Elle préféra ne faire aucune allusion aux attentes de ses parents qui l’avait conduite à se cloitrer dans une université de pharmacie plutôt que de faire des études de lettre, elle qui adorait la littérature.

Son amie qui maintenant  travaillait à mi-temps – elle approchait des cinquante ans –profitait de son temps libre pour écrire de nombreux « billets » - comme elle les qualifiait – autour des clients habituels de la pharmacie. Ce lieu n’est-il pas – entre autres – le bureau des pleurs ?

  • Alors quand vas-tu envoyer ton futur manuscrit « le bureau des pleurs » à un éditeur ?
  • Jamais, je ne supporte pas les échecs.

Laura avait souri en concluant par cette réplique de l’excellent film « certains l’aiment chaud » de Billy Wlider : « Nobody’s perfect ! ».

Son amie avait réagi en éclatant de rire.

Les aiguilles de l’horloge de la confiance  se mettaient-elles enfin à tourner ?

 

 

PS : prochain texte, mardi.

13 février 2026

Le roi nain

 

C’est l’histoire du roi nain du pays de Rance qui voulait réarmer démographiquement son pays. Ce roi  était très triste car aucune femme ne voulait accéder à son désir de natalité. La vieille reine constatant que la colère de son époux augmentait chaque jour finit par lui dire.

  • Oh mon roi, tes litanies natalistes ne peuvent être entendues car tu joins à elles des litanies guerrières, n’est-ce pas  paradoxal ? Quelle femme voudrait avoir un enfant dans un pays que la guerre engloutira peut-être ?

Le roi nain réfléchit un instant et répliqua.

  • Ton grand âge n’est nullement synonyme de sagesse, oh ma reine. Les femmes sont trop bavardes. Plus elles vieillissent, plus elles parlent et moins elles pensent, si tant est qu’elles aient pensé dans leur jeunesse.

La reine conclut malgré tout.

  • Ta jeunesse de début de règne aurait dû te conduire 7 ans plus tard vers la maturité, hélas, trois fois hélas, ce ne fut pas le cas. La Pythie de notre pays de Rance a rendu son oracle : tu disparaîtras en mai 2027 !

En entendant ces paroles, le roi nain appela son ministre de l’intérieur à qui il hurla.

  • Coupez la tête de cette conne de Pythie dès ce soir ! Quant à toi, mon épouse, sors et laisse-moi penser en paix en fumant un joint.

Une fois seul, le roi s’allongea sur le canapé Louis XV qui parfois lui servait de lit, et essaya de penser.

 

PS : prochain texte, dimanche.

 

11 février 2026

A bas les poncifs

 

Quand Son ami J.P. lui avait dit que les poncifs et les « poncifiants » le faisaient chier, elle avait ri, mais n’était-ce pas un reproche qu’il lui adressait ?  

Quelques jours plus tard, alors que tous deux marchaient en centre-ville sous un ciel lumineux, J.P. avait clamé à haute voix, en montant sur un plot  : « Jouissons de cette heure ; qui sait quelle tuile vous apportera l’heure suivante ? Ce n’est pas de moi, mais de monsieur Leonardo Padura. Qu’en pensez-vous, vous marcheurs du centre-ville qui marchez sans rien dire ? » Silence, la vie continuait comme si de rien n’était, mais un policier s’approcha de J.P pour lui demander de partir car il dérangeait.  

Le lendemain de ce même jour, au café, J.P. lui avait dit, énervé : « J’ai un grand réservoir, je peux pisser juste deux fois par jour, mais là ça déborde, tu vois, ça déborde.  Et quand ça déborde, il faut que ça sorte, et c’est toi la responsable ! » Mais pourquoi lui avait-il dit ça au fait ? Sans doute  parce qu’elle lui avait signalé qu’à l’âge qui était le sien – soixante ans -  il devrait peut-être apprendre à réfréner ses impulsions car s’il continuait, il risquait d’être débordé par son ombre invasive !

JP vivait vraiment sur une autre planète, mais laquelle ?

 

PS : prochain texte, vendredi.

9 février 2026

Les classes dangereuses

Les classes dangereuses

Les classes dangereuses

Quand elle lui avait dit que son cœur penchait vers les classes dangereuses, cela l’avait un peu effrayé mais il avait foncé malgré tout.

Il la connaissait à peine, mais son prénom – Marie – et sa longue robe mauve, qu’elle ajoutait au-dessus d’une jupe bien plus longue, le faisaient rêver. Oui, c’était elle qu’il devait aimer, sa jeune âme en était sûre.

Elle devait avoir 23 ans, comme lui, et déambulait dans les rues la guitare à l’épaule. Elle jouait mal mais  chantait d’une voix douce qui l’avait presque séduit. Après l’avoir observée de loin, trois jours durant, il s’était approché d’elle et lui avait dit.

  • Si tu veux, je joue et toi tu chantes. Je suis assez « expérimenté » question guitare. Pour le reste, bof.

Elle avait souri en ajoutant.

  • Et les classes dangereuses ?
  • Je m’en fous, avait-il menti.
  • Alors d’accord. J’ai mon répertoire. Tu le connais puisque c’est le troisième jour que tu viens m’écouter. Mais on peut en changer si tu veux, et toi, tu peux chanter aussi.
  • Je préfère jouer, c’est mieux pour la manche, ma voix n’a aucun intérêt.

Et leur duo avait bien fonctionné pendant neuf mois, entre amour et chansons. Il l’aimait, elle peut-être pas, sa voix lui plaisait ; parfois il jouait seul car l’herbe était sa seconde compagne. Elle avait essayé de l’initier à la marijuana mais il avait dit.

  • Je n’ai pas besoin de ça.
  • Tu as de la chance. Il y a ceux qui ont été heureux, et les autres.

Il ne répondait rien et l’embrassait, pour qu’elle oublie. Sauf ce jour-là, où elle a hurlé dans la rue un « TU M’EMMERDES » en cassant sa guitare. Sa guitare et sa voix cassées, il ne lui restait plus rien, alors elle partit.

Mais avant de s’éloigner, elle cria.

  • Quand l’ombre embrase la lumière, il vaut mieux se quitter.

Jamais il ne la revit, sauf dix ans plus tard, après un concert dont il avait fait la première partie.

Elle était  de noir vêtue, une veste et un jean moulant, des rides s’étaient glissées au coin de ses yeux et sa voix était si grave qu’il l’avait à peine reconnue. Elle lui dit.

  • Bravo. C’était très bien. J’ai eu raison de te quitter, comme ça tu as commencé une carrière. Il faut toujours écouter l’herbe en soi.
  • Et toi ? Tu fais quoi, Marie ?
  • Eh bien mon cœur penche de plus en plus vers les classes dangereuses.

 Et elle avait sorti de sa poche son minuscule sachet transparent où le blanc de la cocaïne semblait avoir trouvé refuge.

  • Et pourquoi Marie ?
  • « Pour le plaisir », chantonna-t-elle. Allez, je pars, on n’a pas les mêmes amis tous les deux, moi je suis coke and in, hors la vie, et toi tu es dans la vie. Contente de t’avoir rencontré. A bientôt, peut-être ou…

Et elle partit avant d’avoir terminé sa phrase.

 

PS : prochain texte, mercredi

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