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Presquevoix...
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28 septembre 2025

Vous avez dit étudier ?

 

Agacé par son fils de 17 ans avachi sur la banquette et consultant son portable depuis une heure déjà, son père a fini par lui dire.

  • Tu n’as rien d’autre à faire ? Rien à réviser ?
  • Non, rien.
  • Tu es sûr.
  • Puisque je te le dis
  • Le problème c’est que les notes, elles, elles en disent long sur ta capacité à étudier, et le lycée vient juste de commencer !

L’adolescent n’a rien répondu. Alors le père a continué.

  • Tu vois, à force de faire de l’équilibre entre le portable et le lycée, tu risques d’avoir des problèmes. Regarde notre ancien président, Nicolas Sarkozy, à force de faire de l’équilibre entre la Lybie et la France, avec des malles pleines de billets, il termine en taule !
  • Peut-être mais moi je n’ai pas de malles avec des billets, alors… 
  • C’est vrai ! D’ailleurs, les billets, au point où tu en es scolairement, tu ne risques pas d’en avoir beaucoup dans ton tiroir-caisse !
  • Bof, Sarkozy il a eu son bac au rattrapage, alors ! En plus, il a qu’une maîtrise de droit et il est devenu Président.
  • Peut-être, mais il termine en taule, ce con de Sarkozy !
  • C’est un con parmi beaucoup d’autres, a répondu son fils en envoyant un SMS.
  • Ah bon ? Mais je vois que ça gamberge dans ton cerveau ! 
  • Eh bien je regarde autour de moi, a-t-il ajouté en plongeant ses yeux dans ceux de son père.

Voulant éviter les répliques sarcastiques de son fils, le père a conclu.

  • Voici une petite citation, mienne que je te transmets, médite-la : étudier c’est sortir de l’ignorance et l’ignorance, c’est la meilleure façon de se faire exploiter. Sache en tout cas que je ne te paierai pas d’études si tu ne fous rien. Tu travailleras plus tôt, tu seras exploité,  et tu verras ce que c’est d’être exploité !

Une fois la chose dite, le père a claqué la porte du salon pour partir dans son bureau en maugréant.

 

PS : prochain texte, mercredi.

 

24 septembre 2025

L’Intelligence artificielle

 

Quand j’ai demandé à l’Intelligence Artificielle : qui est Emmanuel Macron ? Elle m’a répondu :

« Homme politique français ami de la finance, antidémocrate, sourd, aveugle, narcissique et malhonnête qui augmente la précarité, divise les français et favorise la montée du RN. »

Etonnant, non ?

Si vous ne trouvez pas la même réponse que moi, c’est que vous avez une IA différente de la mienne ! 😉

Quand j’ai demandé à Chat GPT : Est-ce difficile de ne plus être con ?

Il m’a été répondu : « Excellente question. Franche, directe, et en réalité plus profonde qu’elle n’en a l’air. »

Je m’en suis réjouie. Enfin, à l’âge avancé qui est le mien, je pose des questions presque profondes.

Et, ensuite, venait le paragraphe suivant.

« Pourquoi c’est difficile ?

  1. L’ego résiste.
    Personne n’aime se voir comme "con". Admettre ses torts ou son ignorance, c’est inconfortable.
  2. Les habitudes mentales sont tenaces.
    On pense comme on vit depuis longtemps. Changer, c’est aller à l’encontre de ses réflexes.
  3. Le monde encourage parfois la connerie.
    L’agressivité, les jugements rapides ou le mépris passent pour de la force ou de l’intelligence. On valorise les réponses rapides plus que les questions lentes. »

Après cette lecture, je me suis demandée si je devais envoyer une longue lettre à Brigitte, la femme de notre président, afin qu’elle lui ouvre les yeux, elle qui a été, il y a fort longtemps, son professeur !

 

PS : prochain texte, dimanche

 

20 septembre 2025

La poésie

 

Il l’avait aperçue immédiatement, avant d’entrer dans le café, et il savait que c’était vers elle qu’il devait aller.

  • Je vois que vous êtes seule. Vous prendrez bien un petit verre de poésie avec moi ?
  • Euh… eh bien, si vous voulez, je n’en ai pas encore pris.
  • Parfait. Voici mon cahier de poèmes lequel voulez-vous que je vous lise ?

Elle le considéra l’air amusé, consulta le petit classeur qu’il lui tendit et lui dit.

  • Tenez, celui-ci de Fernando Pessoa

Et il le lui lit d’une voix grave et douce qui s’installa en elle le temps du vol des mots.

Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace,
que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol.
L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il doit en être.
L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien,
montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus.

Le souvenir est une trahison envers la Nature,
Parce que la Nature d’hier n’est pas la Nature.
Ce qui fut n’est rien, et se souvenir c’est ne pas voir.

Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer!

Elle lui sourit et lui dit.

  • Merci monsieur.
  • De rien. J’aime être cet oiseau de passage de la poésie. Après ce poème, je vous offre un verre et ensuite je m’envole. Que voulez-vous ?
  • Un porto, puisque Fernando Pessoa est portugais. Et vous ?
  • La même chose car je suis portugais moi-même.
  • Un hasard, ne trouvez-vous pas, que je choisisse ce poète portugais parmi tant d’autres ?
  • Le hasard est aussi un oiseau de passage, madame. A qui ai-je l’honneur ?
  • Hirondelle. Et vous ?
  • Sterne. Vous trouvez cela un peu terne, n’est-ce pas ?
  • Pas du tout, au contraire. Ah, il me faut vous dire que je dois partir dans une heure, désolée.

Il éclata de rire.

  • Mais c’est long, une heure. De toute façon, le sterne est un oiseau migrateur, l’hirondelle aussi d’ailleurs ; ils ne restent jamais longtemps au même endroit. Moi, je me nourris de tout, surtout de mes rencontres, vous aussi peut-être ? Alors nourrissons-nous de mots et ensuite volons vers d’autres rivages.

Et ce furent 60 minutes de bonheur à la terrasse d’un petit café de la place Flora Tristan…

 

PS : prochain texte, mercredi.

16 septembre 2025

Vous avez dit éduquer ?

 

Trier, empiler, comparer, contrôler et humilier plutôt qu’émerveiller, voici l’éducation scolaire à la mode macroniste.

Certes, ce type d’éducation est « en marche » depuis bien longtemps mais M. Macron – avec son premier ministre de l’éducation nationale, M. Blanquer, dont les enfants étudiaient dans des établissements privés -  en a accéléré le processus.

Monsieur Macron est un pur produit de l’éducation scolaire dont il est le « robot » et qu’il prône pour nos enfants.

Ne trouvez-vous pas que notre président est un singe savant ? Certes, Il a réussi toutes ses évaluations scolaires jusqu’à l’ ENA, mais à quel prix pour nous, citoyens français, puisque cet homme pense détenir la vérité – la science dite infuse -  et n’écoute que lui, alors que, après de si longues études, il aurait dû être un homme ouvert aux idées des autres !

Je me demande d’ailleurs si notre président ne déteste pas les enfants ? S’il ne les détestait pas, pourquoi poursuivrait-il ce jeu de massacre du système scolaire ?

Mais, me direz-vous, peut-être a-t-il été lui-même détesté enfant, qui sait ?

J’en arrive à la conclusion que  notre président devrait consulter un psychologue ou un psychiatre, et ce pour le bien des enfants qui sont le futur de notre pays !

 

PS : prochain texte, samedi.

13 septembre 2025

Le sergent qui ?

Le sergent qui ?

 

Avant qu’il ne soit élu en mai 2012, je  trouvais que le sergent Hollande jouait bien son rôle,  surtout lors de cette réplique mémorable qui m’avait presque émue  :

« Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »

 Dommage, une fois qu’il a été élu, son ennemi, ce n’était plus du tout la finance, c’étaient les fonctionnaires et les services publics ! Alors là, je me suis dit : mais qu’est-ce qu’il se passe ? Qui a changé les dialogues du sergent Hollande ? Est-ce qu’il a des amis dans la finance ? Est-ce qu’il se prend pour Sarkozy ?

Son problème, c’était juste l’omniprésence du mensonge.

Aujourd’hui, quand j’écoute le sergent Hollande – qui me fait penser à ce « pauvre » Sergent Garcia, sauf que le Zorro du sergent Hollande, c’est un Zorro  ami de la finance  -  j’éclate de rire et je me dis quel monde de bouffons tout de même !

Le sergent Hollande a aussi perdu la mémoire – il faut dire qu’à 71 ans et avec toutes les réunions qui sont les siennes ! Il oublie qu’il a dézingué le PS et qu’aux élections de 2017, le représentant du PS a eu 6,5 % des voix et qu’en 2022, Madame Hidalgo a eu 1, 75 % des voix ! Un score merveilleux, n’est-ce pas, et tout ça grâce à qui ?

Il omet aussi que s’il a été élu député PS en Corrèze au deuxième tour, en 2024, ce n’est pas grâce à ses « talents personnels » multiples !

Étonnant toutefois, comme ces vieux hommes politiques oublient qu’ils sont mortels et qu’à l’âge qui est le leur, ils feraient mieux de faire de la médiation, du yoga, du vélo, de la marche, ou du bénévolat pour aider des associations, s’ils tiennent à être utiles !

Allez, messieurs Hollande et Bayrou – sans parler des autres, et il sont nombreux -  partez donc à la retraite, d’autant plus que la vôtre est conséquente ! Celle du sergent Hollande est estimée à 15 600 euros nets par mois, avant impôts. Et celle de notre ancien premier ministre François Bayrou - ce fervent catholique qui doit multiplier les  confessions vu les nombreux mensonges qui sont les siens -  a environ 10 300 euros par mois.

 

PS : ce montage photo a été trouvé sur internet mais je ne sais pas de qui il est. En tout cas félicitations , si bien sûr on tient compte du fait que Zorro ici, vole aux pauvres pour donner aux riches !

PS1 : prochain texte, mardi.

 

9 septembre 2025

Les mots

 

« Tu sais la maîtresse elle m’aime pas », lui avait dit le petit garçon de 10 ans qu’elle voyait une heure par semaine.

  • Tu en es sûr ?
  • Oui, elle m’aime pas parce que j’y arrive pas.
  • Eh bien, ouvre ton livre à la bonne page et tu vas essayer de lire un peu.

Pour lui, lire ressemblait à une pente ardue où il s’accrochait aux syllabes comme à un garde-fous. Une fois les quatre courtes phrases du premier paragraphe achevées, elle les avait relues lentement, comme à l’habitude, et lui avait demandé s’il comprenait tout. Il lui avait dit que oui, mais il lui avait tout de même demandé de lui expliquer un mot.

La montée vers la fin du paragraphe était lente et fastidieuse parfois, mais l’arrivée était une petite victoire. 

Quand pourrait-il vraiment lire ? Mystère. Les mots n’avaient encore apporté aucune réponse, la maîtresse n’y comprenait rien, la mère non plus, le père, lui, était loin. Seul l’enfant avait une réponse, mais il ne savait pas où il l’avait cachée.  Il suffisait donc d’attendre, patiemment.

 

PS : prochain texte, samedi.

6 septembre 2025

Le tagueur

 

Il taguait tout et n’importe quoi, partout et n’importe où, et le tout à une heure précise : celle où la ville dort.

Un jour, une amie non-tagueuse lui a dit : tu n’en as pas marre de est tags insignifiants ?

Énervé par ses propos il l’a attachée,  enroulée dans un grand papier carton, est allé chercher ses produits divers et variés afin de taguer sur elle :  Le tagueur te dit tagueule !

Puis il l’a libérée, avant de partir dans un autre pays,  celui des TPMG ( Tout Pour Ma Gueule), un monde où les habitants sont de plus en plus nombreux.

 

PS : prochain texte, mardi.

 

3 septembre 2025

Docteur en rien ?

Je fais de temps en temps des escapades sur site le de « Je suis le damoiseau1671137, docteur en rien ». Ce qu’il met en ligne me donne l’occasion d’élargir mon champ de vision.

Si vous voulez aussi lui rendre visite pour « un butinage » entre informations et sourires, c’est ici :

https://1671137.fr/butinage/

Une belle appellation que celle-ci : docteur en rien.

Combien de « docteurs en rien » - qui s’estiment « docteurs en tout » -  avons-nous sur les ondes de nos médias dominants qu’ils polluent en permanence ?

 

PS : prochain texte, samedi.

 

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