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Presquevoix...
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29 mars 2025

Quand parlera-t-on de paix ?

 

 

Je ne sais pas si la Russie « représente « une menace existentielle pour notre société »  mais je sais que « l’instinct phallique et capitaliste sauvage » des hommes qui gouvernent nos pays en est une.

A quand une longue consultation psychologique obligatoire avant de se présenter comme président ? Le livre de Patrick Weill « un fou à la maison blanche » - qui fait allusion au président américain Woodrow Wilson - est édifiant.

Ce grand armement qui suppose protéger nos pays européens des troupes russes est d’abord et avant tout la mort de nos politiques sociales et environnementales. C’est aussi la fin de la jeunesse pour qui l’armée sera représentée comme le fer de lance de l’emploi. Un point positif pour notre économie française en souffrance : le chômage disparaîtra, vu le nombre de morts à venir, et nos ventes d’armes françaises augmenteront - nous sommes le troisième pays vendeur d’armes au monde.

L’Europe deviendra donc une maison de retraite surdimensionnée – dépourvue de personnel mais on fera appel aux migrants que Frontex avait expulsés – auquel on ajoutera un grand hôpital psychiatrique – pour les traumatisés de la guerre – et un énorme hôpital "public" européen pour les blessés de guerre. Évidemment le personnel sera au compte-goutte et on devra faire appel aux médecins d’Afrique ou d’ailleurs !

Quand je pense que notre n-ième ministre de l’Éducation nationale prétend lutter contre la violence et le harcèlement dans les écoles alors que le président pro-guerre dont elle dépend rêve d’envoyer nos jeunes au front. Quelle honte !

Mais quel sens donne-t-on à la vie dans le monde qui est le nôtre ?

 

PS : prochain texte, mardi.

 

 

 

 

26 mars 2025

Le vrai nom et le faux nom

 

Le psychiatre regarde et écoute son nouveau patient de l’unité 2. C’est un homme jeune, grand, barbu, habillé de vêtements d’un autre âge qui dit s’intéresser aux hommes comme certains s’intéressent aux animaux : les décrire, les classer, les étudier sont ses principales activités. Par contre, il ne leur parle jamais. Et il explique pourquoi au médecin.

 

  • A quoi bon le faire si les hommes s’obstinent à fermer les yeux ?  Surtout, dites bien au personnel et à vos patients que je m’appelle Jean Baptiste Gabriel, mais à vous, je peux dire la vérité : mon vrai nom, c’est Dieu.

 

Puis il conclut.

 

  • On ne peut faire confiance à personne en ce bas monde, même pas à soi !

 

Le psychiatre hoche la tête et lui assure qu’il gardera le secret. A la fin de l’entretien, le patient met ses écouteurs sur les oreilles et sort la tête haute.

 

Une fois seul, le psychiatre se dit que non, celui-ci ne peut pas être Dieu, car Dieu ne se mettrait jamais d’écouteurs dans les oreilles.

 

PS : prochain texte, dimanche.

 

22 mars 2025

Le « con-circulaire »

 

Tout d’abord, il me faut avouer que les cinq phrases entre guillemets et en caractères gras de ce texte ont été empruntées à Jean Michel, du blog    textes et intertextes ( https://textes-et-intertextes.blogspot.com/2025/02/parlez-moi.html#comment-form )

 

 

Tout le monde dans le groupe de théâtre donnait à Jean le surnom de « con-circulaire », mais lui ne le savait pas, bien sûr. Nous sommes souvent les derniers à apprendre ce que les autres disent de nous.

 

Olivier, dernier arrivé de ce groupe de théâtre amateur finit par poser la question à Romuald et Marie qu’il croisa un jour, par hasard, à la terrasse du café des poètes.

 

  • Alors Olivier, le théâtre, pas trop dur au début ? lui demanda Marie.
  • Euh, à part les problèmes de mémoire et le stress… mais je ne suis pas le seul. Je crois que Jean lui aussi n’est pas toujours à l’aise.
  • Notre ami le « con-circulaire » tu veux dire. Oui, il rame un peu. Souvent la prof lui dit « Restez concentré, restez avec moi ».

 

 Marie ajouta comme s’il s’agissait d’un alexandrin.

 

  • « /Vo/tre/ peau /est/ un/ blanc/ de/ vo/lai/lle/ po/ché/ ! » C’est fou ce qu’il est blanc, Jean, vous ne trouvez pas ?
  • La prof serait contente de t’entendre déclamer ainsi ce merveilleux alexandrin de ta création, dit Romuald.
  • Mais pourquoi vous l’appelez le « con-circulaire », Jean ? demanda Olivier.
  • C’est une de mes idées parce que Jean tourne toujours autour du pot quand il veut poser une question à la prof. Et je crois que parfois la prof trouve ses questions un peu connes.

 

Olivier sourit poliment sans rien dire, de peur d’être lui-même traité de con-circulaire ou de con-débonnaire ou de con tout court ! Au bout d’un moment de silence Marie ajouta.

 

  • Comme Romuald souvent le dit : « Ce n’est pas le sujet et c’est parfois un complément. »
  • C’est-à-dire ? demanda Olivier.
  • Un complément de la vie qui est la nôtre sur scène.
  • Mais dis-nous Olivier, « question d’amour, d’humour, d’humeur », tu en penses quoi du théâtre ?

 

Le visage d’Oliver passa à l’écarlate et il se tut. Marie insista.

 

  • Alors ?
  • Vous voulez que je la joue con-circulaire ou con tout court ? essaya de plaisanter Olivier.
  • Va pour le con tout court, dit Romuald.
  • Parfait, c’est ce que je fais le mieux. Eh bien, le théâtre pour moi c’est « tâtonner sur les bosses et dans les creux » et m’emmêler les pinceaux. Je me sens si mal sur scène que je n’ai qu’une envie : descendre et laisser ma place. Humeur triste donc, humour noire, quant à l’amour…

 

Marie attendit un instant et finit par lui dire lentement.

 

  • Pas con et  honnête ce que tu dis. Je ne sais pas si j’aurais pu être aussi honnête que toi à mes débuts.

 

Et Romuald conclut.

  • Bon, tu n’as rien d’un « con-circulaire », Olivier, ni d’un con d’ailleurs, je te rassure. Bienvenu au pays du théâtre et, comme le disait Jules Renard :  "Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie"

 

PS : prochain texte, mercredi.

 

18 mars 2025

ELECTION OU ERECTION ?

 

 

Son amie Jocelyne lui avait fait un bien étrange discours la semaine dernière, si étrange qu’elle avait eu du mal à la croire.

Elle avait commencé ainsi.

 

  • Tu vois, entre érection et élection, seule change la consomne, et dans ces deux mots si proches, il faut lire le pouvoir et la domination. 

 

Je l’ai laissée continuer pour voir jusqu’où elle irait.

 

  • Donc, je me dis que notre président, et ceux qui l’ont précédé,  ont remplacé avantageusement – dans la durée -  une chose par une autre.  Le nôtre dort trois heures par nuit, alors il a de quoi mouliner et refaire son royaume. D’ailleurs la preuve c’est que maintenant il se met en scène comme chef des armées.
  • Aucune vie sexuelle donc ?
  • Non, un peu d’ecstasy, un peu de coc et du cannabis, comme beaucoup d’hommes « au sommet ».

 

Jocelyne l’étonnait. Elle, naïve comme elle était, jamais elle n’aurait imaginé que les êtres qui nous gouvernaient laissaient de côté notre « drogue nationale », l’alcool, pour d’autres drogues venues d’ailleurs.

 

  • Mais Jocelyne, comment cette idée t’est-elle venue ?
  • Je connais des femmes de gens de pouvoir moi madame !
  • Toi, une simple prof ?
  • Justement, la femme du président n’était-elle pas prof ? Voilà pourquoi.
  • Je vois.

 

Et la conversation a continué sur ce terrain-là jusqu’à ce qu’elle  demande à Jocelyne.

 

  • Et bien parle-lui en, à elle ?
  • Elle qui ?
  •  La femme du président.
  • Euh, je la connais très peu, mais pourquoi pas ? A ton avis, quelle question dois-je lui poser dans la lettre que je vais lui écrire ?
  • Une question simple : Pensez-vous que votre mari voudrait faire un troisième mandat ?

 

Son amie l’a observé, a réfléchi l’espace d’une minute et a conclu.

 

  • Chiche. Mais je transformerais ta question fort imprécise en : les élections présidentielles nuisent-elles aux érections présidentielles ou est-ce l’inverse ?
  • Si tu veux, c’est toi qui décides car c’est toi qui la connais un peu. Moi les érections du président…
  • Pourtant tu dis toi-même que ce mec est un va-t’en guerre.
  • Oui, et alors ?
  • Alors c’est parce qu’il veut être réélu d’une façon ou d’une autre. S’il allait voir un sexologue, il nous ferait moins chier avec le mot guerre qu’il avait déjà utilisé avec le COVID. Tu te souviens du « Nous sommes en guerre » ? D’ailleurs, s’il était allé voir un sexologue au moment du COVID, il ne se serait même pas présenté une deuxième fois.
  • Tu crois ?
  • J’en suis sûre.

 

En rentrant chez elle en métro, il lui est revenu en mémoire tous ces hommes de pouvoir qui nuisaient gravement à la santé des citoyens de ce monde. Elle a pensé à tous ceux qui ont été ou  sont dans le bal des faux-culs, disant préparer la paix alors qu'ils préparent la marche pour « la solution finale ».

 

PS : prochain texte, samedi.

15 mars 2025

Ecrivaine ?

 

L’écriture était son passe-temps quotidien et sans doute plus que ça. Parfois elle en parlait autour d’elle et on lui disait.

 

  • Ah bon, tu écris ? Je savais que tu étais prof mais pas écrivaine ?
  • C’est quoi être écrivaine ?

 

Et on lui répondait.

 

  • Être éditée pour être connue et reconnue.

 

Et elle ajoutait.

 

  • Moi je m’édite moi-même – gratuitement - et je médite aussi, si besoin est. C’est d’une grande aide la méditation.

 

Ses amies souriaient poliment, mais jamais elles ne lui posaient de questions sur ses écrits.

 

Soudain elle eut une idée. Elle écrirait un texte pour son enterrement, texte qu’elle laisserait à ses enfants dans une enveloppe fermée qu’ils ouvriraient le jour J afin de le lire. Elle choisirait le texte le plus drôle, bien sûr, histoire de rasséréner les futurs voyageurs pour l’au-delà car tout le monde a besoin d’entrain pour se préparer à ce long voyage dont on ne revient jamais.

 

Peut-être que le jour J, on la considèrerait  comme une écrivaine ?

 

PS : prochain texte, mardi.

 

11 mars 2025

La journée de la femme

 

Pour la journée de la femme, le patron leur avait acheté à toutes un rouge à lèvres St Laurent et il avait ajouté « Avec un RAL – rouge à lèvre -  pareil, on ne râle plus, hein ? ». Le patron se croyait drôle, mais il était juste con. Une connerie invisible, pour lui, mais pas pour le personnel féminin. 

 

Quand Laura, la vendeuse « number one », lui avait dit, ironique.

 

  •  Merci monsieur pour votre gentillesse et votre humour.  J’aimerais bien vous offrir quelque chose pour la fête des pères, c’est possible ?
  • Pourquoi pour la fête des pères ?
  • Parce que vous avez l’âge de mon père et que tout le monde parle de patriarcat.

 

Le patron avait piqué un fard, lui qui se croyait jeune alors qu’il avait 55 ans. Néanmoins, il lui avait répondu.

 

  • L’âge que les gens nous donnent n’a rien à voir avec l’âge réel, mais avec la jeunesse d’esprit. Par ailleurs, qu’est-ce qui justifie ce cadeau mademoiselle ?
  • Histoire d' être gentille, comme vous, lui avait-elle dit en souriant.

 

Les copines savaient de quel cadeau il s’agissait. D’ailleurs, elles lui avaient dit que, même si son cadeau était drôle, elle devrait peut-être s’en abstenir à cause des représailles possibles. Mais Laura avait insisté : « Peu importe, je lui achèterai "Le mâle – entendant est-il un malentendant ?" ; d’abord parce que le livre est pas cher et ensuite parce que ça lui fera du bien à ce misogyne ! »

 

PS : prochain texte, samedi.

7 mars 2025

La culotte du président

 

 

Moi, je suis bouchère charcutière dans l’Yonne. Hier le Président est entré dans ma boutique avec un type que j’avais jamais vu avant. Le président, lui, je l’ai reconnu, faut dire qu’il passe son temps à nous parler à la télé depuis qu’il est président, à croire qu’il a rien d’autre à foutre. Paroles, paroles… comme disait Dalida

 

Dès qu’il est arrivé, Il a voulu me serrer la main et moi je lui ai dit.

 

-  Non. Je serre pas la main à des menteurs dans votre genre.  Ici ya rien pour vous. Je vends pas de la chair à canon.

 

Puis j’ai ajouté.

 

  • Et puis, je vous conseille de changer de culotte.

 

Là, énervé, il m’a rétorqué.

 

  • Mais madame vous êtes d’une énorme grossièreté.

 

Et j’ai répondu.

 

  • Passez donc de ta culotte présidentielle à la culotte militaire et partez en Ukraine sur le front. C’est bien vous qui avez dit à télé, qu’il fallait être courageux ? Suivez vos conseils, pour une fois !
  • Mais madame je ne vous permets pas…
  • Mais moi je me permets Monsieur, je suis chez moi. C’est pas vous qui  voulez parler aux français et les écouter ? Ben voilà, je vous parle !
  • Peut-être mais…
  • Mais rien du tout, monsieur. Allez, sortez d’ici et n’oubliez pas de vous acheter une culotte militaire ; la patrie a besoin de vous et de votre engagement.
  • Mais madame…
  • Tire au flanc va. Ah, le front c’est pas votre palais doré, hein ?
  • Mais madame, vous n’êtes pas autorisée à…
  • Mais moi je m’autorise moi-même Monsieur, et votre autorité je m’en fous complètement. Vous avez dit : « les solutions de demain ne pourront être les habitudes d’hier » !  Alors moi je vous dis tout net. Ça suffit, yen a marre. Tirez-vous de chez moi et partez en Ukraine. On a besoin de vous là-bas et foutez-nous la paix. Nous la guerre on n' en veut pas. Moi la troisième guerre mondiale, elle est pas à mon programme.

 

Et le président est parti, la queue entre les jambes.

 

PS : prochain texte, mardi.

 

4 mars 2025

Le fils

 

A chaque fois qu’elle voyait son fils de 15 ans, affalé sur son lit et pianotant sur son portable, elle disait.

 

  •  Moi quand je travaille, je fais toujours ma technique des trois C.

 

Et son fils répétait systématiquement.

 

  • Oui, je la connais maman : clarté, concision, cohérence.
  • Alors ?
  • Alors quoi ?
  • Tu ne travailles pas ?
  • Je me repose du travail pour l’instant.

 

Son fils avait des qualités, certes, mais comme elle le détestait quand il s’obstinait à ne rien faire en rentrant du lycée ! En français, en maths et en anglais, il restait inlassablement collé au 10/20. Un dix dont il était fier parce que d’autres n’avaient même pas la moyenne ! Parfois il lui disait en souriant.

 

  • Tu vois, tu as de la chance d’avoir un fils comme moi, non ?

 

Depuis quelque temps, elle avait décidé de rester « zen » pour éviter les drames, comme la fois où son fils avait fait sa valise pour aller vivre chez son père.

 

PS : prochain texte, vendredi.

 

1 mars 2025

Vous avez dit MAGA ?

 

En ouvrant mon énorme dictionnaire anglais/français, j’ai eu l’extrême surprise de voir que le mot TRUMP voulait dire ATOUT en français. Vous me direz, on a les atouts qu’on peut, même dans cet immense pays impérialiste que sont les Etats Unis ! 

 

Avec un Musk en ministre de l’efficacité gouvernementale – mais aussi « ministre » de la propagande semble-t-il – qui prend sa tronçonneuse  pour se livrer  sur scène à un étonnant discours sur le gaspillage dans les dépenses publiques, alors que lui-même a bénéficié de l’argent public pour son entreprise TESLA, on croit rêver !

 

J’en arrive à n’espérer qu’une seule chose : que cette tronçonneuse leur permette de se tronçonner l’un l’autre, et le plus rapidement possible, avant qu’ils ne tronçonnent le monde !

 

Par ailleurs, il est troublant de constater que certains hommes politiques lèchent déjà – comme notre président – « the MAGA ass » * de ce dément américain qui bientôt voudra  peut-être aussi transformer la côte d’azur en une annexe de la Floride ?

 

Avec le duo "Donald Trump and Musk" nous pénétrons dans les abymes de la pathologie. Cette folie d’ « envahir », de « s’approprier »,  cette négation de l’histoire et cette hystérie digne d’un Führer ! Il est possible que bientôt, nombre d’américains seront voués à l’exil, qui sait ?

 

Cette symphonie du malheur que nous vivons avec ces illuminés me conduit sur les traces de Victor Klemperer qui a écrit la langue du Troisième Reich, ma lecture du moment, une lecture fascinante.

 

Mais jusqu’à quand nos hommes politiques européens se tairont-ils ?   N’est-il pas urgent de se séparer des Etats-Unis ?

 

*le MAGA cul

PS : prochain texte, mardi.

 

 

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