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30 août 2024

Le robot

Ce petit robot de1m73 est arrivé au pouvoir, en France, en mai 2017 par l’opération du Saint Esprit Patronal, Financier et Médiatique.  Même opération en 2022, et ce robot au MOI hypertrophié, a continué son rôle de président. Depuis, il a perdu quelques années, une partie de ses cheveux – des touffes annexes ont été mises en place pour combler les vides – et son « intelligence artificielle » s’est atrophiée.

 

Ce robot Moi pensait avoir des pensées « dites » profondes. L’une d’entre elles est évoquée dans le Journal du dimanche, le 12 février 2017 : « J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète de la matérialité ».  Peut-être qu’en septembre 2024, il pourra dire – et je m’excuse, bien sûr, d’ironiser sa pensée « profonde » : « J’ai toujours assumé le matérialisme de ce que je n’ai jamais assumé, mais en même temps, j’assume l’immanence complète de ma transcendance verticale » 

 

Depuis la dissolution de l’Assemblée Nationale et la démission de son gouvernement, le robot MOI se prend non seulement pour le Président, mais pour l’ensemble des ministres démissionnaires. La situation semble grave, d’autant plus qu’en France, nous n’avons pas encore de cliniques psychiatriques pour robots, cliniques qui nous permettraient de changer le programme du robot Président.

 

La question que je me pose est donc la suivante :  comment se débarrasser d’un robot créé par l’opération du Saint Esprit Patronal, Financier et Médiatique ? Faut-il que le peuple investisse l’Élysée ? Faut-il que le peuple lui demande, une bonne fois pour toute, de se taire car il en a marre d’écouter le vide ?

 

Je conclurai en disant qu'il y a deux sortes de présidents, les mauvais et les pires. Je vous laisse imaginer à quelle "caste" appartient ce robot.

 

PS : prochain texte, lundi

24 août 2024

Vivant ou mort ?

Hier, j’ai reçu un coup de fil de ma banque qui me disait que j’étais mort. J’ai aussitôt répondu.

 

  • Je ne peux pas être mort puisque je suis vivant.
  • Prouvez-le, m’a répliqué l’employé au bout du fil.
  • Comment ? ai-je demandé.

 

Et ce « connard » m’a donné une liste innombrable de choses à faire. La première, c’était de régulariser ma situation auprès de ma caisse de retraite sinon je ne toucherais plus rien. Là, mon cœur a fait un bond. Quand je pense que j’ai une retraite réduite à rien, et il me fallait me justifier ou plutôt, dire que j’étais vivant pour toujours toucher ce rien.

 

Il y a des moments dans la vie où l’on voudrait se pendre pour en finir avec l’absurdité de la vie. Mais non, je ne laisserai pas aux caisses de retraite le pouvoir de garder le rien qui m’appartient. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’aller à l’église, moi qui n’y allais plus depuis ma première communion. Je suis allé vers le confessionnal en espérant que le curé viendrait. Ce qu’il a fait immédiatement, mais était-ce bien le curé ? Il m’a simplement dit.

 

  • Je vous écoute mon fils, parlez en toute confiance.

 

Ma confession a duré trente minutes, une suite de récriminations contre la banque, la caisse de retraites, l’état, ma mère, mon père et la vie, tout simplement. A la fin de la confession, le curé m’a dit.

 

  • Je vous ai écouté et je vous comprends, mon fils. Quoi de plus absurde que d’être mort lorsque l’on est vivant. Repartez dans la paix, mon fils, mais auparavant, recueillez-vous quelques instants afin de ne pas éprouver ce désir si humain, qui est celui du ressentiment. Désir que moi-même j’ai ressenti plusieurs fois et pour lequel j’ai dû me confesser aussi. Ressentir, c’est sentir deux fois et souffrir deux fois.

 

Quand je suis sorti du confessionnal, j’ai vu au loin le curé s’éloigner et je me suis rendu compte qu’il n’était pas vêtu de noir, non, mais qu’il portait un long pantalon pourpre et que ses cheveux étaient longs, si longs qu’il avait tout du hippie. Était-ce une hallucination due à mon état fébrile ?

 

 Enfin, je dois dire que depuis je vais mieux et je ne veux plus me pendre, non, mais j’ai décidé de les emmerder, tous ces « connards » qui me disaient mort ! Tiens, je me demande si je ne vais pas envoyer à mon conseiller bancaire un colissimo avec mes excréments. Oui, une très bonne idée pour commencer, et ensuite, je retournerai peut-être me confesser. Mieux vaut une thérapie au confessionnal, qu’une thérapie chez un psy, ça revient moins cher.

 

 

PS : prochain texte, vendredi..

20 août 2024

Le cercle de la gauche disparue

C’était un drôle de cercle. Au centre, un parano, à l’instabilité permanente. Sur les ailes, quatre ou cinq hommes qui oscillaient entre désabusement et humour. Le parano en était arrivé au stade où il se demandait si des acteurs n’avaient pas été payés pour l’emmerder. S’ajoutait à cette paranoïa quelques petits problèmes de santé qui se manifestaient par des crises d’éternuements. L’un des membres du cercle des gauchistes osait parfois dire.

 

  • A tes souhaits.

 

Ce à quoi le parano répondait, agacé.

 

  • Je n’ai aucun souhait.

 

Un autre ajoutait.

 

  • Même pas pour la nouvelle année ?
  •  Sache que maintenant, pour moi les années sont toutes les mêmes et je n’en attends rien ni pour moi, ni pour la société. Basta les manifs et les désirs d’autre chose.
  • Oui mais tout de même, quand les nuages de l’extrême droite arrivent… répliquaient les autres.
  • Et alors ? disait le parano.
  • Alors on se bouge quand même, car l’aveuglement et l’attente sont les ennemis du peuple, tu te souviens ?

 

Ces hommes étaient tous des héritiers d’un parti de gauche, aujourd’hui disparu. D’ailleurs la gauche existe-t-elle encore ? Parfois le silence s’installait à la table du café où ils se réunissaient à trois, quatre, cinq ou six, parfois ; mais le sixième était à un stade élevé de misanthropie et sortait rarement de chez lui, malgré l’encouragement de sa femme qui, elle, aurait bien aimé que son âme s'aère.

 

Ils formaient un bien étrange cercle que la clientèle du café connaissait, mais que personne ne côtoyait vraiment. Sans doute parce que personne n’apprécie l’étrangeté des autres surtout si elle est le miroir – pâle ou non - de nous-mêmes ?

 

PS : prochain texte, samedi.

15 août 2024

Les vulnérables, on les préfère quand ils se taisent

Ah, les vulnérables, on les chouchoute, on les aime, on les écoute, on veut les voir vivre longtemps ; mais pourquoi, si les structures pour les accueillir ne font pas preuve d’humanité ?

 

Mon père est décédé hier à 24 heures et je n’en parlerais pas dans ce blog s’il n’y avait pas en moi une colère immense, aussi grande que celle de mon père qui, lui, vivait en Ehpad – pour des raisons de santé - mais n’avait aucun problème cognitif. Hélas pour l’Ehpad, mon père entendait, ouvrait les yeux, notait, se plaignait, utilisait son ordinateur et écrivait moult e-mails à la directrice lorsque les choses dépassaient les bornes. De quoi ne l’a-t-on pas accusé mon pauvre père dans cet Ehpad extrêmement couteux !  Tout ceci parce que mon père signalait ce qui ne fonctionnait pas - et très vivement, c’est certain - car il lui était insupportable de voir que les dits « vulnérables » n’étaient pas écoutés lorsqu’ils prenaient la parole.

 

Je peux vous dire que dans les Ehpad privés, les vieux, on les préfère malentendants, aveugles, avec problèmes cognitifs de préférence, gentils et obéissants. Ceux qui disent ce qui ne va pas et pourquoi les choses devraient changer, on apprécie le jour où ils disparaissent.

 

Je pourrais aussi parler du service de gériatrie du CHU de Rouen où mon père est resté trois jours, du 10 au 13 aout. Trois jours d’enfer car on ne voulait pas l’écouter là non plus, on voulait qu’il s’asseye dans un fauteuil pour manger alors que son dos ne le tolérait pas. Pas de fauteuil, pas de goûter, juste de l’eau, ont décidé les aides-soignants. Punition. Et même chose le soir car mon père refusait de s’asseoir dans le même fauteuil. Le médecin a évoqué l’étouffement possible et mon père lui a répondu vertement qu’on pouvait relever le lit pour qu’il mange !  Pas de lit relevé, pas de dîner donc. Eh oui, un vieux ne doit pas dire NON. Il doit obéir et avoir mal. Mon père n’était pas un emmerdeur, il avait mal, très mal au dos – et ce depuis 5 ans -  tout simplement, et il gueulait si on refusait de prendre en compte sa douleur.

 

Il est donc parti mardi 13 aout à 15 h de l’hôpital, en ambulance pour revenir à l’Ehpad.  A 16 h, je suis passée au service gériatrie afin de demander à l’infirmière des renseignements sur ce qu’il avait et dans quel état il était juste avant son départ de l’hôpital en ambulance. Elle m’a répondu : «  Assez bien ». Pourtant, le soir à 24 h, lorsque ma mère s’est levée, inquiète, elle l’a  retrouvé mort dans son lit.

 

Bref, tout cela pour dire que ce merveilleux service de gériatrie va avoir de mes nouvelles par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée au chef de service ; sans parler de la lettre que j’enverrai à notre merveilleuse Agence Régionale de Santé, qui ne contrôle pas les Ehpad et répond rarement aux demandes des résidents – ou de leur famille - qui signalent des malversations, voir des règles non respectées. Bien évidemment, je n’oublierai pas nos députés, tous partis confondus, qui recevront une missive que leur attaché parlementaire lira peut-être, sans qu’il y soit répondu de façon claire et précise. Mon père en a fait l’expérience avec M. Juvin, député LR, en ce qui concerne sa proposition de loi "Bien vieillir" le droit des personnes âgées à emménager en établissement avec leur compagnon à quatre pattes. Propositions dont il s’est moqué en signalant que le personnel ne suffisait pas pour les résidents, donc qui s’occuperait des animaux à quatre pattes ? Ce député – ancien médecin -  l’a remercié de sa lettre sans même avoir pris la peine de la lire ! Merci M. Juvin de la peine que vous prenez pour les citoyens de ce pays qui paient votre salaire de député !

 

Pour conclure, je dirai que dès aujourd’hui l’écriture, la dérision et l’ironie seront les trois armes que j’utiliserai afin de poursuivre la « croisade » de mon père. Oui, il faut qu’on arrête de prendre les vieux pour des cons !

 

 

PS : prochain texte, mardi.

9 août 2024

Le soutien-gorge

Le soutien-gorge

Isabelle s’était achetée un super « soutif », 95 E - alors qu’elle-même atteignait à peine le 85 b - et elle avait plaisir à le faire sécher sur un fil à linge qui traversait la rue, en accord avec sa voisine d’en face, une vieille dame de 90 ans qui sortait rarement de chez elle, mais avec qui elle entretenait des conversations de fenêtre à fenêtre.

Nombreux étaient les hommes qui fixait la « chose », il faut dire que la taille était avantageuse.

Souvent, le week-end, si Isabelle restait à sa fenêtre, les hommes de passage la fixaient. Elle leur tendait alors sa pancarte qui annonçait : « Je vous encule tous ! ».

Marguerite, sa voisine d’en face, avait essayé de l’interroger.

 

  • Pourquoi ce truc grossier sur votre pancarte ? Vous leur en voulez de quoi, aux hommes ?
  • J’en veux déjà à Dieu – que l’on nous exhibe en homme - parce que le jour où je suis née, les planètes se sont alignées pour me faire chier, et ça n’a jamais arrêté. Dieu, mon père, mes frères, mes amants…
  • Je n’y comprends rien à votre histoire mais ma petite fille je vous trouve bien pessimiste à votre âge.
  • Vous avez été mariée Marguerite ? répliqua Isabelle.
  • Oui, mais pas d’enfants. Et mon mari est mort il y a bien longtemps, alors...
  • Eh bien moi, beaucoup d’hommes, pas d’enfants, et le vide abyssal.

 

Marguerite sourit en lui conseillant de patienter ; qui sait, peut-être que Dieu l’aiderait, un jour ?

Un samedi matin, jour de marché, Isabelle était plantée à sa fenêtre en train de fumer une cigarette quand un type en bas l’a regardée et lui a montré une pancarte où il avait écrit en grosses lettres rouges : « M’enculer ? Vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère ! ». Et puis il partit.

Le lendemain matin, le même homme, avec la même pancarte est passé sous le fil à linge, mais il en tenait une deuxième dans la main droite où il avait écrit « Mea CUL – PA, en ce dimanche pascal je vais me confesser à l’église ! ». Puis il en sortit une troisième qui disait : « Vous n’avez pas besoin de vous faire confesser, vous ? »

Isabelle hocha de la tête en criant un « Sans doute ! » et descendit rapidement les marches pour le rejoindre. Marguerite sourit en observant la scène et se dit que certes, Isabelle souhaitait se délivrer du Mâle, mais était-ce si simple, d’autant plus que là, le « mâle » avait de l’humour.

 

 

PS : Photo prêtée par Mado.

PS1 : prochain texte, jeudi.

 

3 août 2024

La gendarmerie

Daniel conduisait vite sur cette petite route de campagne. Il avait rendez-vous à 12 h au camping de la Chênaie et il était en retard. Il faisait chaud, les fenêtre étaient ouvertes – aucune climatisation dans cette vieille voiture – et il écoutait de vieux tubes des années quatre-vingts. Etonné, il vit derrière lui une voiture de la gendarmerie. Elle le doubla et l’un des deux gendarmes lui fit signe d’arrêter. Ce qu’il fit, bien sûr, son père avait été gendarme lui-même et il gardait un infini respect pour lui.

 

Une fois arrêté, le gendarme sortit lentement de sa voiture, s’avança à son niveau et le fixa avec une surprise extrême.

 

  • Bonjour Monsieur, excès de vitesse, 98 kms/heure sur une route où l’on ne peut dépasser les quatre-vingts, vous faites fort ! Par ailleurs, je remarque que vous êtes nu ?
  • Bonjour. Je reconnais la vitesse, de même que la nudité, mais est-il interdit d’être nu dans sa voiture ? Je ne crois pas être visible depuis une voix publique.
  • Si, par moi monsieur. Et d’abord pourquoi êtes-vous nu ?
  • Je vais à une journée découverte du naturisme non loin d’ici au camping naturiste la Chênaie. Peut-être connaissez-vous le lieu d’ailleurs ?
  • Trouvez-vous que j’ai une tête de naturiste monsieur ?
  • Non, bien sûr, excusez-moi.
  • Je vais vous demander de remettre un short et un teeshirt s’il vous plaît.
  • Même en période caniculaire ?
  • Bien sûr monsieur, et si vous insistez je double la mise ?
  • Quelle mise ?
  • Celle de l’amende pour nudité.
  • Il y a une amende pour ça ? Oui et amende aggravée puisque vous avez un excès de vitesse. Je vous rappelle donc que l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende selon l'article 222-32 du Code pénal.
  • Je vois que vous connaissez mieux votre code pénal que moi mon code de la route.
  • Excusez-moi monsieur mais l’humour, on va s’en passer, sinon votre amende va encore s’aggraver.
  • Et là, ce serait ?
  • Humour déplacé ou insultes peut-être, qui sait ?
  • Question humour, il est vrai que dans la gendarmerie, malgré l’infini respect que j’ai pour ce corps de métier, ce n’est tout de même pas fréquent.
  • Ah bon ? Qui vous a dit ça ?
  • Mon père était gendarme et l’humour n’était pas sa caractéristique principale, enfin pas à la maison.
  • Exactement monsieur, vous avez parlé juste, pour une fois, pas à la maison !
  • Vous connaissez mon père ?
  • Je ne sais pas. Son nom ?
  • Roland Dumontier, parti à la retraite il y a 10 ans.
  • Ah, Roland ? Mais oui je le connais. Effectivement, le pauvre n’avait pas une vie de tout repos !
  • C’est-à-dire, Monsieur le gendarme ?
  • Quatre garçons et une femme, c’est bien ça ?
  • Oui.
  • Trois garçons à la déroute, un sur les rails et une femme, disons, complexe !
  • Mais monsieur je ne vous permets pas.
  • Si vous ne me permettez pas de dire ce que Roland nous disait, moi je ne vous permets pas d’être encore nu, alors habillez-vous immédiatement.

 

Le collègue du gendarme arriva en renfort, s’étonnant de la lenteur de l’amende donnée.

  •  
  • Ah, tu arrives à propos, lui dit le premier gendarme. Ce monsieur est le fils de Roland Dumontier.
  • Non ! Roland Dumontier ! Ma parole ! Et lequel des quatre fils c’est ?
  • Il fait partie des trois hors-piste !
  • Non, ça alors. C’est Daniel, Pierre ou Bastien ?
  • Je ne sais pas. Demande-lui.
  • Alors, monsieur, Daniel, Pierre ou Bastien ?
  • Mais je n’ai pas à répondre à vos questions.
  • Donnez-moi vos papiers et on va tout de suite vérifier !
  • Mais vous vous moquez de moi ?
  • Non monsieur, c’est vous. Vous avez deux infractions : un excès de vitesse et une nudité au vu de tout le monde et vous ne voulez pas me donner vos papiers ? Je peux appeler votre père peut-être ?
  • Mon père est à la retraite et il a autre chose à foutre !
  • Peut-être, et nous aussi. Alors vos papiers s’il vous plait et vous sortirez de votre voiture quand vous serez habillé !
  • Vous plaisantez ?
  • Non. Vous savez que l’on n’a pas d’humour dans la gendarmerie !
  • Mais son père en avait, repris le deuxième gendarme.
  • Oui, mais au boulot, pas chez lui visiblement. Et on comprend pourquoi. Le pauvre ne riait pas tous les jours. Tu te souviens de ce qu’il nous disait des trois hors-piste ?
  • Oui, très bien, « Des connards qui ne pensaient qu’à mettre leur bite où ils pouvaient. Et quant à pouvoir, il se demandait s’ils pouvaient ?
  • Mais vous vous foutez de ma gueule messieurs les gendarmes.
  • Pas du tout, monsieur, des faits rien que des faits.
  • Mai si vous continuez je vais vous mettre mon poing sur la gueule à tous les deux !
  • Tu l’entends collègue, il veut nous mettre son poing sur la gueule ?
  • Ouais, j’entends, et ce que je lui dirai c’est : « L'auteur d'un outrage à agent chargé d'une mission de service public encourt une amende de 7500 € et une peine de travail d'intérêt général. C'est ce qu'énonce la loi n°2024-247 du 21 mars 2024. »
  • Alors, vous vous calmez maintenant ?

 

Daniel regarda les deux gendarmes l’air atterré et conclut.

 

  • C’est ça, donnez-moi vos deux amendes rapidement sinon je suis capable de vous dire que j’encule la gendarmerie !
  • Tu l’entends Victor ?
  • Oui, je l’entends Denis.
  • Nous l’entendons donc tous les deux. Qu’est-ce qu’on pourrait lui dire alors ?
  • Eh bien, nous pourrions dire que nous aussi nous l’enculons, avec tout l’humour qui est le nôtre, et que ce petit marathon des amendes le conduit à.. ?
  • Tu ne sais pas quel tarif Denis ?
  • Non, je crois qu’on va l’emmener en garde à vue : 24 heures, ce sera suffisant. Et il va rater en plus son entrée au camping de la Chênaie à 12 h pour la découverte du naturisme.
  • Oh, pas grave, le naturisme en garde à vue, c’est pas mal aussi, non ?

 

Et ils lui demandèrent de sortir de sa voiture et de rentrer dans la leur.

 

 

PS : prochain texte, vendredi 9 aout

 

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