07 février 2009

Les excuses (texte de gballand)

La semaine dernière, il avait  partagé une chambre d’hôtel avec un collègue de bureau et il n’avait pu s’empêcher, comme à son habitude, de s’excuser des dizaines de fois :  au coucher, au lever, en fermant les volets, en les ouvrant, en allant aux toilettes, en en sortant… Il avait aussi éprouvé le besoin de se justifier minutieusement sur la gestion de la penderie, le tic tac du réveil, ses ronflements, la lumière… Les excuses le dévoraient Le lendemain matin, au petit déjeuner, il s’était naturellement dirigé vers la... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:44 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

31 janvier 2009

Critique imaginaire du roman que je n’écrirai pas (gballand)

Ce livre fait partie de ces romans qu’on feuillette aux hasards des rayons d’une librairie - son titre y est pour beaucoup - et qu’on achète faute de mieux. Un de ces romans qu’on ne peut lire  jusqu’au bout, à moins d’un séjour prolongé dans une  station balnéaire de la côte Normande, quand la pluie et le vent vous condamnent aux quatre murs de votre chambre d’hôtel. L’auteur se croit drôle sans l’être vraiment, tant son humour s’essouffle.  Elle semble se complaire à déstructurer son récit mais ce qu’elle nous... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:52 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,
16 novembre 2008

La gélule ( gballand )

Il était dans le train et se laissait bercer par la douceur du compartiment de première quand soudain il se rendit compte qu’il l'avait oubliée ! Le drame ! Sans elle, il ne pourrait pas la supporter 7 heures, impossible ! Comment faire ? Trop tard pour lui téléphoner et se décommander, trop tard pour inventer une excuse que, de toutes façons, elle ne croirait pas car elle avait toujours deviné quand il mentait ! Trop tard ! Il devrait boire ces 420 minutes, non-stop, en tête-à-tête avec elle, jusqu’à la lie ! Il était... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:10 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,
14 octobre 2008

Plongée ( texte de gballand )

Il ne  disait jamais à quoi il pensait ; la peur de passer pour fou. Il  gardait toutes ses impressions à l’intérieur de son crâne que la migraine colonisait de plus en plus souvent. Quand elle commençait à cogner contre les parois, il fermait les volets et s'enfermait dans sa chambre ; des heures à observer son cerveau de l’intérieur pour essayer d’oublier la douleur des aiguilles enfoncées à la vitesse d’un marteau piqueur. Il voyait de petites ampoules, puis des grosses, suspendues aux fils de sa mémoire et séparées par... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:42 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,
10 octobre 2008

Le droit au bonheur ( texte de gballand )

Tous les soirs c’était la même « farce », il lui déchirait les tympans avec ses solos de guitare électrique. Qu’il se prenne pour Jimmy Page, soit, mais pas à 20 heures quand il rentrait du travail harassé ! Il lui avait dit de baisser sa sono sur tous les tons, mais rien à faire. S’il avait parlé à un chimpanzé, les résultats se seraient certainement moins fait attendre. Quand il frappait à la porte de la chambre, un grognement lui répondait, et quand il entrait, il voyait  la longue tignasse de son fils, agitée de spasmes,... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:42 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :
08 octobre 2008

Le chef de service (texte de gballand)

Quand elle l’avait vu pour la première fois, elle s’était dit qu’il avait l’air caractériel, mais elle avait quand même accepté le poste. Au bout du deuxième jour, elle regrettait déjà d’avoir signé un contrat de six mois. Le premier matin où le chef de service traversa son bureau pour aller dans le sien, il ne lui dit même pas bonjour. C’est à l’heure du café qu’il se souvint d’elle : « Un café sans sucre », lui cria-t-il de son bureau. Elle alla de mauvaise grâce à la machine à café. Quand elle revint, le café à la main, il... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:31 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
16 septembre 2008

Le petit déjeuner est servi

- Le petit déjeuner est servi ! Elle ne se levait que lorsqu’elle entendait  crier cette phrase dans le jardin de la maison familiale où ils avaient coutume de passer leurs vacances d’été. Le petit déjeuner était toujours servi dehors, quand il faisait beau, mais jamais par elle. Elle préférait paresser dans son lit à se remémorer les hommes qu’elle avait « eus », humant l’odeur de pain grillé qui arrivait jusqu’à ses narines. Elle se levait au dernier moment. Quand elle s’asseyait à table, son frère la regardait toujours d’un... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:34 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,
09 septembre 2008

Le cœur du tournesol

Elle avait apporté des fleurs de tournesol mais moi, je déteste les fleurs, surtout les jaunes. Je ne peux pas passer devant un fleuriste sans pleurer. Je lui avais pourtant dit qu’à chaque fois que je voyais des fleurs, je pensais à l’amant de ma femme. Ma femme et moi étions mariés depuis un an, quand un inconnu a commencé à la couvrir de fleurs, nos vases n’y suffisaient plus, il les envoyait par brassées, rouges, roses ou jaunes. Moi je m’étonnais - toutes ces fleurs, pour toi ! lui disais-je - mais ma femme me répondait... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
07 septembre 2008

L’hôtesse d’accueil

J’ai choisi ce métier parce que je  trouvais rien d’autre. Oh je sais, il y en a qui penseront que c’est bizarre, mais bon, hôtesse d’accueil ici ou ailleurs… J’aurais dû travailler dans la coiffure, mais on m’a jamais embauchée, trop noire ! Les gens vous font des sourires devant puis quand ils vous écrivent, ils vous disent que votre profil convient pas. Pas grave, j’encaisse, je suis comme ça moi, je fais pas d’histoire, j’encaisse. Au début ça me gênait pas trop de travailler ici. C’était même assez calme, comparé au... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:16 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,