31 janvier 2009

Critique imaginaire du roman que je n’écrirai pas (gballand)

Ce livre fait partie de ces romans qu’on feuillette aux hasards des rayons d’une librairie - son titre y est pour beaucoup - et qu’on achète faute de mieux. Un de ces romans qu’on ne peut lire  jusqu’au bout, à moins d’un séjour prolongé dans une  station balnéaire de la côte Normande, quand la pluie et le vent vous condamnent aux quatre murs de votre chambre d’hôtel. L’auteur se croit drôle sans l’être vraiment, tant son humour s’essouffle.  Elle semble se complaire à déstructurer son récit mais ce qu’elle nous... [Lire la suite]
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30 janvier 2009

La liste de mes ennemis (gballand)

Il est plus facile de se choisir des ennemis que des amis, c’est la conclusion à laquelle il était arrivé en attendant son tour, dans cette salle d’attente à la lumière blafarde, où le médecin avait jugé bon de passer une musique d’ambiance qui l’angoissait plus qu’elle ne le calmait. Sa liste d’ennemis était impressionnante, mais il avait décidé qu’il ne parlerait au médecin que de ses trois principaux ennemis. En troisième position, il y avait son fils, un mou dont la longueur des cheveux n’avait d’égal que la longueur du poil qu’il... [Lire la suite]
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29 janvier 2009

Double vie (gballand)

J’ai deux vies. Tout allait bien jusqu’à ce que  mon mari  téléphone à mon amant pour lui mettre cet étrange marché en main : “ Soit vous  habitez chez nous, soit je vous tue.”  Mon amant a eu l’air effrayé. Vous me direz, il y a de quoi ! Moi, j’étais sidérée : comment mon mari, d’habitude si résigné, avait-il pu lui téléphoner pour lui imposer cette alternative ? On ne connaît jamais les gens avec qui l’on vit. - Institutionnaliser mon amant, ça jamais ! Me suis-je emportée. Alors, je lui ai mis ce marché... [Lire la suite]
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27 janvier 2009

S’écrire ( gballand )

Avant hier je me suis envoyée une lettre. Je l’ai reçue ce matin. J’ai presque été surprise en la lisant, je ne reconnaissais pas mon écriture. Voici ce que je me suis écrit : Chère Christine, J’ai attendu longtemps avant de me décider à t’écrire, mais je crois que le moment est venu. J’ai peur pour toi.Tu sais que je t’ai toujours trouvée très sévère avec toi-même. Que s’est-il passé de si grave qui ne puisse être réparé ? Pourquoi cette constance dans l’échec ? Pourquoi t’acharner à détruire tout ce que tu as patiemment édifié... [Lire la suite]
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25 janvier 2009

L’étoile ( texte de gballand )

J’étais assise sur un banc et j’attendais ma fille qui allait sortir de l’école.  Lui, il s’est assis sur le même banc que moi et a placé entre nous son sac en plastique de la Grande Récré. Il n’avait l’air de rien, je ne me suis pas méfiée. Je faisais semblant de lire un livre. J’ai souvent fait semblant pour voir le monde. Au moment où j’ai glissé un œil de côté pour l’épier, il a fait de même et nos regards se sont croisés. Il a ensuite fouillé  dans son grand sac en plastique ; ce qu’il cherchait semblait jouer à... [Lire la suite]
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24 janvier 2009

Faire du neuf avec du vieux ( gballand )

Quand son amie lui annonça soudain « Je quitte mon mari », elle n’en crut pas ses oreilles. Comment pouvait-elle se jeter tête baissée dans l’inconnu à 55 ans ? Son mari était-il pire qu’un autre ? Pourtant elle  choisit de ne rien dire et écouta sa complainte, parce qu’il s’agissait bien d’une  complainte  qui se résumait ainsi : 25 ans de bons et loyaux services au service d’un « con », ça suffit ! - Et toi - s’inquiéta son amie – tu n’en as pas marre de ton mari ?- Oh moi, tu sais, je fais du neuf avec du vieux,... [Lire la suite]
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22 janvier 2009

La « Brigade de Nettoyage Canin » ( texte de gballand )

Jérôme Duchemin avait pris, depuis peu, sa carte de membre à la BNC. Le siège de l’association était au fond d’une impasse, près du cimetière des emmurés. Le coût de la carte l’avait agréablement surpris, juste 20 euros. Il s’attendait à payer plus, vu les services que l’association rendait. Sa réflexion avait été longuement mûrie, personne n’adhère à la BNC sur un coup de tête. Les aboiements continus du chien de sa voisine et ses défécations systématiques devant son joli portail peint en bleu pâle avaient conforté sa décision.... [Lire la suite]
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20 janvier 2009

La chevelure ( gballand )

Il ne pouvait jamais sortir sans avoir passé une demi-heure à coiffer ses cheveux noirs, c’était presque maladif. Tout devait être parfait, chaque cheveu devait trouver sa place. Il commençait par les démêler, puis il les peignait,  ensuite il les mouillait légèrement, il les repeignait, puis il les mouillait à nouveau… pour en arriver à l’étape finale : quelques légères touches de gel qui fixaient les trois ou quatre cheveux rebelles que le peigne n’avait pu dompter. Sa chevelure était sa fierté. Son réveil sonnait chaque... [Lire la suite]
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18 janvier 2009

Le voyage en stop ( gballand )

Je l’ai laissé réciter son catéchisme*, rien de tel pour mieux comprendre un type, mais quand même, pour qui il se prenait ce vieux con… 30 ans de plus que moi, une bedaine confortable, des joues qui s’affaissaient, un look de presque retraité et il se mettait à me susurrer des choses bizarres  et à me mettre sa main sur les genoux alors que j’étais dans sa voiture depuis à peine une demi-heure. « Connard ! » Ça c’est ce que j’ai pensé, mais je ne le lui ai pas dit … - Vous êtes mariée ? Je lui ai demandé, l’air de rien, en... [Lire la suite]
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14 janvier 2009

Être désiré ( gballand )

Mais tu t'es vu ? Regarde-toi ! J'avais envie de lui crier. Mais il ne voulait pas se voir. Quand je lui parlais de lui, il était aux abonnés absents. J'avais essayé de le faire sortir de sa torpeur, impossible. Il me regardait comme s'il ne me voyait pas, puis il finissait pas me dire. - Oh toi, tu ne dois pas aller bien pour me harceler comme ça ! Je désespérais ;  jusqu'au jour où il s'est effondré dans mes bras sans parler. J'ai attendu, patiemment. Au bout de quelques minutes, il s'est redressé, presque vivant, et il... [Lire la suite]
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