07 janvier 2009

La décision ( gballand )

- Excusez-moi de vous dire cela crûment, mais j’ai pour habitude d’aller droit au but*. Il la regarda, interloqué. C'était bien la première fois qu'une femme était  directe avec lui. - On couche ou pas ? Sa question eut sur lui l'effet d'une douche glacée. Toute l'excitation qu'il avait senti monter  retomba d'un seul coup. Il sentit son sexe se recroqueviller, misérable, dans son slip et il eut l’impression de se vider de son sang. Non, il ne pouvait plus rien imaginer avec elle, l'affaire était définitivement... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:46 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

04 janvier 2009

Un conte pour la nouvelle année (MBBS)

J'ai été paresseuse pendant ces fêtes et j'ai laissé mon amie tenir le blog seule, il était donc temps pour moi de revenir raconter mes petites histoires... <!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 ... [Lire la suite]
Posté par MBBS à 17:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
04 janvier 2009

La métamorphose ( gballand )

Quand il lui avait dit, au creux des draps, qu’il pouvait se métamorphoser en aigle, Lise ne l’avait pas cru et elle avait eu tort. Ils prenaient un petit déjeuner tardif sur la terrasse qui donnait plein sud, lui vêtu de noir, elle dans un déshabillé bleu ciel. Leur première nuit  s’était passée entre gémissements et assoupissements, et Lise était encore un peu ivre de plaisir. Elle ne se lassait pas de  regarder ses yeux sombres qui l’inquiétaient un peu, mais elle aimait à se faire peur. Cette nuit-là, le sexe de cet... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:58 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
02 janvier 2009

Les cadeaux du jour de l’an ( gballand )

Ils étaient arrivés à l’heure convenue : 19 heures, il fallait toujours arriver à 19 heures, un rite. Ils s’étaient salués sans effusion excessive, avaient déposé leurs manteaux dans la chambre du fond,  puis avaient pris les cadeaux dans leurs sacs. Dans sa famille à lui, on s’échangeait les cadeaux le 31 décembre. Dans le salon, il y avait une chaleur étouffante, un feu brûlait dans la cheminée et le chauffage n’avait pas été éteint. Tout le monde distribuait ses cadeaux mais personne ne semblait manifester... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:56 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
30 décembre 2008

Le chien ( gballand )

Sa cravate était aussi pourpre qu’un coucher de soleil*, et son visage aussi blanc que le lavabo d’un appartement témoin. Il était devant son patron, les yeux vides de tout expression. Fuir ou affronter ; il avait choisi d’être là, mais il subissait comme il avait toujours subi. - Alors, qu’est-ce que vous dites pour votre défense ? Il ne répondait rien. Son patron continua. - Vous ne dites rien ?- Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Rétorqua-t-il d’une voix blanche. Aucun argument pour sa défense. Il avait... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
28 décembre 2008

La question ( gballand )

Ils étaient tous deux installés  dans son nouveau bureau qui donnait sur l’Eglise St Germain. Ils sirotaient un café et fumaient un cigare quand Hervé lui dit. - Tu veux que je te dise Paul, tu manques de rondeur !- Moi ? Je manque de rondeur ? Il avait pensé  toute la journée à cette phrase de son ami. Il était du genre obsessionnel, névrosé obsessionnel, et quand on lui faisait une remarque qui touchait à un trait de sa personnalité, il ne pouvait s’empêcher de la ressasser jusqu’à épuisement. En  fin... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:07 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

27 décembre 2008

Alors, t’es prête ? (texte de gballand )

Ça faisait maintenant trente minutes qu’elle était dans la salle de bain et elle ne sortait toujours pas. - Alors, t’es prête ? Lui cria-t-il à travers la porte. Je te rappelle que ma mère n’aime pas qu’on arrive en retard. Midi, c’est midi ! Elle répondit énervée. - Ça fait quarante ans que je ne suis prête à rien ! Quant à ta mère, elle m’emmerde avec ses névroses ! Quand elle était de cette humeur, il  préférait ne rien dire, mais cette fois-là il eut le malheur d’ajouter. - On dirait que tu... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:15 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
25 décembre 2008

Le cinéma de Noël (texte de gballand )

- Qu’est-ce qui vous a pris ? Vous êtes indécent*,  chuchota-t-elle en lui enlevant la main qu’il avait placée sur sa cuisse, comme un propriétaire en terrain conquis. Il retira sa main immédiatement. On ne l’y reprendrait plus ! Au café, elle l’avait aguiché en passant sa langue plusieurs fois sur ses lèvres  entrouvertes. Elle avait même donné un vibrato sensuel à sa voix, et maintenant qu’il lui mettait la main sur la cuisse, dans l’obscurité de la salle de cinéma, elle faisait la prude ! Il y... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
23 décembre 2008

Je ne monterai pas ( texte de gballand )

Pour se donner de l’assurance, il avait crié à l’employé du funérarium. - Non, je ne monterai pas dans mon cercueil ! L’homme avait paru surpris, ce devait être la première fois qu’on lui résistait en 20 ans. Il ne comprenait pas. D’habitude, tous s’exécutaient, sans discuter. Il regarda l’homme qui lui faisait face, l’air incrédule. Le cercueil qu’on lui avait choisi avait pourtant de quoi émerveiller le premier mort venu : l’intérieur était en velours blanc chatoyant, le ciel de lit était capitonné et l’imbécile ne voulait pas... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
21 décembre 2008

La tête de l’emploi ( texte de gballand )

Evidemment quand il m'a posé sa question tout à trac, juste avant le dessert, je n’ai pas su quoi lui répondre ! D'un côté je commençais à m'habituer à ma tête : 45 ans à me voir dans la glace et à me supporter, ce n’est pas rien ! Je n’avais pas osé lui dire à ce moment-là, mais je commençais même à l’apprécier, ma tête, aussi bizarre que cela puisse paraître. J'aimais cette transparence qui me permettait de tout voir sans être vue. Mais mon silence ne le satisfaisait pas, ce tortionnaire, alors il a répété autrement sa question. ... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:13 - - Commentaires [6] - Permalien [#]