Textes écrits à partir d'une phrase inductrice (ou incipit) empruntée ou non à un livre
01 avril 2020

Flamenco

A force de marteler le sol de ses bottines nerveuses, il était devenu fou. C’était comme si la tête de ses talons résonnait dans son cerveau, jour et nuit, ne lui laissant aucun repos. Il avait consulté divers spécialistes, aucun n’avait pu atténuer son mal. Un seul lui conseilla d’arrêter le flamenco, en ajoutant. - Consacrez-vous à la natation, votre équilibre personnel y gagnera. Il répondit à ce médecin ignare qu’il ne savait pas nager, que le flamenco était toute sa vie, que son père, son grand-père et son arrière-grand-père... [Lire la suite]
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28 mars 2020

Duo

Voici notre nouveau duo avec Caro, du blog " les heures de coton ". Cette fois-ci nous nous sommes confinées de longs jours avec les deux citations suivantes : « Moi, quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache » (Raymond Devos) « N’importe qui peut assassiner, c’est une question de circonstances » (Patricia Highsmith) Voici le texte de Caro, en ce samedi de confinement :   Au Chat qui penche Je sirotais tranquillement ma pinte de Maredsous quand Bernard, juché sur son tabouret habituel, me souffla :... [Lire la suite]
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22 mars 2020

Hortense

- Hortense, ne me laisse pas seul. J’ai besoin de toi ! J’ai prononcé ces mots en pleurant et en criant ; je suis sûr que n’importe quelle personne normalement constituée aurait éprouvé de la compassion, mais pas elle. Dédaigneuse, elle a jeté un regard vers moi, du haut de sa fenêtre du premier étage, et elle a hurlé : « Confinement ! ». Au moment où j’allais partir, un policier m’a demandé mon attestation. « J’en ai pas », ai-je dit le visage livide. Il m’a demandé où j’habitais et hélas,... [Lire la suite]
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16 mars 2020

Confinement

Il lui avait envoyé un SMS qui disait : " Moi confinement pas possible. Besoin de toi." Elle avait souri. Il ne se connaissait vraiment pas ; il faut dire qu'il n'avait jamais souhaité se lancer sur le chemin du  voyage  intérieur. Elle lui avait donc répondu : " Moi confinement possible. Besoin de moi." Aucune réponse de sa part. Tant mieux, pensa-t-elle, l’occasion de mettre un point final à cette relation  qu’elle n’osait conclure, compassion oblige. Elle se répéta le mot « compassion » en... [Lire la suite]
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11 mars 2020

L’immeuble

Je hais mes voisins. La folle du quatrième continue de jeter ses croûtons de pain aux oiseaux du haut de sa fenêtre en visant systématiquement les gens qui passent dans la cour intérieure, dont moi ;  le vieux du rez-de-chaussée a recueilli un quatrième chien, il est vrai que les trois autres n’aboyaient pas assez fort ; le pachyderme du deuxième a remplacé les poteaux de l'étendage collectif par des perches gratuites en fer rouge qui n’ont  pas plu au parano du deuxième qui a voulu lui casser la gueule en l’accusant de... [Lire la suite]
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20 février 2020

Duo de février

 Voici notre Duo de février avec Caro du blog les heures de coton. Voici  les deux "pistes" que Caro a choisies : "Presque tous nos souvenirs sont faux." de Julian Barnes puis, cette rue des Cascades,  de Yan Tiersen.   Après le texte de Caro, voici mon texe. ... [Lire la suite]
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18 février 2020

Duo de février

Voici notre Duo de février avec Caro du blog les heures de coton. Voici  les deux "pistes" que Caro a choisies : "Presque tous nos souvenirs sont faux." de Julian Barnes puis, cette rue des Cascades,  de Yan Tiersen. Aujourd'hui vous pouvez lire son texte, le mien sera publié jeudi 20 février.   ___________________________ « Presque tous les souvenirs sont faux. » J’éprouve soudain une irrésistible envie de le gifler. Ce ton péremptoire. Avec une pointe de suffisance. Sa façon définitive d’assener ses idées... [Lire la suite]
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10 janvier 2020

L’anniversaire

Un an, de presque sérénité. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de sa mort. J’ai fait les choses simplement. J’ai commandé un gâteau au chocolat où j’ai fait écrire « à notre regrettée maman » ; ça, ce sera après la messe qui sera dite en sa mémoire. Pour l’occasion, je me suis acheté un complet sombre. Je pourrai toujours le remettre pour un enterrement ; les gens qui meurent ne manquent pas. Il suffit de lire la rubrique nécrologique du journal local. J’ai voulu inviter ses trois frères et sœurs mais un seul... [Lire la suite]
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29 décembre 2019

Une odeur de mort

Depuis cinq ans, il tirait pour se faire la main. La dernière de ses victimes, ce serait sa mère, et là, il savait qu’il atteindrait la perfection. La seule qu'il n'avait jamais voulu tuer, c'était Muriel, une jeune femme fragile qui supportait sa colère, comme elle avait supporté celle de son père. Un 29 décembre, il lui avait dit en criant. - J’aime pas ton odeur, tu sens ma mère. Elle essaya vainement de lui expliquer que ce parfum lui avait couté cher, très cher, mais il n’en démordait  pas : «  Cette odeur est... [Lire la suite]
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04 décembre 2019

Les forces de l’ordre

Il y a bien longtemps – et cela n’a pas dû changer, bien au contraire -  j’avais entendu deux policiers dire  que lorsqu’ils voyaient des jeunes de banlieue qui détalaient à leur approche, c’était certainement parce qu’ils avaient quelque chose à se reprocher… Mouais, je veux bien ! Mais qu’est-ce qu’ils voudraient qu’ils fassent les jeunes de banlieue ? Qu’ils les attendent pour leur donner l’accolade et leur parler de leurs problèmes avec leurs parents ? Je dois dire que moi-même  – alors que je pense... [Lire la suite]
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