08 juin 2014

RLDP

Après avoir médit des uns et des autres pendant une demi-heure, elle a ajouté. -   Je crois que toi et moi on devrait créer une radio locale. On l’appellerait RLDP. -   Tu sais, je n’ai aucune compétence en matière de radio. -    En matière de radio peut-être, mais pour le reste… -    Et à propos, RLDP, ça veut dire quoi ? a-t-elle fait intriguée -    Radio Langue De Putes, bien sûr ! Elle l’a regardée sidérée. Elle ? Une « langue de... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [16] - Permalien [#]

06 juin 2014

Le couple

                  Quand elle avait vu le paon elle avait poussé de petits cris de joie et avait ajouté. -   Non mais tu l’as vu ? Tu l’as vu ? Son mari détestait ses crises d’admiration proches de l’hystérie. Lui préférait la discrétion. -   Mais oui, je l’ai vu, et alors ? -   Et alors ?  Il ne te fait penser à personne ? -   Non. -   Cherche un peu. Il savait qu’elle adorait se faire... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
04 juin 2014

Le père

-  Maman, je crois que papy est mort ! cria la jeune fille. Elle se précipita dans la chambre et constata que Marion avait raison. Un mois qu'elle attendait cette mort. Elle n’osait pourtant pas s’approcher du corps. -  Regarde maman, il y a une enveloppe à côté de lui ! Elle bondit. -   Surtout, ne touche à rien ! -   Mais pourquoi, il y a ton nom dessus ! Elle prit l’enveloppe et la glissa dans sa poche. Il ne lui avait tout de même pas fait le coup de la lettre ! S’il... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:30 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
02 juin 2014

Le rêve

Il est de ces rêves filandreux* que l’on aimerait ne jamais avoir faits. Celui-ci notamment ; je ne vous le raconterai pas en détails, mais je me suis réveillée plus fatiguée que je ne m’étais couchée avec l’impression nauséabonde de ne pas savoir qui j’étais. Et toute la journée le rêve m’a poursuivie ; au point que, interpellée à plusieurs reprises dans la rue par une connaissance, je ne me suis pas retournée. Forcément, je ne m’étais pas reconnue. Je vous avouerais que le plus étrange, c’est que le rêve dure encore.... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
31 mai 2014

Le coup du parapluie

Ah, comme elle était gentille la petite mamie aux parapluies, avec sa mise en plis  dont les boucles aux reflets violets laissaient apparaître, çà et là, les plaques roses de son crâne. Tout le monde l’aimait, toujours un mot sympathique pour les uns ou pour les autres ; toujours un bonbon pour les enfants et un compliment pour les mamans. Qui aurait pu se douter de sa double vie ? Sauf qu’un jour, des lettres anonymes circulèrent. On l’accusait – mais était-ce vrai ? – de se servir de ses parapluies pour... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:45 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
29 mai 2014

Un goût d'absurde

Quand je n’étais pas morte, j’étais comme vous, je me croyais immortelle. Vanité ! J’ai su il y a sept jours ce que mourir veux dire. C’était mercredi dernier. Au moment où j'ai ouvert la porte de mon appartement, un homme m’a braqué son arme sous le nez ! Ni une ni deux, le type a tiré : une balle en plein cœur. Un vrai gâchis ; j’ai si mal utilisé mon cœur. Cette leçon de mort m’a donné une leçon de vie ; trop tard ! Le pire dans cette histoire, c’est qu’on m’a prise pour une autre. Ma vie a été aussi absurde que ma... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]

27 mai 2014

La rampe

Dans mon rêve il me répétait : « Il faut lâcher la rampe, lâcher la rampe tu comprends ! Mais putain, lâche-moi cette rampe ! » Je l’ai lâchée et je me suis réveillée en sueur. Il était cinq heures du matin. J’ai décidé de me lever. Après un rapide passage dans la salle de bain, j’ai descendu l’escalier pour aller dans la cuisine. La rampe me tendait les bras, mais je me suis souvenue de ce qu’il me disait dans mon rêve et je n’ai pas tenu la rampe. J’ai dérapé sur  les deux livres posés sur la troisième... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:45 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
25 mai 2014

Le fauteuil

Elle le détestait. Le jour où elle l’avait éventré et où ses veines de paille étaient apparues dans toute leur nudité, elle avait jubilé.  Elle aurait pu le garder ainsi, blessé - car après tout cette infirmité lui enlevait toute superbe - mais non, il lui rappelait trop de souvenirs. Un  soir elle avait vu rouge – le bourgogne avait sans doute trop coulé dans ses veines – et elle avait décidé de se séparer de lui. Après avoir descendu trois étages en ahanant, elle l'avait calé comme elle  avait pu dans sa voiture et... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:45 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
23 mai 2014

Ah bon ?

Les voisins étaient atterrés : ah bon, il avait tué sa femme ? Mais pas ses enfants quand même ? Non, ce n’était pas possible, pas lui, ils n’y croyaient pas. Il était toujours si aimable  et il avait l’air si prévenant. Et puis  il allait  à la messe tous les dimanches…
Posté par gballand à 06:45 - Commentaires [16] - Permalien [#]
21 mai 2014

Le faussaire

Depuis 15 jours ses idées étaient aspirées par un vide vertigineux et son fichier attendait toujours les brassées de mots qui auraient dû peupler son écran vierge. Face au désastre, il se résolut à " emprunter " . Il n’en était pas à ses premiers « emprunts », mais il préférait oublier ses larcins passés. Il aimait à se penser fécond – il avait trois livres à son actif -  alors que sa plume était sèche. Il se disculpait aisément : les textes publiés par d’anonymes écrivants voués à la non-reconnaissance  n’étaient-ils pas... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:30 - - Commentaires [19] - Permalien [#]