07 octobre 2013

Le poisson

Le nez collé à l’aquarium, elle observait  son petit poisson rouge, comme tous les soirs. Il était comme elle, tout seul, mais lui paraissait perdu dans sa grande maison d’eau. Sa maman  avait dit. -   Je vais  lui mettre de l’eau chaude parce que l’hiver approche et que les petits poissons rouges aiment bien avoir chaud l’hiver. Le lendemain, quand elle voulut voir son petit poisson rouge, elle constata que l’aquarium avait disparu. Bien plus tard, on lui apprit que le petit poisson rouge était mort, mais... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:30 - - Commentaires [19] - Permalien [#]

05 octobre 2013

Le rêve

La nuit passée, elle avait rêvé qu’elle était enceinte. Enceinte ! À son âge ! Ses rêves ne se moquaient-ils pas  d’elle ?
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
03 octobre 2013

La non-rencontre

Je me demande comment j’ai pu coucher avec ce type, un moment d’égarement ; certainement un  un effet des pilules euphorisantes que je prends depuis 15 jours. La première fois que je l’ai vu, il était en costume et il présentait plutôt bien : grand, brun, les yeux bleus, et cet air d’effleurer la vie sans vraiment y toucher. Une semaine plus tard, nous nous retrouvions dans une chambre d’hôtel. Quand je suis arrivée, la réceptionniste m’a dit que monsieur était déjà dans la chambre. J’ai frappé à la porte en... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
01 octobre 2013

Le bar

Elle avait changé la décoration de son bar et en avait fait l’archétype de la route 66 ; sauf qu’il se situait sur la route départementale 6014 et que sa clientèle était essentiellement composée de poivrots qui ne se déplaçaient pas en Harley Davidson…  
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
29 septembre 2013

Le buste

C'est là qu'elle apparaissait. Jamais elle ne sortait. Etait-elle d'ailleurs sortie un jour ? Personne ne le savait. Certains disaient qu'elle était paralysée, d'autres cul-de-jatte, d'autres encore que c'était une femme tronc, mais  nul n'avait pu vérifier ce qu'il en était. Certains encore disaient qu'elle n'existait pas, que la femme  à la fenêtre était un mannequin que l'on plaçait et déplaçait pour que la légende dure. Mais à qui servait cette légende ?     PS : photo prise par C. V. à La... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
27 septembre 2013

Duo

Aujourd’hui, avec caro-carito du blog les heures de coton, nos textes se croisent pour un nouveau duo : son texte est sur Presquevoix, quant à mon texte, il  est sur son blog.La consigne était la suivante : écrire à partir de ce portrait de Quentin de La Tour et de ce titre : les mauvaises raisons   Les mauvaises raisons Quand il m’a embrassée sur la nuque, j’ai compris que j’étais en train de tomber bêtement amoureuse de lui. Je relevai la tête, ce regard vert d’eau, je n’y échapperai pas. Quand mes doigts s’approchèrent... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

25 septembre 2013

Le travesti

Il avait presque réussi à stabiliser sa dépression et à supprimer tous ses médicaments grâce à  un subtil stratagème : les jours où il ne se supportait plus, il s’habillait en grand-mère. Dès qu’il mettait sa jupe grise, son corsage blanc et qu’il ajustait sa perruque, il se sentait en paix avec lui-même. Si à 50 ans, après une série d’échecs aussi bien professionnels que sentimentaux,  il ne s’était pas encore passé la corde au cou, c’était sans doute grâce à ce petit subterfuge qui lui permettait de goûter à de menus... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:30 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
23 septembre 2013

Mensonge

« Je mens donc je suis », telle est ma devise. Mon dernier mensonge en date : j’ai dit à un collègue de travail que je l’aimais. Bien sûr rien ne m’y obligeait puisque je ne l’aimais pas ; seulement il me regardait d’une telle façon... J’avoue que j’ai dû y mettre du mien, il est tellement laid. Quand je lui ai fait ma déclaration, il m’a regardé l’air incrédule et a fini par répondre. - Tu es sûre, vraiment ? -  Mais oui, ai-je insisté. Quand il a voulu m’embrasser, je l’ai laissé faire. L’espace d’un... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:35 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
21 septembre 2013

La visite

Quand on a sonné à la porte. J’ai préféré ne pas ouvrir, un pressentiment. Mon mari, lui, s’est précipité avant que j’aie pu lui dire quoi que ce soit ; le malheureux attend toujours quelque chose. Cette fois il n’a pas été déçu : c’était Dieu en personne. Dieu ne nous avait pourtant jamais parlé, ni à moi ni à lui. Il lui a fait un sermon qui a duré deux heures ; j’ai même  eu le temps de préparer le repas, de manger et d’écouter le journal de la 2 présenté par Pujadas. Quand Simon est rentré, il était livide. J’ai bien essayé... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [14] - Permalien [#]
19 septembre 2013

L’oubli

Il ne m’a pas reconnue et j’ai renoncé à l'appeler. Avais-je changé à ce point pendant ces deux années d’exil ? J’ai pris ma valise, j’ai laissé la verrière que le soleil inondait de lumière et j’ai marché jusqu’à l’hôtel de la gare. J'imaginais sans peine la chambre aux papiers vieillis qui m'accueillerait pour une nuit. Mais si lui ne me reconnaissait pas, qu’en serait-il des autres ?  
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]