26 septembre 2015

Gibert

Elle était au rayon philosophie, chez Gilbert et, par curiosité, elle fit un petit tour des étals pour prendre la mesure de tous les livres qu’elle ne lirait jamais. Un homme lui adressa la parole. -          Je peux vous aider ? Elle tourna la tête et vit un escogriffe d’une cinquantaine d’année, une coupe de cheveux au carré imparfait,  la mine étrange, et un costume d’un autre temps ; sans doute un professeur de philosophie. Qui d’autre ? En tout cas, ce n’était pas un... [Lire la suite]
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24 septembre 2015

La maison

Elle observait la ville et la ville l’observait. Qui aurait pu imaginer que la maison veillait sur le corps d’une femme qu’aucun prince charmant n’avait jamais pu réveiller. Elle n’ouvrit un œil que lorsque la première grue éventra le toit, mais il était trop tard…   PS : photo prise à Rouen par mes bons soins  
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22 septembre 2015

Narcisse

Elle ne savait que parler d’elle et toute tentative d’aborder un autre sujet était vouée à l’échec. Epuisé par ses ressassements perpétuels, son fils prit une sage décision qu’il mit en application la fois suivante. Ce jour-là, alors qu’elle se gorgeait d'elle tout en buvant un verre de mousseux auquel elle avait donné l’appellation « champagne »,  il sortit un miroir de son sac à dos et le cala devant son visage. Sa mère s’étonna de cette « guignolade » De derrière le miroir, son fils articula. ... [Lire la suite]
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20 septembre 2015

La mère

Elle entre dans le wagon en gare de Val de Reuil avec ses quatre enfants : deux ados, une petite fille de 5 ans, et un garçon de 8 ans, environ. Cinq minutes après le départ du train, le petit garçon dit. -          Maman, je veux aller faire pipi. La mère rétorque aussitôt. -          Tu te fous de ma gueule ! Le petit garçon ne répond rien, il attend, il doit avoir l’habitude. Sa grande sœur finit par se lever et l’emmène aux... [Lire la suite]
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18 septembre 2015

L'islamiste radical

Avant de mourir, ce " fou de Dieu " avait eu un vœu : mourir à 13 heures. - 13 heures, pourquoi ? lui avait demandé l'officier. - Pour manger avec le prophète et les martyres, avait-il répondu. L'officier avait hoché la tête, perplexe,  et il avait ordonné aux soldats de le tuer à 14 h.  Il ne serait pas à l’heure pour son repas avec le prophète, mais il arriverait juste à temps pour faire la vaisselle.   PS : brève largement inspirée des deux derniers paragraphes de cet article en anglais    
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16 septembre 2015

Le flacon de parfum

Son fils et sa belle-fille lui avaient offert un flacon de parfum qu’elle trouvait vraiment minuscule. Pour leur faire mesurer leur avarice, elle plaça leur flacon sur l’étagère de la salle de bains, sous le miroir,  juste à côté du flacon qu'elle venait de s' acheter et qui, à côté, paraissait gigantesque. La prochaine fois qu’ils se laveraient les mains, ils ne pourraient ainsi manquer de voir la différence. Une comparaison valait toujours mieux qu’un long discours.  
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14 septembre 2015

Duo de septembre

Pour notre duo de septembre avec Caro, nous devions utiliser cette phrase  - « Il y a des choses qui sont trop grandes pour nous, êtres humains » - tirée du livre de Pascal Mercier,  " train de nuit pour Lisbonne ". Après le texte de Caro, voici le mien :   Le père   Dans sa vie, tout allait bien. Elle avait 30 ans, elle était agréable à regarder, elle  possédait un certain sens de l’humour, ne se laissait jamais totalement gagner par la morosité, et elle avait quelques amis sur qui elle pouvait... [Lire la suite]
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12 septembre 2015

Duo de septembre

Pour notre duo de septembre avec Caro, nous devions utiliser cette phrase  - « Il y a des choses qui sont trop grandes pour nous, êtres humains » - tirée du livre de Pascal Mercier,  " train de nuit pour Lisbonne ". Un livre que je prends le risque de vous conseiller. L'auteur connait particulièrement bien Lisbonne, la période de la dictature, la "saudade" et Fernando Pessoa. Le premier texte est celui de Caro, le mien paraîtra lundi à 7 heures. Bonne lecture.   Les humanités « Il y a des choses... [Lire la suite]
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10 septembre 2015

La chienne

Tous les jours, à 11 heures sonnantes, il est au comptoir du bar avec sa chienne Zeta. Il demande un demi, suivi d’un deuxième et d’un troisième, comme d'habitude. Ce jour-là, la chienne ne reste pas à côté de lui, elle est à un pas derrière, attentive. Après avoir vidé le dernier verre, il appelle sa chienne, énervé. Son voisin de comptoir – encore lucide -  lui signale par deux fois que la chienne est juste derrière lui mais il ne la voit pas. Les trois bières avalées au « Terminus » - plus celles qu’il s’est enfilées ailleurs... [Lire la suite]
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08 septembre 2015

Le pied

Elle prenait son pied partout – mais dans la  plus grande discrétion - quel mal y avait-il à ça ?     PS : photo prise par moi-même, à Orange.  
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