09 juillet 2007

latin or not latin

On connaît l'antienne de George Brassens "sans le latin, sans le latin la messe nous emmerde...". C'est vrai qu'avec le latin on pénètre au coeur du mystère de la foi et ma foi, en ce qui me concerne, je préfère le mystère à la clarté... Dire des prières en latin, c'est un peu comme fredonner des chansons anglaises sans les comprendre ! A partir du moment où on les traduit, elles perdent tout leur charme ! Si je me pose cette question de la messe en latin, alors que  je ne vais jamais à la messe et que la question de... [Lire la suite]
Posté par gballand à 10:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 juillet 2007

parenthèse pyrénéenne

Voilà, je suis dans les Pyrénées, en Ariège précisément, pour "raisons familiales"... ça fait un peu mot d'excuse, sur carnet de correspondance d'élève... St Girons, la province comme on dit de Paris, mais je ne suis pas de Paris puisque je vis moi aussi en province, à Rouen, mais St Girons c'est la province de la province ! Eh oui, on est tous le provincial de quelqu'un ! Le petit guide local dit : "La chaleureuse et souriante cité St Gironnaise... étire ses rues pittoresques et chantantes de part et d'autres de... [Lire la suite]
Posté par gballand à 10:34 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
05 juillet 2007

Les plus beaux jardins sont les plus abandonnés*

Les plus beaux jardins sont les plus abandonnés*, les plus beaux jardins sont ceux qui poussent dans la presque absence de la main de l’homme ou dans une présence qui rappelle son absence. Ce sont les jardins que l’homme caresse de loin, ceux qui ne lui sont  pas  asservis, ceux dont la nature échevelée dessine l’inconscient…  * Phrase de Christian Bobin Photo de Fernand Giroux, vue sur le site :  http://www.saint-donat.info/
Posté par gballand à 08:17 - Commentaires [1] - Permalien [#]
04 juillet 2007

Je t'attendrai ou un repos bien mérité

Quatre heures qu’il tournait et virait dans cette ville où il était arrivé par hasard, enfin pas exactement par hasard ! Il était arrivé là, parce qu’il croyait qu’Elle aussi y était. Son adresse était au fond de sa poche, griffonnée sur un petit bout de papier, froissé d’avoir été tellement ouvert et plié. Elle était son seul espoir, la seule porte où frapper. Si elle n’était pas là, il n’avait plus qu’à se jeter du haut d’un pont, bien sûr qu’il en était capable, elle ne l’avait jamais cru quand il le lui disait, mais elle ne savait... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]
03 juillet 2007

Les vivants sont dans le corbillard, les morts suivent le cortège*

Le paradoxe que cette phrase soulève ne laisse  certainement personne indifférent. J’ai souvent l’impression d’être cette morte, dans ce cortège, qui suit pas à pas le corbillard dans une brume automnale ; Ne sentez-vous pas la mort sournoise qui entoure nos épaules de sa compassion bienveillante et nous murmure de sa voix douce « Ne change rien, ne change rien, ne change rien… » ? Ne vivons-nous pas entourés de morts ? Au travail, à la maison, à la télévision, dans la rue… J’en ai tant vu et j’en vois tant de morts ou... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
02 juillet 2007

Et toi, tu pars quand ?

Si vous ne savez pas quoi dire à votre interlocuteur, la question simple à poser en ce deuxième jour de juillet - et qui remplace avantageusement les sempiternelles réflexions sur le temps - c’est : « Et toi, tu pars quand ? ». On peut d’ailleurs y ajouter des phrases subsidiaires, telles que : Et tu vas où ? Tu pars en famille ? « Tu vas bien te reposer, j’espère… » ou « profites-en bien ! ». Voilà qui permet de maintenir le lien social sans trop s’investir personnellement.Evidemment si la personne à qui vous posez cette question... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:16 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

01 juillet 2007

“Il ne faut jamais aller au-devant des choses qu'on redoute

Il ne faut jamais aller  au-devant des choses qu'on redoute* ma petite fille, si tu continues comme ça tu auras des problèmes et ne compte pas sur moi pour t’aider… ». Elle le connaissait bien cet adage entendu des milliers de fois, elle croyait d’ailleurs se souvenir très exactement de la première fois, seulement maintenant, il prenait tout son sens, alors qu’avant...Il était minuit, il venait de l’appeler et avait dit qu’il voulait se foutre en l’air et que ce serait de sa faute. La première fois qu’elle l’avait rencontré,... [Lire la suite]
Posté par gballand à 11:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
30 juin 2007

Moi, vous savez, je suis jeune d’esprit…

C’est ce que se disent les vieux pour se consoler de ne plus être jeunes. Voici un exemple de phrases entendues et qui illustrent parfaitement cette étincelante philosophie de comptoir : « L’important, vous savez, c’est d’être jeune dans sa tête ! » ou encore « L’âge ça compte pas, y’a des jeunes qui sont déjà vieux dans leur tête ! ». Le problème, c’est que tous les vieux que je connais, ils sont vieux dans leur tête - vraiment, je vous assure - et les seuls à ne pas le croire, ce sont eux !D’ailleurs, moi-même qui vous parle, je me... [Lire la suite]
Posté par gballand à 08:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juin 2007

Dieu et Marx peuvent-ils se tenir par la main ?

Oui, si l’on en croit Marjane Satrapi qui leur prête ces paroles communes d’encouragement, à son adresse, à la fin du film Persepolis : « N’oublie pas que la lutte continue ! ». Marjane me fait penser à la Mafalda contestataire de Quino sous la dictature de Videla en Argentine, le même petit bout de fille courageuse – sauf que Mafalda, elle, ne grandit pas puisqu’elle est un pur symbole -  qui met son grain de sel irrévérent partout. Marjane est une amoureuse de la liberté et de la tolérance, c’est sa grand-mère – libre-penseuse... [Lire la suite]
Posté par gballand à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 juin 2007

Dans le ventre du Rectorat ou les photos des secrétaires...

C’est étonnant le Rectorat, vu de l’intérieur. Quand on entre dans les bureaux – et aujourd’hui, moment solennel entre tous, j’ai rendu mes copies de baccalauréat – on pénètre dans l’univers intime de chacune des secrétaires. Chaque « recoin » de bureau est aménagé en fonction de la personnalité de la secrétaire qui l’habite… Il y a celles qui sont amoureuses des chevaux, des chiens ou des chats et qui  collent ces animaux sur les tiroirs et les murs, il y a celles qui préfèrent s’évader en pensant à des destinations lointaines –... [Lire la suite]
Posté par gballand à 09:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]