11 novembre 2007

L’obsessionnel

Quand il l’a rencontrée, il lui a dit gêné, en esquissant un vague sourire. – Je n’aime pas le désordre. Sur la table du café, il a remis les cuillères dans les soucoupes et a disposé symétriquement les tasses. Elle n’y a pas fait attention. Un mois plus tard, il lui a dit. – Je ne supporte pas  que des choses traînent sur les tables. Elle venait juste de lui servir le café dans le studio qu’elle louait au cinquième étage et avait oublié de ranger les revues éparses. Elle lui a répondu souriante. – Je... [Lire la suite]
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10 novembre 2007

Demain…

C’était  simple, elle devait descendre les  marches, enjamber les chiens, ouvrir la porte, la fermer, prendre la route à droite, aller jusque chez lui, frapper à la porte, attendre qu’il l’ouvre, lui dire qu’elle regrettait ce qu’elle avait dit, qu’elle n’aurait jamais dû, qu’elle n’avait pas réfléchi parce qu’elle était jeune et qu’à son âge on agissait souvent de façon impulsive... Peut-être qu’il comprendrait…Elle se passait et se repassait ce scénario dans sa tête, encore et encore, et puis la nuit tomba. Elle fit... [Lire la suite]
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09 novembre 2007

Toute vérité est-elle bonne à dire ?

« Ben oui, quoi ! Il faut bien lui dire, c’est la vérité. » Ite missa est* ! L’étendard de la « vérité », brandi,  comme une excuse à tout… ! Mais de quelle vérité s’agit-il ? Pourquoi cet empressement à la dire ? L’autre est-il prêt à la recevoir  ? Et qui va-t-elle servir cette vérité ? Celui qui la dit ou celui à qui on la sert ? La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité.  (Pablo Neruda)* Citation latine : la messe et dite
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08 novembre 2007

Little Italy

J’avais un souvenir de la petite Italie new-yorkaise qui datait d’il y a plus de 25 ans et qui n’a pas correspondu à ce que j’ai retrouvé ! J’avais vu les draps et le linge suspendus aux fils entre les fenêtres, j’avais entendu parler italien, j’avais parcouru les rues d’un carré donné et spécifié comme une enclave du pays du soleil et de la pizza et j’avais eu l’illusion de me retrouver dans un quartier napolitain. Une rue, des restaurants, avec beaucoup d’imagination, j’aurais pu retrouver ce rappel mais les boutiques de... [Lire la suite]
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08 novembre 2007

Ce qui nous sépare…

Ce qui nous sépare tu vois, c’est toi, ce n’est pas plus difficile que ça ! Oui, je sais, tu vas encore me dire que je ne suis pas objective, que je regarde tout par le petit bout de ma lorgnette, que la seule chose qui m’intéresse c’est moi, que je suis une égoïste, que je n’ai jamais été capable de me mettre à la place de qui que ce soit, et surtout pas la tienne, que je n’ai jamais levé le petit doigt pour toi, que je n’écoute personne, que quand on me pose une question qui me gêne je réponds par une autre question qui pourrait... [Lire la suite]
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07 novembre 2007

Santiags et chapeau de cow-boy

Sur Times Square à New-York City, un homme : cheveux blonds longs, grand, bien musclé, vêtu d’une paire de Santiags, d’un chapeau de cow-boy, d’une guitare et d’un slip blanc ! Il chante, gesticule, prend la pose sur le petit bout de trottoir qui sépare Broadway et la 7ème Avenue. Des passants s’arrêtent, le photographient, des femmes s’approchent, il prend des positions équivoques pour le plus grand plaisir de ces femelles qui gloussent alors que les copines immortalisent ce moment unique. Scénario A : « Mais ouiiiii,... [Lire la suite]
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07 novembre 2007

Mauvaise foi ?

- Pauvre gosse, on lui a volé son âme*!- Comme tu y vas !- Oui, je maintiens ! Pauvre gosse ! Tu as vu ses parents ?- Ben qu’est-ce qu’ils ont ?- Tu appelles ça des parents ?- …- Oh, toi, de toutes façons, tu te poses jamais de questions !- Alors c’est quoi, selon toi, être un parent ?- C’est justement se poser les questions que tu ne te poses pas !- Alors, selon tes critères, je suis pas un parent ?- Tu en es un par la force des choses, mais tu n’étais pas fait pour ça !- Mais toi oui, forcément !- Effectivement, moi oui ! Et... [Lire la suite]
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06 novembre 2007

Je suis venue vous dire...

Je suis venue vous dire Que mes aventures au loin s’étaient poursuivies A New-York et à Boston qu’auparavant j’aimais. « Je me souviens » et « les brèves » ont été orphelines De mes chroniques pendant deux semaines. Avez-vous remarqué mon absence ? Je n’ai pas cette prétention, Mais tout au long de ce voyage, j’ai pensé à vous et Essayé de trouver ce qui pouvait peut-être capter votre attention une fois revenue.
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06 novembre 2007

Souvenez-vous...

Les souvenirs sont comme les fruits, si on ne les cueille pas ils tombent … et leur chair nourrit les terres de l’absence… * photo de R. B.
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05 novembre 2007

Le dégoût

Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison* ! C’est ce que je lui ai dit la dernière fois qu’il m’a convoquée dans son infâme bureau du vingtième étage de la Tour Breteuil. A ce moment précis – et rien ne l’avait vraiment laissé prévoir - il m’a coincée contre l’armoire en fer tout en me chuchotant que ce qui lui plaisait, chez moi, c’était mon côté rebelle. Sa chemise était  bleu pâle et il sentait la sueur. J’ai gardé son odeur acre sur moi pendant toute la journée. Je me demande pourquoi je n’ai... [Lire la suite]
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