15 novembre 2015

En finir !

Rien à foutre de rien, tous pourris. Ça allait faire mal quand il allait frapper ! Quand il avait reçu le matériel,  il l’avait rangé au fond du placard, sous ses vêtements. Pas de risque que sa mère le voie, elle ne rentrait plus dans sa chambre depuis qu’elle savait qu’il faisait cinq prières par jour. Pauvre naze ! Il avait fini par la détester, elle et sa petite vie de merde ! Ils ne se parlaient plus, chacun enfermé dans sa tanière : elle dans sa cuisine, lui dans sa chambre. Et quand il leur arrivait de se croiser,... [Lire la suite]
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13 novembre 2015

Les mains

On lui avait dit que les bouchers avaient  les mains douces parce qu’ils avaient tout le temps les mains dans le gras. Elle s'était donc échinée à donner dans le boucher. Elle en était à son cinquième et, si elle aimait leurs mains,  elle détestait leurs conversations où la chair était si présente qu’elle finissait par en être dégoutée…
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11 novembre 2015

Mort aux cons

Il s’était arrêté devant la vitrine, avait hésité un instant, puis l’intimité du lieu – que se passait-il derrière ce rideau rouge ? –  l’avait conduit à pousser la porte. Ce « cru » paressait prometteur et le regard  de la jeune femme dans la vitrine ne laissait aucun doute sur l’impureté de ses intentions. Une sonnette aigue marqua son entrée. A peine la porte fut-elle refermée que deux robustes gardes du corps se présentèrent et  le conduisirent sans ménagement au fond du magasin. On le fouilla, on... [Lire la suite]
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09 novembre 2015

L’amanite

Il comparait souvent sa mère à une amanite phalloïde mais il ajoutait toujours, non sans humour,  qu'elle n'avait pas le teint verdâtre  et que ses lames étaient invisibles.    
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07 novembre 2015

Barbe bleue

Il l’avait enterrée sous la vasque fleurie, deux ans plus tôt, et il se félicitait du choix qui avait été le sien. Jamais il ne s’était excusé, mais qu’aurait-il pu lui dire ? Qu’il avait perdu son sang-froid et qu’il le regrettait ? Non, ce n’était pas raisonnable. La grande maison blanche avait alors retrouvé sa tranquillité et lui avait repris goût à la vie. C’est alors qu’une deuxième femme était arrivée. Elle ressemblait étrangement à la première mais  ses cheveux étaient aussi noirs que ceux de la précédente... [Lire la suite]
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05 novembre 2015

dynasties

Je crains que les dynasties ne soient à la politique ce que le lierre est aux murs. Est-il improbable d’imaginer - dans ce monde imparfait - que le fils de Nicolas Sarkozy ou le petit fils de François Hollande – les phares de la misogynie, hélas,  assombrissent encore nos contrées -  ne deviennent un jour président de la république et ne reprennent le  flambeau blafard de leur père ou grand-père afin de plonger définitivement la France dans l’obscurité ?
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03 novembre 2015

Floue

Être floue. Cela remontait à loin. Peut-être  le jour de son entrée à l’école maternelle, quand la machine à débiter les enfants s’était mise en route. Elle avait dû s’adapter, se faire violence, s’oublier même, et ça avait duré 16 ans. A 20 ans, elle l’avait rencontré, lui,  l’homme ; et  le jour où il avait pris cette photo d’elle - floue comme il se doit - elle n’eut plus aucun doute sur son impossibilité à être nette. Elle se souvenait encore de ce manteau rouge, choisi par lui, exprès. - Un exercice pour te... [Lire la suite]
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01 novembre 2015

Le patron

Quand j’ai dit à mon patron que j’étais en retard à cause du décalage horaire,  il m’a asséné un  « Vous vous fichez de moi madame Dupont, vous étiez dans la Creuse !» Je lui ai expliqué que si la Creuse était sur le même fuseau horaire que Paris, je devais néanmoins me réadapter au rythme parisien. Et j’ai conclu énervée. - C’est pas parce que j’arrive avec une malheureuse demi-heure  de retard que la terre va s’arrêter de tourner ! Bien sûr il n’a rien voulu entendre. Mon patron fait partie de ces hommes qui ont... [Lire la suite]
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30 octobre 2015

changement

Enfant, il n’était pas raciste, mais à sa majorité il le devint. Il prit sa carte du FN et se transforma en admirateur de Marine Lepen. Il ne manquait jamais aucun de ses  discours  et  les écoutait assis devant la télé, le pouce dans la bouche...   PS : photo "volée", prise à Bruxelles en juillet dernier
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28 octobre 2015

L’impasse

Il était né dans une impasse qui donnait boulevard de l’Espérance. Jamais il ne l'avait quittée, sauf le dernier jour, celui de sa mort, quand le SAMU avait emporté ce qui restait de son corps…  
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