16 janvier 2016

Madame JE

Dans la famille, tout le monde l’appelait Madame JE. Il y avait plus de 20 ans qu’elle racontait le même roman familial à qui voulait l’entendre – roman aussi loin de la réalité que Neptune l’est de la planète terre. Dans cette épopée à sa gloire, ses enfants avaient du mal à la reconnaître, mais  ils reconnaissaient encore moins le portrait qu’elle dressait de leur père - cet être qui « l’adorait » comme elle le clamait en permanence -  et avait eu le bon goût de disparaître avant elle afin de n'apporter aucune... [Lire la suite]
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14 janvier 2016

Pédagogie

  La pédagogie, c’est la stratégie des couches, et elles s’écaillent très vite, trop vite. Alors il faut gratter,  puis repeindre, encore et toujours, jusqu’à épuisement…     PS : photo prise à Rouen sur le lieu de démolition d’une assez jolie maison, dommage ! 
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12 janvier 2016

L’identité

Marilyn travaillait au service accueil de l’hôpital psychiatrique depuis trois ans et son œil aiguisé était capable de détecter en un clin d’œil qui était malade et qui ne l’était pas. L’hôpital étant un lieu ouvert – des esprits malveillants disaient même un moulin à vent – elle devait se montrer vigilante, au cas où. Ce jour-là, à 16 heures, elle vit sortir un type revêtu d’une drôle de  tunique longue et chaussant des tongs. Après un rapide coup d’œil, elle décida d’intervenir. ... [Lire la suite]
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10 janvier 2016

Le choix

A un moment,  il a voulu être danseur – il était grand, mince et plutôt musclé -  mais il a vite abandonné l’idée. Danser pour quoi ? Pour qui ? Et dans quelle compagnie ? Ensuite il a voulu être guitariste. Mais il est passé rapidement à autre chose ; serait-il capable de jouer en solo ? Puis, il a pensé au théâtre. Etre quelqu’un d’autre le temps d’une pièce, n’était-ce pas fascinant ? Mais les textes à apprendre l’ont découragé. Alors pourquoi pas le chant ? Sa voix était grave et belle,... [Lire la suite]
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08 janvier 2016

Le matelas

Ils ont rencontré Pierre par hasard à Conforama, en contemplation devant le rayon matelas. La conversation s’est engagée sur les avantages et les  inconvénients des tailles de matelas. Sa théorie de l’évolution du matelas dans la vie d’un couple les a fait réfléchir, d’autant plus qu’ils ne vivaient ensemble que depuis un an : « Les premières nuits, on couche à deux sur un matelas de 90, sans problème aucun, ensuite, très rapidement, on passe au matelas de 140,  puis à celui de 160, et on finit par opter pour celui de 180,... [Lire la suite]
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06 janvier 2016

L’ascension

Il lui avait dit. -          Tu prends l’escalier à ta droite et il suffit de monter, c’est tout en haut. -          Et une fois en haut ? -          Une fois en haut, tu m’attends. C’est donc ce qu’elle fit le jour J. Une fois dans la rue du destin, elle prit l’escalier à sa droite et elle monta et monta encore jusqu’à sentir de fines gouttes perler le long de son dos. Je me souviens très... [Lire la suite]
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04 janvier 2016

l’IFALC

Depuis peu, elle était devenue membre de l’IFALC* et avait pris sa carte.  Hélas, devenir membre n'empêchait nullement les écarts de conduite ! *sigle signifiant : Il Faut Arrêter Les Conneries
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02 janvier 2016

Brève

Elle s’amusait à faire des condensés de réalités complexes ; elle en était  même arrivée à faire tenir sa vie en une courte phrase. A quoi bon continuer à faire de longues démonstrations quotidiennes une année encore ?
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02 janvier 2016

L’autre

De temps en temps, il lui parlait de son « ex », devenue son amie grâce à facebook. Et un beau jour, curieux de voir les effets du temps sur cette femme dont il s’était séparé dix ans plus tôt, il a décidé de la revoir. Ce n’était pas une rencontre que sa femme trouvait très « saine », mais que pouvait-elle dire ? Quand il est revenu, elle lui a dit. -          Alors ? Tout s’est bien passé ? Il a répondu, avec une pointe d'admiration. ... [Lire la suite]
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02 janvier 2016

Solitude

  La solitude frappait toujours à 15 h 49 et ne cessait que lorsqu’elle s’échappait dans le monde du sommeil. Pourquoi cette heure-là ? Parce que c’était l’heure exacte de sa naissance dans un monde où elle n'avait été désirée ni par son père, ni par sa mère.   PS : composition réalisée par mes bons soins.
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