14 octobre 2010

Les tennis

Au bord de la falaise elle avait d'abord jeté ses tennis, juste pour voir.  Rassurée sur leur sort, elle avait compté jusqu’à trois puis  s'était jetée dans le vide.Personne n’a jamais retrouvé son corps ; mais en avait-elle un ? PS : texte écrit dans le cadre des "impromptus littéraires"
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13 octobre 2010

Les coups

Il la frappe régulièrement parce qu’elle l’énerve, oui, c’est ce qu’il a dit au juge quand celui-ci l’a interrogé. Mais la dernière fois, il l’a frappée plus fort et elle s’est évanouie, il faut dire qu’elle était allée trop loin, c’est tout au moins ce qu’il a crié.- Trop loin ? Lui  fait préciser le juge.- Oui, trop loin ! Elle voulait pas me donner d’argent pour les courses.- Pas d’argent pour boire ? Vous voulez dire, répond le juge.Et le type rétorque sans sourciller :- Et alors, j’ai pas droit à une récompense après les... [Lire la suite]
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12 octobre 2010

Politique fiction ?

Ils étaient installés au comptoir d’un bar du 18ème arrondissement et sirotaient leur café de bon matin. Tous très bruns, trop bruns peut-être. Le plus jeune d’entre eux s’exclama : - Moi, je te foutrais une bombe à l’Elysée et on n’en entendrait plus parler de ce connard ! Le plus âgé, à l’accent prononcé, ajouta : - Et moi je m’occupe de sa veuve ! Le troisième conclut en rigolant : - Allez Mohamed, va la poser ta bombe et on se retrouve au chantier. Le lendemain, la police se présentait chez chacun d’entre... [Lire la suite]
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11 octobre 2010

Le satyre puant

Elle s'était accroupie dans les fougères pour l’observer de plus près ; depuis combien de temps n'en avait-elle pas vu ? Des mouches s’agglutinaient sur la calotte et l’odeur de soufre et de gaz provoquèrent chez elle une grimace de dégoût. Elle voulut se relever mais remarqua deux pieds d'homme chaussés de bottes, à deux pas du satyre puant. Elle vit aussi une troisième jambe, un gros bâton renflé à l’extrémité. Elle était paralysée.- La nature nous surprend toujours, entendit-elle. Un beau spécimen, hein ? Ajouta l’homme... [Lire la suite]
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10 octobre 2010

Transparence

Parfois on ne s'étonne  de rien et on n'écoute personne mais n'a-t-on pas tort ? Pour lire le texte, c’est ici.Le montage est de Patrick Cassagnes et le texte de gballand.
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09 octobre 2010

Le bébé

Quand elle entra dans la chambre 303 de la maternité des lilas et qu’elle découvrit le bébé devant lequel deux personnes déjà s’extasiaient, elle ne put s’empêcher de dire :- Qu’il est moche !On ne lui pardonna pas.
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08 octobre 2010

Le pervers encagoulé

Dans Paris Normandie, j’ai lu le fait divers suivant :  « Le pervers, encagoulé, s'en prenait aux jeunes filles seules, depuis la rentrée, dans l'escalier Beasley » Il faut dire qu’un escalier avec un nom pareil  - " Beasley" - ça doit finir par donner des idées  ! Enfin, peut-être ne le prononcez-vous pas comme moi...J’aime assez le rythme haché de la phrase dû aux virgules obsessionnelles, sans doute aussi obsessionnelles que le pervers encagoulé ! Le journaliste - est-il pervers ? -  nous... [Lire la suite]
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07 octobre 2010

Le député

Il prépare sa séance du lendemain au café de l’époque quand un type de rien du tout s’approche de sa table, le salue avec déférence et lui demande s’il peut lui accorder quelques minutes de son temps précieux. Le député hoche la tête et l’écoute l’air bienveillant. Comme l’inconnu se répand en détails fastidieux, il lui précise que son temps est compté, lui promet qu’il fera de son mieux pour l’aider et, en gage de sa bonne foi, lui demande de noter son nom et son numéro de téléphone sur un bout de papier. L’inconnu s’exécute,... [Lire la suite]
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06 octobre 2010

Amour ?

Il n’était pas son genre mais elle se rua sur lui comme l’assoiffée sur la fontaine ; il lui en fallait encore un qu’elle ne pourrait pas aimer.
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05 octobre 2010

La belle-mère

Hier soir, coup de fil à 23 heures et nuit blanche. On a séquestré ma belle-mère. Les ravisseurs demandent 50  000 euros pour nous la rendre. 50 000 euros ! Mais ils sont fous ? Où va-t-on trouver ça ? Et puis après tout je m’en fiche, ce n’est pas ma mère c’est la sienne ! Qu’il se débrouille pour réunir les fonds. Quand je le lui ai dit, il a souri. J’ai trouvé ça bizarre mais à vrai dire je ne connais pas ma belle-mère. Elle n’a jamais voulu me voir et, de mon côté, je n’ai jamais insisté. Ce matin, à 10 heures, nouveau coup... [Lire la suite]
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