22 septembre 2009

Toujours… (gballand)

Tous deux contemplaient le coucher de soleil, tendrement enlacés, et le refrain de l’amour éternel faisait battre leurs pouls à l’unisson. Toujours, était le seul mot qui leur importait, ils s’aimeraient toujours. C’est à ce moment-là qu’elle eut l’imprudence de lui dire :- J’ai une confidence à te faire… PS : texte écrit à partir d’une photo gentiment prêtée par Pierrick. Pour voir son blog : http://croklaphoto.over-blog.com/
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18 septembre 2009

La mode du suicide* (gballand)

Quand le DRH l’avait fait venir il lui avait dit clairement : - Si vous me changez de service encore une fois, je me suicide.- C’est du chantage ! avait-il répondu.- Appelez-ça comme vous voulez, mais une chose est sûre, je me foutrai en l’air.Il avait préféré ne pas le croire. Le surlendemain on le retrouvait pendu dans son bureau. Quand on l’annonça au DRH, celui-ci téléphona au Directeur qui eut la réponse suivante :-  Le vingtième ? Ils veulent notre peau ou quoi ?Le Directeur raccrocha aussitôt pour téléphoner au... [Lire la suite]
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17 septembre 2009

Mrs Hyde en elle… (gballand)

Hier, mes fenêtres étaient grandes ouvertes et j’ai entendu ma voisine crier – comme souvent elle le fait - de sa voix si caractéristique de Mrs Hyde «  Sale morue, salope,  t’es qu’une putain  comme ta mère, v’là la police qui arrive, tu vas voir… ». Ma voisine, âgée, vit seule. Il lui arrive souvent de parler de cette voix rocailleuse qui semble venir du tréfonds d’elle-même ; mais qui parle en elle ? Mystère. Revit-elle des épisodes douloureux de sa vie ? Quand je l’entends crier ainsi, j’imagine son visage... [Lire la suite]
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08 septembre 2009

La miette (gballand)

A chaque fois qu’elle nous invitait, j’étais tendue et je me surveillais en permanence, surtout à l’apéritif. Il ne s’agissait pas que quelque chose tombe par terre. La pelle et la balayette attendaient toujours dans un coin, non loin d’elle, et à la moindre miette elle s’avançait, une banderille dans chaque main, prête à donner l’estocade afin de faire disparaître immédiatement l’objet du délit.
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04 septembre 2009

L’erreur (gballand)

Lorsque la sonnerie retentit, elle faillit ne pas répondre, il y a tellement longtemps qu’on ne lui téléphonait plus. Elle  laissa sonner 7 fois puis elle décrocha. Après quelques secondes de silence, elle répondit que c’était une erreur, que non, elle n’habitait plus là où on disait qu’elle habitait et qu’elle ne voulait plus être dérangée.Une fois le téléphone raccroché, elle s’assit dans son fauteuil, ferma les yeux et se dit qu’elle allait enfin être tranquille.
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29 août 2009

Parce que (gballand)

Parce que. * C'était tout. Tout ce qu'il avait daigné lui dire. Juste parce que. Comme si on pouvait justifier l'injustifiable avec un simple parce que. Mais elle devait lui rendre justice, même s'il avait fait toutes les phrases du monde possibles et imaginables, elle ne l'aurait pas écouté. Sept années de vie de couple et il voulait partir. Parce que. * Phrase extraite d'une nouvelle tirée du recueil  de Annie Saumont, "Un soir à la maison"
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26 août 2009

Les questions (gballand)

Hier, une amie m’a dit :- Moi, je ne pose jamais de questions.Etonnée, je lui ai demandé pourquoi et elle a rétorqué, catégorique :- Parce que je n’aime pas qu’on m’en pose. Je lui ai quand même fait remarquer  que si tout le monde raisonnait comme elle, on n'aurait plus grand-chose à se dire. Contre toute attente, elle n'a rien répondu et a tourné les talons. La prochaine fois, quand je la croiserai, je ne lui demanderai même pas comment elle va.
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24 août 2009

Obsession (gballand)

Il gardait tout : les journaux, les publicités, les lettres et les enveloppes des lettres qu'il recevait, triées séparément, les rouleaux de papier hygiénique au bout du rouleau, les bouchons de bouteille d'eau, les tickets de supermarché, les  boîtes de médicaments vides … tout était consciencieusement accumulé, empilé, archivé. Dans cet espace où les objets avaient pris le pas sur l'Homme, il devenait presque un intrus.
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15 août 2009

Quelles vacances ? (gballand)

La petite fille pleure et pousse un mini chariot en suivant sa mère dans l’allée centrale de l’hypermarché. Son visage est congestionné, on la menace : - Si tu continues à pleurer comme ça, je le dis à papa quand on rentre ! Aucun effet. Agacée, la mère reprend en crescendo : - Je vais quand même pas t'acheter des trucs pour la plage alors qu'on part plus en vacances ! T'as pas encore compris qu'on part plus en vacances ? C’est fini, FINI ! Et, l'une derrière l'autre, elles s'éloignent dans l'allée, la mère vociférant, la... [Lire la suite]
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14 août 2009

La valise (gballand)

Le jour de ses dix-huit ans, on lui avait offert une imposante valise noire à roulettes avec porte-habits intégré alors qu’il avait demandé un appareil photo numérique compact Sony DSC-W220 argent. D’un simple coup d’œil, il constata que toutes ses affaires pouvaient facilement se loger dans le compartiment sanglé et les deux poches zippées du monstre noir à roulettes. Ses parents ne comprirent jamais pourquoi, suivi de sa valise, il quitta définitivement la maison en claquant la porte.
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