01 février 2016

Je suis…

Je suis comme je suis, disait le poète, mais qui suis-je ? Suis-je en minuscules, en majuscules, entre parenthèses, en pointillés ou en suspens ? Et comment être plus ? J’ai trouvé, je provoque des rencontres. Avec qui ? Avec toute sorte de gens : des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des grandes et des grands, des grosses et des gros, des maigres et des moins maigres, des belles ou non, des beaux et des laids, des ouvriers, des employés, des cadres, des chômeurs... Je ne cesse de rencontrer - et pour en avoir... [Lire la suite]
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28 janvier 2016

La personnalité

Elle disait à qui voulait l’entendre qu’elle avait de la personnalité et qu’on devait l’accepter comme elle était, en bloc. Ce qu’elle ignorait c’est que  « sa personnalité » n’était en fait qu’un monstrueux égocentrisme. A ses côtés – dommages collatéraux obligent  -  il ne restait plus personne, à part son chien, mais un chien est-il libre ?
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02 janvier 2016

Brève

Elle s’amusait à faire des condensés de réalités complexes ; elle en était  même arrivée à faire tenir sa vie en une courte phrase. A quoi bon continuer à faire de longues démonstrations quotidiennes une année encore ?
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29 novembre 2015

Le parfum

Quand il est sorti de la salle de bain, laissant derrière lui une odeur bizarre, elle n’a pu s’empêcher de lui dire. -          Qu’est-ce qu’il pue ton nouveau parfum. Mais qui t'a offert  ça ? -          Ma mère. La réponse n’a pas tardé. -          Ça ne m'étonne pas ! Non seulement ta mère n’a pas de goût, mais en plus elle n’a pas d’odorat !
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17 novembre 2015

Le professeur

Elle avait décidé d’arrêter ses cours de zen  le jour où elle avait vu son professeur traiter de « connard » un type qui l’avait malencontreusement bousculé à la sortie du supermarché. Un professeur incapable de mettre en pratique, pour lui-même, une « philosophie » qu’il enseignait aux autres était-il crédible ?  
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13 novembre 2015

Les mains

On lui avait dit que les bouchers avaient  les mains douces parce qu’ils avaient tout le temps les mains dans le gras. Elle s'était donc échinée à donner dans le boucher. Elle en était à son cinquième et, si elle aimait leurs mains,  elle détestait leurs conversations où la chair était si présente qu’elle finissait par en être dégoutée…
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09 novembre 2015

L’amanite

Il comparait souvent sa mère à une amanite phalloïde mais il ajoutait toujours, non sans humour,  qu'elle n'avait pas le teint verdâtre  et que ses lames étaient invisibles.    
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05 novembre 2015

dynasties

Je crains que les dynasties ne soient à la politique ce que le lierre est aux murs. Est-il improbable d’imaginer - dans ce monde imparfait - que le fils de Nicolas Sarkozy ou le petit fils de François Hollande – les phares de la misogynie, hélas,  assombrissent encore nos contrées -  ne deviennent un jour président de la république et ne reprennent le  flambeau blafard de leur père ou grand-père afin de plonger définitivement la France dans l’obscurité ?
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28 octobre 2015

L’impasse

Il était né dans une impasse qui donnait boulevard de l’Espérance. Jamais il ne l'avait quittée, sauf le dernier jour, celui de sa mort, quand le SAMU avait emporté ce qui restait de son corps…  
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24 octobre 2015

Les voisins

Elle aimait bien écouter les conversations qui venaient par bribes du jardin des voisins. Eux ne pensaient pas être entendus, forcément, les branches du forsythia masquaient la chaise où elle se tenait assise. La semaine passée, la jeune femme – plutôt forte en gueule – disait d’un ton excédé à son compagnon  qui venait de se blesser avec son sécateur : «  Bon tu peux me répondre là, ou t’as trop mal pour me répondre ? ». Les femmes ne sont-elles plus ce qu’elles étaient…
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