26 avril 2017

L'ADAC

Comme si les sujets d'énervement n’étaient pas suffisamment nombreux, elle avait décidé de mener une croisade pour les accents circonflexes. Pourquoi  journalistes et présentateurs  prononçaient-ils tâche comme tache ou pâte comme patte ? Et  tous ces blâmes, bâtards, bâillons, bâtons et bellâtres… à qui on faisait perdre  la profondeur de leur Âme ! Elle se devait d’agir et l’ ADAC( Association de Défense des Accents Circonflexes ) naquit. Il ne lui restait plus qu’à trouver des adhérents…
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24 avril 2017

Clap de fin

Il  lui avait dit qu’il la trouvait  intelligente et drôle mais qu'il  il devait la quitter. Quand elle lui a demandé  pourquoi, il a répondu : «  je ne sais pas, ou peut-être si, tu es trop parfaite pour moi ! » Elle lui a immédiatement décoché un coup de poing dans le nez et elle a regardé avec plaisir le flot de sang qui jaillissait. -           Mais pourquoi ? a-t-il balbutié le visage barbouillé de rouge. ... [Lire la suite]
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20 avril 2017

Précaution

Sur sa table de nuit, il laissait toujours un papier avec son nom et son prénom : la peur de se réveiller le cerveau aussi vierge que la surface de la terre au premier matin du monde.    
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14 avril 2017

Les cheveux

Il avait les cheveux si gras qu’on lui demandait parfois s’il se mettait de la gomina. En désespoir de cause, il avait fini par se déclarer argentin et danseur de tango.  Tout plutôt que d'accepter d'avoir hérité des cheveux de son père.
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10 avril 2017

Le miel pop

Hier matin, mon fils mangeait ses miel pops avachi sur la table de la cuisine ; je n’ai pu m’empêcher de lui dire. - Tu en as fait tomber un parterre. Il m’a répondu taciturne qu’il allait le ramasser. Je dois signaler que mon fils ne fait jamais les choses au moment où on lui demande de les faire, il se laisse toujours un temps – long, très long - pour la réflexion. 15 minutes plus tard, je suis revenue dans la cuisine pour mettre le linge dans la machine à laver et j’ai entendu un craquement. J’ai observé ma semelle : un... [Lire la suite]
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29 mars 2017

Le présentoir

Il y a une semaine, une élève m’a demandé – discrètement, cela s’entend  – si je n’avais pas une serviette hygiénique. J’ai pris ça pour un compliment, vu mon âge … Je crois que je vais finir par installer un présentoir au fond de la salle de classe avec mouchoirs – demande numéro 1 – comprimés pour lutter contre les maux de tête - demande numéro 2 – gâteaux – demande numéro 3 – et serviettes hygiéniques – demande numéro 4 – ; le tout gratuit, il va sans dire !  
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27 mars 2017

la statue

Depuis que le maire – FN - de cette commune de 7000 habitants avait fait dresser un Christ de 36 mètres de haut dans la ville, le chômage avait disparu. Fort de cette expérience, il pensait faire ériger une statue de Jeanne D’Arc, de la même hauteur ; qui sait si celle-ci ne bouterait pas les immigrés hors de France ? Sa femme - hostile au FN - lui avait dit, provocatrice : et quand il n’y aura plus d’immigrés ? Qui fera le sale boulot ?
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23 mars 2017

la maison de retraite

Il avait fait une fausse route mais les deux dames qui partageaient sa table continuèrent à mastiquer gentiment comme si de rien n'était. Ni ses yeux exorbités, ni son visage cramoisi, ni la langue démesurée qu’il tirait, comme à la recherche d’une aide extérieure, ne les alertèrent ; elles continuaient à mâcher leurs morceaux de poulet. C’est un homme de la table voisine qui alerta l’infirmière en criant. Ce soir-là, deux pensionnaires de la maison de retraite "Au bon repos" moururent : l’un d’une fausse route, l’autre d’une... [Lire la suite]
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19 mars 2017

C’est pas ma faute

Il n’arrêtait pas de dire  « c’est pas ma faute » et parfois il ajoutait même, comme un pied de nez : « c’est la faute des autres ».  Elle lui aurait volontiers fait avaler tous ses chapelets d’excuses jusqu’à ce qu’il s’étouffe ; mais peut-on tuer son beau-fils ?
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09 mars 2017

Emploi fictif

Elle aussi, elle voulait un emploi fictif. Ras le bol de se lever à 6 h 30 cinq jours sur sept pour faire les mêmes tâches quotidiennes et entendre les mêmes « conneries ». Elle estimait qu’au bout de 30 ans de bons et loyaux services, elle le méritait ! D’accord, elle  s’appelait Pillon, et non  Fillon, mais on n'en était tout de même pas à une lettre près !    
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