30 mars 2019

Fernando Pessoa

      Fernando Pessoa fut consul de première classe à la Havane, mais cela n'a duré que 15 mois. le climat et la solitude l'ont peut-être contraint à partir, qui sait ?Sans doute est-ce à ce moment précis que lui est venu à l'esprit cette phrase qu'il n'a jamais écrite - bien sûr -  car trop banal :" Être loin pour être prêt " Phrase imaginaire qui aura pu le conduire sur le chemin du livre de l'intranquillité, qui sait ?   PS : photo prêtée par "Mado" et prise à Cuba lors de son dernier voyage. ... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [16] - Permalien [#]

28 mars 2019

Duo de mars

 Cette fois-ci, Caro propose pour notre duo un extrait de poème de Guillevic et un extrait de roman de Carla Guelfenbein, « Le reste est silence », chacune s’en servira comme elle le souhaitera. Après le texte de Caro, il y a deux jours, voici le mien. Les deux extraits sont les suivants :  « Je t’ai cherchée  dans tous les regards Et dans l’absence de regards… »  Guillevic   Quand vient le temps de la séduction, c'est incroyable de voir jusqu'à quel point notre capacité d'analyse... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [16] - Permalien [#]
26 mars 2019

Duo de mars

Cette fois-ci, Caro propose pour notre duo un extrait de poème de Guillevic et un extrait de roman de Carla Guelfenbein, « Le reste est silence », chacune s’en servira comme elle le souhaitera. Aujourd’hui vous pouvez lire le texte de Caro, le mien sera publié  jeudi.  Voici les deux extraits :  « Je t’ai cherchée  dans tous les regards Et dans l’absence de regards… »  Guillevic   Quand vient le temps de la séduction, c'est incroyable de voir jusqu'à quel point notre... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [14] - Permalien [#]
24 mars 2019

Parler

Parler pour ne pas dire, c’était le chemin que sa conscience suivait, le seul chemin possible, et un unique scénario  y égrenait des paroles  mélancoliques. Mais, quand elle se réveillerait et que les portes de l’inconscient s’ouvriraient, que se passerait-il ? Marcherait-elle nue sur un chemin où, cette fois,  elle parlerait pour dire ?
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
22 mars 2019

Le zèbre

  La première fois qu’elle avait vu le zèbre c’était à l’intérieur d’une boutique de meubles. Elle avait été séduite : quelle élégance, quel profil, quelle beauté. Il était si différent d’elle. Ils s’étaient rencontrés face à un lit deux places qui lui avait donné envie de s’allonger immédiatement. Elle avait ri quand il lui avait dit. -          C’est tentant, mais il vaut mieux ne pas fabuler. -          Mais vous, on croirait... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
20 mars 2019

Le retour de Mado

De retour de La Havane - sans avoir vu Raul -  Mado est de passage sur Presquevoix. Voici la photo, suit son texte.     L'attente   « Nous serons comme Philémon et Baucis », avait-il promis, l’œil espiègle. Bientôt, ils vivraient face à la mer, dans leur alcôve du  Malecón, amoureux liés à jamais. Comme eux… Sinon, qu’ils étaient jeunes encore, qu’elle n’était pas de bois ; et qu’il tardait à la rejoindre… Pour l’heure, elle attendait  de le voir réapparaître sous les arcades de... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]

18 mars 2019

Humour

Quand Marie lui avait dit « Je suis joyeuse mais ça se voit pas », une histoire lui était immédiatement venue à l’esprit,  celle de cet ami qui disait aux femmes qu’il voulait séduire : « Je suis joyeux mais ça  se voit pas ; pourtant, j’ai beaucoup d’humour. » Et certes, il en avait, mais si grinçant que les pauvres femmes qui le suivaient dans cette merveilleuse aventure faisaient une rapide sortie de route. Bien sûr, jamais Juliette n’avait  pu lui dire la vérité. Peut-on dire la vérité... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - Commentaires [22] - Permalien [#]
16 mars 2019

La statue

    A 80 ans passés, il était lourd et presque sourd. Son dos s’était courbé et il marchait à petits pas. La vie ne l’avait pas épargné ; lui non plus n’avait pas épargné la vie. C’est en entendant des pleurs qu’il se tourna vers l’homme nu. Etait-ce lui qui pleurait ou un autre ? Et cet homme immobile, les yeux  perdus, n’était-ce pas lui, jeune ? Mais n'était-ce pas l’autre ? Il est vrai que l’autre lui ressemblait tant, qu’il s’était parfois demandé si lui et l'autre était une seule et unique... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
14 mars 2019

Ecrire

La première chose qu’elle lui avait dite en la croisant  au supermarché, juste après lui avoir demandé des nouvelles de ses enfants et de son mari, c’est qu’elle avait rassemblé ses morceaux. -          Tes morceaux ? Mais tes morceaux  de quoi ? avait répondu son amie étonnée. -          Mes morceaux pour écrire, avait-elle souri. -          Ah bon, tu écris ? Mais... [Lire la suite]
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
12 mars 2019

Disparition

C’est en passant devant le palais de justice que j’ai entendu parler la bête ; elle m’a terrifiée. De ces lèvres entrouvertes sortait cette phrase d'Eduardo Galeano : « Pourquoi écrit-on si ce n’est pour rassembler les morceaux ».   Soudain j’ai pleuré. Et si l’explication était là, tout simplement : je n’écrivais plus rien car les morceaux avait disparu de mon cerveau !   * gargouille muette photographiée à Rouen
Posté par gballand à 07:00 - - Commentaires [28] - Permalien [#]