Elle n’avait jamais atteint l’orgasme pédagogique. Pourtant, il y avait plus de trente ans qu’elle enseignait !

Observons les faits : si, en général, les préliminaires avaient bien lieu, ils étaient souvent à sens unique. Par ailleurs,  les « rapports » pédagogiques provoquaient chez elle de nombreuses tensions, mais sans aucune apparition de phases d’apaisement, d’où des frustrations sans fin.

Vous me rétorquerez qu’il est parfaitement possible d’atteindre un orgasme pédagogique seul, et vous aurez raison. Seulement, cet acte est le plus souvent le fait d’enseignants à profil narcissique ou  hystérique. N’étant ni l’une, ni l’autre, son corps restait de marbre.

En guise de soins palliatifs, elle aurait pu tendre vers une  stimulation du point G – G comme Gavage – mais, la jouissance pédagogique ne s’obtient ainsi que très  rarement, si l’on en croit les récentes enquêtes menées par le ministère de l’Education Nationale.

Lui restait donc le rêve pédagogique qui, contrairement à la cellule de dégrisement du terrain, pouvait provoquer chez elle des épisodes « d’excitation », mais extrêmement rares.

En son for intérieur, elle se disait que la solution serait de participer à un stage qui pourrait s’intituler :  « Ensemble, sur le chemin de la jouissance pédagogique ». Seulement, ce stage clé en mains existait-t-il dans le plan de Formation des professeurs ?