21 novembre 2017

Dialogue

-           Dis maman, quand on est mort, c’est pour combien de temps ? -           Ben … -           Alors ? -           Toujours ! -           C’est quoi toujours ? -           Je sais pas moi, toute la vie ! ... [Lire la suite]
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19 novembre 2017

Eclat

Ne lavez jamais vos rêves ou si vous les lavez, préférez un savon doux, à la lavande ou à la camomille. N’oubliez jamais que les lavages répétés, même à la main, risquent de donner aux couleurs originales des teintes que la mémoire ne  reconnaîtrait plus… et quand une mémoire se sent trahie, elle peut y perdre son âme.   PS : photo prise à Nancy, dans une boutique très particulière.
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17 novembre 2017

Duo de novembre

Après le texte de Caro, qui a ouvert le Duo, voici le mien, et toujours cette "Vocalise" de Rachamninov comme inducteur.   Vocalise   Tous les soirs son nouveau voisin mettait le même morceau de Rachmaninov à 20h15 ; un rituel musical qui perturbait l’écriture de son troisième roman. Intrigué par ce fanatique de « Vocalise », elle commença à épier ses allées et venues. L’œilleton fut un précieux allié. L’homme ne payait pas de mine : grand, maigre, dans les trente-cinq ans, revêtu d’un pardessus qui... [Lire la suite]
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15 novembre 2017

Duo de novembre

Pour ce nouveau duo avec Caro, du blog les heures de coton, il s'agissait de s'inspirer de "Vocalise", de Rachmaninov. Aujourd'hui vous pouvez lire le texte de Caro, le mien sera en ligne le 17 novembre.    Parle-moi. Parle-moi toujours.   Elle est là, cette petite musique, sa petite musique. Je ferme les yeux, je serre sa main comme s'il était à mes côtés. Je ne prie pas mais ma respiration s’espace. J’attends que ce qui doit être, se manifeste. A chaque événement majeur de ma vie, un souffle me parcourt, un léger... [Lire la suite]
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13 novembre 2017

Contre

A un moment donné, quel que soit le sujet abordé, elle disait toujours « Je suis contre ». Elle était contre tout et n’importe quoi : contre les femmes qui se maquillaient et contre celles qui ne se maquillaient pas, contre ses voisins qui ne lui disaient pas bonjour et contre ceux qui étaient  aimables, contre les grandes surfaces et contre les épiceries de quartier, contre la pauvreté et contre le RSA, contre les profiteurs de droite et contre les profiteurs de gauche etc. Bref, rien n’était à son goût et tout... [Lire la suite]
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11 novembre 2017

Les gants

Elle l’avait giflé avec un gant en peau de chaque couleur. Le goût du travail bien fait. -          Comme ça, ça t’apprendra les couleurs de la vie, avait-elle conclu. Lui, à tort, croyait qu’elle l’aimait ; un effet de sa grande naiveté. Allongé sur son brancard, aux urgences du CHU, il disait encore, malgré sa difficulté à articuler : une peau de vache, certes, mais quel revers, quel punch, quelle énergie !     PS : photo prise à Bruxelles.
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09 novembre 2017

Le banana split

Ils étaient installés à la terrasse du café de la Coupole et parlaient de tout et de rien. Lui, les tempes  grisonnantes, le complet impeccable ; elle, aurait pu être sa fille. Elle ne souvenait plus de ce que l’homme lui avait dit, mais elle avait répondu amusée - Vous pensiez avoir un masque ? Mais tout le monde vous a démasqué ! Quand elle vit son visage s’assombrir, elle continua. -           Vous êtes fâché ? Mais pourquoi être fâché quand la vérité entre en scène. Il lui... [Lire la suite]
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07 novembre 2017

La robe

Elle lui avait dit. -          Dévore-moi toute crue. Sans hésiter un seul instant,  il l’avait mangée de la tête aux pieds. Deux heures plus tard, penché au-dessus du lavabo, il vomissait chaque petit morceau de la femme  chocolatée. Arrivé au bout de son marathon, il se dit que l'anthropophagie exigeait un estomac qu'il ne possédait pas. Sans doute valait-il mieux qu'il ingurgitât des nourritures abstraites telles que la philosophie ou la littérature...   PS : photo... [Lire la suite]
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05 novembre 2017

Vérité

A 85 ans, elle se disait toujours "jeune d'esprit", "très ouverte" et "tolérante". Ces vérités,  gravées dans sa chair, était rarement remise en cause par ses proches, qui le devenaient de moins en moins. A quoi bon contrarier ceux qui croient à tel point en eux qu'ils n'écoutent plus les autres ?
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03 novembre 2017

Cendrillon

Lisa se rêvait en Cendrillon, mais sa vie oscillait entre le magasin de chaussures où elle naviguait dans un océan de boîtes en carton et le studio qu’elle louait rue du Sud. Jusqu’au jour où il est apparu. Non, pas le prince charmant, mais l’homme qui lui a posé la question insolite qui a changé sa vie. -          A quoi rêvent les vendeuses de chaussures ? Lisa n'a   pas  répondu tout de suite car elle était occupée à observer le pied  gauche de l'homme. Sa cambrure était... [Lire la suite]
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