23 mars 2017

la maison de retraite

Il avait fait une fausse route mais les deux dames qui partageaient sa table continuèrent à mastiquer gentiment comme si de rien n'était. Ni ses yeux exorbités, ni son visage cramoisi, ni la langue démesurée qu’il tirait, comme à la recherche d’une aide extérieure, ne les alertèrent ; elles continuaient à mâcher leurs morceaux de poulet. C’est un homme de la table voisine qui alerta l’infirmière en criant. Ce soir-là, deux pensionnaires de la maison de retraite "Au bon repos" moururent : l’un d’une fausse route, l’autre d’une... [Lire la suite]
Posté par gballand à 06:55 - - Commentaires [12] - Permalien [#]