20160515_192051L’arbre avait toujours été là  mais  il les encombrait. C’était surtout un témoin gênant : comment se donner l’illusion qu’il ne s’était rien passé sous son regard ? Il fallait prendre une décision, mais comme à chaque fois qu’une décision était à prendre, ils ne la prenaient pas.

S’il n’y avait pas eu l’enfant, rien ne serait arrivé. C’est l’enfant qui avait tout gâché. L’enfant avec ses rires et ses pleurs ; surtout ses pleurs qui surgissaient à tout moment sans que personne ne pût les tarir. Il les avait usés et un jour, ils avaient dû choisir : lui ou eux.

Oui, il fallait supprimer l'arbre. Mais si les pleurs de l’enfant reprenaient ?

 

PS : prochain texte lundi 18 juillet