28 février 2014

Duo

Nouveau Duo avec Caro du blog " les heures de coton ". Un voyage sur le blog de Pastelle - " les lumières de l'ombre" - nous a fait découvrir la photo qui a inspiré nos textes. Pour la voir, insérée dans le contexte de l'article, c'est ici. Ci-dessous, vous pouvez lire le texte de Caro, le mien est sur son blog.     _____________________________________   Les amants parfaits ou la rumeur   « Ils parlent. Je les ai entendus hier en rentrant. Une sorte de murmure, mais les mots étaient aussi distincts... [Lire la suite]
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26 février 2014

L’envolée

Elle resta longtemps devant la corde lisse, le visage impassible, un temps qui parut infini au public. Soudain elle monta ; lentement d’abord, puis de plus en plus vite jusqu’à atteindre le haut du chapiteau, en crever la toile étoilée et  continuer, opiniâtre, droit vers le ciel sur sa corde chimérique. Quand elle ne fut plus qu’un point, les spectateurs baissèrent les yeux et regardèrent la piste dans l’attente du numéro suivant. Soudain, des cris étranges envahirent le chapiteau et l’homme-oiseau fit deux voltes... [Lire la suite]
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24 février 2014

Le cimetière

Il avait déjà réservé son emplacement au cimetière du Montparnasse et une petite tombe,  toute simple, l’attendait dans l’avenue H. C’est d’ailleurs là qu’il s’asseyait tous les jours avec un livre, histoire de s’habituer…
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22 février 2014

Picasso

Après un silence, elle énonça d’un ton sentencieux. - Moi, Picasso, je le préfère dans sa zone bleue. Il faillit pouffer et lui répondre que Picasso avait stationné trois ans en zone bleue, mais il y renonça et se résigna à écouter la suite de son discours qui, pour lui, n’était pas loin de ressembler à un chemin de croix…  
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16 février 2014

Osez !

La compagnie Wild line n'a pas froid aux yeux. Elle a fait sienne cette citation de Kierkegaard :  " Oser, c’est perdre pied momentanément, ne pas oser c’est se perdre soi-même. " Et vous, osez-vous ? PS : Petite pause lusitanienne. Retour samedi 22 février.  
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14 février 2014

Le cabinet

Il lui demanda de s’asseoir sur le divan. Face à elle, sur un chevalet, le buste aux couleurs criardes d’une femme nue l’empêchait de se concentrer. Elle jeta un coup d’œil rapide sur les côtés : des masques africains, tous plus hideux les uns que les autres, semblaient la regarder sans compassion. L’homme qui lui faisait face avait une voix grave, sûrement un timbre de basse, mais cette voix – plutôt agréable -  ne correspondait pas à  son physique. Quand il ferma les yeux – moins de 5 minutes après qu'elle eut pris la... [Lire la suite]
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12 février 2014

La réplique qui tue

Comme d'habitude, elle ne pouvait jamais vraiment obtenir le silence ; la classe de STMG2 ressemblait à une mer agitée par la houle. Soudain, un élève prit la parole sans y être autorisé et lui dit agressif. -          Ouais, ça sert à rien vot’ cours ! Elle lui répondit du tac au tac. -          Mais c’est toi qui sert à rien ! Et elle continua son exposé sous le regard interloqué de l’élève.
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10 février 2014

La conjecture de Syracuse

Il y a quinze jours, mon mari a invité un ami d’enfance. J’avoue que quand je l’ai vu, ça m’a fait un choc : c’est le SDF qui fait la manche à la sortie de la boulangerie. Je lui ai dit bonjour, poliment, en interrogeant mon mari du regard. Il m’a dit. - Bernard restera quelque temps chez nous. Il ne sait pas où aller et comme on a la chambre du bas... tu sais que Bernard et moi on était à l’école primaire ensemble ? J’ai acquiescé avec une certaine répugnance. Grande était  mon envie d’expédier Bernard sous la douche, mais je... [Lire la suite]
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08 février 2014

Vous avez dit misanthropie ?

Depuis quelques temps, elle s’inquiétait : n’y avait-il pas chez elle des signes flagrants de  misanthropie ? Premier signe : elle aimait son semblable, mais elle l’aimait beaucoup plus lorsqu’elle n’était pas avec lui. Deuxième signe : lorsqu’elle était avec lui, elle avait parfois envie de se retrouver seule. Troisième signe : elle préférait penser à son semblable, écrire sur son semblable ou écrire à son semblable qu’être avec lui. Quatrième signe : elle préférait oublier que son semblable était son semblable. ... [Lire la suite]
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06 février 2014

Imaginer

A chaque fois qu’elle leur demandait d’imaginer quoi que ce soit, elle était sûre d’entendre la même ritournelle : « J’peux pas, j’ai pas d’imagination ! » Aussi, ce jour-là,  quand elle leur expliqua l’activité qui mettrait fin à la séquence, elle prit ses précautions et  ajouta : ça va être dur, je sais, parce que vous n’avez aucune imagination ! Elle n’avait pas plus tôt terminé sa phrase qu’ils se récrièrent et assurèrent  que c’était même pas vrai, qu’elle allait voir ce qu’elle allait... [Lire la suite]
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