La nuit passée, son mari avait ronflé,  un ronflement tellement strident que ça l’avait réveillée. Progressivement, il s’était  transformé en locomotive à vapeur, non la locomotive poussive que l’on peut encore supporter, mais une locomotive nerveuse, décidée à enfumer le monde.  Aussitôt elle avait réagi en essayant la méthode éprouvée du sifflement*.  Rien à faire. Elle lui avait alors caressé sa tête, espérant que la douceur... mais toujours rien. En désespoir de cause, elle lui avait donné un magistral coup de coude dans les côtes. Elle avait enfin eu la paix.

* En prime, cette scène extraite de la Grande Vadrouille

La Grande Vadrouille