C’était un collectionneur de phrases, des plus belles aux plus étranges. Il les accumulait dans des carnets qui garnissaient ses étagères. Voilà 40 ans qu’il s’adonnait à cette passion. Il ne voulait pas qu'elles tombent dans l’oubli. Bien sûr, quand il mourrait – parce que la mort ne l’oublierait pas, elle avait une excellente mémoire – il était sûr que d’autres prendraient soin de ses phrases.

La dernière phrase qu’il avait notée dans son carnet vert, juste avant de mourir,  c’était une pensée personnelle :

«  La mort est suspicieuse. La nuit dernière, elle m’a demandé si j’étais en règle avec la vie. »

PS : texte écrit à partir de quelques éléments piochés dans cet article de Libé sur Franquin « Sautes d’humour ». Un article que Patrick appréciera sûrement… ;.)