Elle s’était installée comme auto-entrepreneur, un statut qui ne demandait pas de trop grandes démarches et qui lui permettait de cotiser pour la retraite et la maladie. Elle l’avait fait sous l’intitulé « soins de beauté dont le modelage esthétique de bien-être et de confort sans finalité médicale ». Evidemment les soins qu’elle prodiguait étaient loin d’être esthétiques, mais ils relevaient sans nul doute du domaine du « confort ». C’est tout au moins ce qu’elle essaya d’expliquer au fonctionnaire méfiant venu vérifier les modalités de mise en place de sa « petite entreprise ». Il  fut surpris par l’annonce collée sur le carreau de sa fenêtre  donnant sur la rue - « Je reçois de 14 h à 23 h. Sonnez, je vous attends ! » - mais il fut encore plus surpris par sa tenue