Le pouvoir veut tout savoir de nous ( nouvelle carte d'identité biométrique, vidéosurveilance, décret en préparation qui exigera que les fournisseurs d'accès à internet, les hébergeurs, et les responsables de service en ligne devront conserver pendant un an et à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs* etc...) mais ne dit rien de lui ! Quid des fonds secrets ? Qui des notes de frais, de représentation, de déplacement et de réception de nos élus ? Quid du coût de réaménagement de leurs appartements de fonction, du mobilier qu'ils achètent ... ? En Suède, une loi datant de 1776 impose la totale transparence des services publics. Chaque citoyen peut demander les notes de frais d'un ministre. La loi exige une réponse sous vingt quatre heures. Au Canada, il est obligatoire de diffuser, sur le site internet des ministères ( http//www.tpsgc.gc.ca/text/transparency-f.html) l'information concernant les dépenses de déplacements et les frais de représentation ainsi que les contrats et les rapports d'évaluation. En France, au contraire, l'opacité est de rigueur, sans doute afin de préserver le citoyen qui risque d'être dépassé...

Les citoyens français, eux, sont en somme appelés à donner un "blanc-seing" aux femmes et aux hommes politiques pour lesquels il votent ! Le "sous-développement" démocratique de notre pays entretient le citoyen  dans  la défiance et le politique dans la "toute puissance" - le comportement de M. Chirac à la mairie de Paris et à la Présidence, en est l'illustration la plus parfaite !

* lire l'article du Monde du samedi 21 avril 2007 "l'Etat veut-il tuer internet ?"