Que nous disent, sur la parité, les deux candidats qui seront  au deuxième tour : parité assurée pour Nicolas Sarkozy, quant à Ségolène Royal, elle souligne que la parité est l’un de ses objectifs principaux.

Les femmes peuvent donc être rassurées…après le 6 mai, la vie politique aura bien la couleur des deux sexes.

Un article intéressant de « Manière de voir » du mois d’avril 2007,  met en évidence que, depuis 2002, les femmes n’occupent toujours que 12, 3 % des sièges à l’assemblée et ajoute que « la féminisation du Palais Bourbon, loin d’avoir élargi les bases du recrutement, a conduit à la reproduction sociale. Les députées de la onzième législature appartiennent dans leur grande majorité à une élite très étroite (…) plus de 20 % d’entre elles ont été élevées dans le sérail par un père qui a lui-même exercé des fonctions politiques.

Les représentantes du peuple ne reflètent donc guère l’image des femmes de ce pays. Tout se passe comme si, pour accéder à la députation elles avaient dû compenser le handicap qui tient au « deuxième sexe » en sur accumulant ressources culturelles et sociales et en payant d’un coût élevé leur engagement politique. »

Si on revisite l’histoire récente, on garde l’impression - subjective ? - que les hommes continuent à se méfier des femmes et les tiennent à distance, surtout dans les plus hautes instances*…

Notre apôtre français de la misogynie, Sacha Guitry, disait : « Ce qu'on devrait choisir dans la femme d'un autre... ce n'est pas la femme... c'est l'autre ! ».

Cette manière de voir ne reflèterait-elle pas celle de nombre d’hommes – et peut-être de femmes ? – politiques ?

* se rappeler les attaques misogynes dont a été victime Ségolène Royal dans son parti et à l’extérieur de son parti… La misogynie semble la chose au monde la mieux partagée !