Certains candidats aux concours, désespérés, exaspérés ou  mus par l’espoir de séduire, rédigent de petits textes - à l’attention de leurs correcteurs - où ils exercent leur créativité et leur humour. Sans doute désirent-ils ainsi établir un lien qui leur permette de maîtriser quelque chose, eux qui pensent n’avoir rien maîtrisé de leur sujet…
Voici quelques exemples trouvés au hasard de copies :

« Remarque sur la remarque : elle prend l’étudiant pour un con en ce qui concerne…. »
ou
« Il y a une matrice, il y a un pion. Si en plus, il y a un mort, ça fait un morpion dans ma matrice. Au secours, docteur ! »
ou :
«  Rien ne peut naître indéfiniment, si bien que tout accroissement est fini. Einstein dit : « il n’y a que deux choses qui puissent être infinies : l’univers et la bêtise humaine, mais pour l’univers je n’en suis pas tout à fait sûr » ( et plus loin…) « Remarquons que le croassement du corbeau peut parfois subir un accroissement et  que le croisement des girafes avec les rhinocéros accroît seulement le cou du pachyderme cornu. Mais revenons… »

Ces quelques minutes passées à coucher leurs réflexions sur une copie de concours ont ainsi permis aux candidats  d’entrevoir le merveilleux pouvoir de l’écriture : être plus, dans un monde où tout est possible…