Dans son discours d’investiture, l’inattaquable candidat Nicolas Sarkozy a eu cette phrase louable* : « La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences”. Pourtant, certainement frappé d’amnésie, il oublie la polémique déclenchée en 1994 par un certain ancien secrétaire d’Etat au budget, Nicolas Sarkozy, qui trouva tout à fait normal de propulser son ami et chef de cabinet, Brice Hortefeux, au grade de préfet.
« En dix mois, M. Hortefeux passait du statut d’administrateur territorial à celui de préfet, grâce à l’exercice de ses fonctions de chef de cabinet du ministre du budget sans avoir exercé une quelconque activité territoriale pendant la durée théorique d’exercice de ses fonctions ». Cette remarque est de Rémy Schwartz, alors commissaire du gouvernement chargé d’examiner un recours intenté par l’Association des membres du corps préfectoral contre cette nomination.
Mais au fait, la cohérence est-elle innée ou acquise ?

* information lue sur le site prochoix : http://www.prochoix.org